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Sommet du tourisme urbain: Dubaï et Marrakech font rêver

Quand une ville a une vision claire et se donne les moyens nécessaires pour réussir, le succès est au rendez-vous. Meilleur exemple: Dubaï.

Sommet du tourisme urbain: Dubaï et Marrakech font rêver
Patrick Marescaux
Le 15 décembre 2015 à 11h41 | Modifié 15 décembre 2015 à 11h41

Alors que le tourisme donne ici et là des signes évidents de faiblesse, liés à la conjoncture économique et à la situation géopolitique, tous les experts venus du monde entier pour participer à Marrakech au 4e sommet du tourisme urbain, ont vu souffler sur l’assistance un vent d’optimisme. 

Organisé, avec le soutien du ministère marocain du Tourisme, par le Conseil Rrégional du tourisme de Marrakech et par l’OMT (l’Organisation Mmondiale du ourisme), ce 4e sommet a donné lieu à des interventions de haut niveau qui ont mis du baume au cœur aux participants: le tourisme urbain a de beaux jours devant lui. Et tout particulièrement pour Marrakech, ville organisatrice. 

En effet, comme l’a rappelé dans son intervention Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, le Maroc en général et Marrakech en particulier sont parfaitement reconnus sur la carte du tourisme mondial.

Même si la situation internationale n’est pas très favorable, plus de 10 millions de personnes ont visité le Maroc l’an dernier. Et le tourisme urbain est particulièrement important: il contribue largement au développement économique et social des villes, dans un esprit d’ouverture et de tolérance.

Mais pour Lahcen Haddad, le tourisme urbain lance en permanence un défi, celui des infrastructures: "Les villes qui veulent attirer les touristes doivent être propres; elles doivent être reliées au monde extérieur, par la route et par les airs; elles doivent être des villes intelligentes, connectées; et enfin, elles doivent miser sur le tourisme durable."

Si certains participants marocains, des hôteliers en particulier, ne cachaient pas leur inquiétude face à la morosité du marché, ils ont particulièrement apprécié l’intervention de Taleb Rifai, le secrétaire général de l’OMT qui a littéralement déclaré sa flamme à la ville de Marrakech: "Je me suis longuement promené hier, avec des amis, dans la médina: ce n’est pas Hollywood ou Disneyland! C’est authentique et cette visite m’a marqué!"

Et le secrétaire général de l’OMT de rappeler l’importance du tourisme dans le monde: un habitant de la planète sur sept voyage, malgré les crises! Aujourd’hui, une personne sur onze dans le monde travaille pour le tourisme. Taleb Rifai a tenu à terminer son exposé par ce commentaire sur l’actualité: "Le tourisme, c’est le bonheur; le tourisme, c’est l’opposé de l’obscurantisme. Alors, combattons les ennemis du bonheur!"

Dubaï, une leçon d’efficacité

Si une ville dans le monde constitue un exemple de ce que peut être le tourisme urbain, c’est bien Dubaï. Kumud Sengupta, directrice de Market Vision Research & Consulting, a donné une véritable leçon à l’assemblée tout entière, assénant des chiffres qui ont dû faire bien des envieux.

Après avoir rappelé qu’en quelques décennies, un simple petit village était devenu une mégalopole, qu’au cours des 10 dernières années, le nombre de touristes était passé de 2 à 11 millions, avec l’objectif d’en faire en 2020 la ville la plus visitée au monde.

Kumud Sengupta a beaucoup insisté sur la stratégie de Dubaï: ne pas lésiner sur les moyens et avoir une vison claire des objectifs. Résultats: la ville compte déjà 600 hôtels dont le seul 7 étoiles au monde et 100 nouveaux établissements verront le jour l’an prochain. Depuis plusieurs années, le shopping est devenu une source de revenus très importante: 17 centres commerciaux, dont le plus grand au monde, offrent aux touristes tout ce qu’ils peuvent souhaiter.

Mais ce n’est pas tout: Dubaï développe des festivals et des événements sportifs qui drainent beaucoup de monde. Et pour cela, la ville voit grand. L’aéroport actuel peut accueillir 75 millions de passagers; celui en construction en accueillera 170 millions! Et que dire du tourisme médical, en plein essor: en 2020, les autorités misent sur l’arrivée de 20 millions de touristes, venant principalement pour des raisons médicales.

Et Kumud Sengupta de conclure: "On a rêvé Dubaï. Et on a construit une réalité autour de ce rêve…"

Autre raison de se montrer optimiste: le marché chinois, qui va exploser. 10 millions de Chinois avaient voyagé au-delà de leurs frontières en 2000; ils étaient 100 millions en 2014. Une carte à jouer pour le Maroc, qui pourrait ainsi compenser les baisses d’arrivées des touristes européens.

Le Maroc en effet, comme l’a souligné Jamal Kilito, directeur marketing de l’ONMT, a la chance de compter plusieurs villes qui peuvent développer le tourisme urbain, chacune avec un positionnement propre: Marrakech, ville impériale par excellence; Casablanca, ville cosmopolite; Fès, musée vivant; Rabat, capitale culturelle; et Tanger, à la croisée des chemins.

Hamid Bentahar, président du CRT de Marrakech, ne pense donc pas faire preuve d’un optimisme excessif: le Maroc et Marrakech en particulier ne manquent pas d’atouts. "Notre objectif est de nous permettre d’accéder à terme au statut des 20 premières destinations dans le monde."

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Patrick Marescaux
Le 15 décembre 2015 à 11h41

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