Adoption de la stratégie nationale de lutte contre la corruption
Le projet de la stratégie nationale de lutte contre la corruption a été adopté lundi dans sa version finale, après révision.
Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, qui présidait la réunion de la commission chargée de superviser la stratégie, a relevé que les mesures prévues couvrent les différents aspects de la question de la lutte contre la corruption, notamment:
- la mise à niveau de l'aspect institutionnel et juridique,
- l'activation de la dimension prévention et répression,
- le renforcement de l'aspect éducation et sensibilisation.
M. Benkirane a affirmé, à cette occasion, la nécessité d'accorder la priorité aux mesures effectives et à fort impact sur les secteurs les plus exposés à la corruption et qui sont concernés le plus par les griefs d'insatisfaction des citoyens.
Il a appelé à accorder une importance particulière aux instruments du suivi de l'exécution de la stratégie, tant au niveau du comité de pilotage, qu'il importe d'encadrer juridiquement, qu'au niveau du comité technique, chargé du suivi et de l'assistance à l'exécution des projets de la stratégie, qu'il importe aussi de renforcer en termes d'expertise et de moyens nécessaires à l'accomplissement de ses missions.
Il a aussi rappelé le commun accord au sein de la commission sur les secteurs prioritaires les plus exposés à la corruption et sur les mesures pratiques et à effet direct et immédiat dans la lutte contre la corruption, en vertu d'un premier plan d'action, précisant les mesures envisagées, la partie chargée de chaque mesure, le calendrier, le coût, les indices d'efficience et une évaluation périodique des réalisations.
Le chef du gouvernement a également rappelé la précédente réunion restreinte du 29 juillet dernier consacrée à la présentation par chaque secteur des projets prioritaires qu'il envisage exécuter, les dates de chaque projet, ses objectifs et les résultats attendus, les indices de son suivi et son évaluation, ainsi que les ressources nécessaires à sa réalisation.
Le Maroc dispose désormais de suffisamment de références en matière de statistiques et d'études sur la corruption, a-t-il dit, soulignant que l'important consiste à identifier les meilleurs moyens et les démarches les plus efficaces pour la lutte contre ce fléau.
Les membres de la commission ont suivi une présentation détaillée du ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration, portant sur les différents programmes et axes de cette stratégie qui a pour objectifs:
- assurer de meilleurs services aux citoyens,
- la consécration de l'administration électronique,
- la transparence,
- l'accès à l'information,
- la bonne gouvernance au sein de la fonction publique,
- le contrôle et répression,
- une meilleure gestion des appels d'offres publics,
- la promotion de la transparence auprès des opérateurs économiques privés et de la communication.
Des représentants de différents départements ministériels, d'administrations publiques et d'instances concernées, ont présenté pour leur part les projets prioritaires programmés pour 2016 par leurs établissements respectifs. Les membres de la commission ont également pris connaissance des divers instruments de bonne gouvernance et de suivi prévus.
La commission avait tenu sa première réunion le 22 janvier dernier, pour examiner la première mouture de cette stratégie. Le document présenté compte 239 projets et mesures, répertoriés en 10 secteurs, avec une mise en application qui s'étend sur dix ans.
(Avec MAP)
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