La Samir a rencontré les banques créancières et discute lundi avec la douane
A la demande du président du tribunal de commerce de Casablanca, la Samir a entamé les discussions avec ses principaux créanciers locaux.
Dans ce cadre, les dirigeants de la Samir ont rencontré les principales banques créancières locales à qui ils ont affirmé vouloir régler toutes leurs dettes et que le seul obstacle est la douane qui a empêché un bateau transportant du brut d'entrer dans le port de Mohammédia, apprend Médias24 de sources concordantes.
Ce lundi 21 décembre, est prévue une réunion avec la douane.
Selon nos sources, la Samir va demander un assouplissement de la position de la douane et un retour à l'accord de base, prévoyant un crédit d'enlèvement pouvant atteindre 12 milliards de DH. Les crédits d'enlèvement en question sont deux lignes de 6 milliards chacune, la première sur une durée de 6 mois (signée en 2010) sous et la deuxième s'étalant sur 18 mois (signée en septembre 2012, et conditionnée au moment de signature par la restructuration financière dans un délai maximum de 24 mois, soit au plus tard en septembre 2014).
La Samir demandera également que la douane autorise la reprise de l'approvisionement pétrolier. Des sources proches du dossier affirment que les surestaries provoqués par cette situation dépassent désormais 50 MDH.
La douane va certainement accepter de signer un accord, sous conditions: le paiement de certains arriérés et échéances notamment. Mais cet accord ne pourra pas être signé dès ce lundi, car selon une source informée, "le gérant statutaire, en l'occurrence Jamal Baâmar se trouve actuellement à l'étranger, de sorte qu'aucune décision légale ne peut être signée et ratifiée".
Si les différentes réunions se déroulent d'une manière encourageante, cela pourrait favoriser un processus de règlement amiable, basé sur l'article 550 du code de commerce, tel que la Samir l'a demandé auprès du Tribunal de commerce.
Mais quels que soient les accords signés et les processus lancés, aucune solution ne pourra se mettre en place sans apport d'argent frais par Al-Amoudi. Beaucoup de ses interlocuteurs marocains mettent désormais en doute aussi bien sa capacité que sa volonté de réaliser cet apport qu'il promet depuis au moins trois ans et sur lequel il s'est juridiquement engagé lors de l'AGE du 16 octobre.
Déroute financière
Plus le temps passera et plus il sera difficile et coûteux de remettre l'outil de production en marche.
De plus, l'état de créances arrêté en septembre et qui est au moins de 43 milliards de DH s'arrave avec le temps. S'y rajoutent en effet les intérêts sur les dettes et arriérés et les surestaries sur le bateau immobilisé à l'extérieur du port de Mohammédia. e bateau, le Delta Tolmi, transporte une cargaison de 140.000 T de brut est immobilisé depuis le 17 août drnier. Les surestaries sont estimées à 50 MDH au moins, pour ce seul bateau, à raison de 40.000 dollars/ jour. Cette cargaison a été financé par ITFC (filiale de la BID) par un contrat de type Mourabaha, selon nos sources.
Sur ce seul bateau, la perte sur le cours du brut sera de 300 MDh au minimum car le prix du brut a baissé de 20 dollars depuis cette date.
Le CA qui était de 12,075 milliards de DH à fin juin, n'est que de 16 MMDH à fin novembre à cause de l'arrêt de la production. Les pertes qui étaient de 2,175 MMDH à fin juin, se situeront au minimum dans une fourchette de 6 à 8 MMDH à fin 2015.
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