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ECONOMIE

Au lendemain de la COP21, le Maroc prépare sa grand messe climatique

Siégeant à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, la COP22 n’aura pas d’importance stratégique, les prochains grands rendez-vous n’intervenant pas avant 2020.

Au lendemain de la COP21, le Maroc prépare sa grand messe climatique
A.S.
Le 15 décembre 2015 à 14h52 | Modifié 15 décembre 2015 à 14h52

Alors que la COP21 au Bourget s’est clôturée en grande pompe avec un accord que d’aucuns qualifient d’historique, la délégation marocaine débute sans empressement l’organisation de la COP22 qui aura lieu à Marrakech en novembre 2016. 


Un comité de pilotage à déterminer


Sans empressement, car pour le moment, le comité de pilotage composé de personnalités des différents départements concernés (Affaires étrangères, Environnement, Energie, Eau) n’est pas encore désigné.

C’est a priori le ministère des Affaires étrangères qui tiendra les rênes de cette organisation, et Salaheddine Mezouar qui présidera la conférence sur le climat, à l’instar de l’organisation française dont Laurent Fabius a pris tête. C’est en tout cas l’information qui ressort de la Primature et des Affaires étrangères, sans pour autant être officielle. 

Lors de la COP21, Salaheddine Mezouar et Hakima El Haite ont tenu une place de premier rang dans la délégation marocaine, s’affichant, l’un et l’autre, comme les futurs  successeurs de la conférence sur le climat. 

Toutefois, l’identité du président ne sera connue qu’après la désignation du comité de pilotage, laquelle aura lieu dans les jours qui viennent. C’est à ce moment là que le comité établira un plan d’étapes sur l’organisation de la prochaine conférence sur le climat. 

Une conférence de suivi

La COP22 ne revêtira pas la même importance stratégique que la COP21 qui devait aboutir sur un accord multilatéral sur le réchauffement climatique. Les prochains grands rendez-vous sont fixés à 2020 au plus tôt puis 2025 et 2050. D’après l’accord conclu à l’issue de la 21e conférence, le rendez-vous de 2016 aura essentiellement pour objectif un suivi technique et financier des différents chapitres de l’accord.

L’accord du siècle

L’accord contraignant adopté à l’issue de la COP21 engage les 195 États à contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C par rapport au niveau pré-industriel jusqu’à 2100 et à poursuivre les efforts pour descendre à 1,5°. Les pays développés s’engagent à fournir un financement de 100 milliards de dollars par an pour atteindre les engagements de réduction sur le principe de la différenciation, accordant une responsabilité plus haute aux pays développés. Ce montant devra être révisé à la hausse en 2025. En matière de réduction de gaz à effets de serre (GES), aucun engagement contraignant n’a été adopté, l’accord faisant prévaloir la réduction volontariste jusqu’en 2050.

L’accord sera ratifié par les États à partir d’avril 2016 et n’entrera en vigueur qu’en 2020. 

De nouvelles échéances importantes sont posées à partir de 2020. L’accord invite notamment les parties à communiquer avant cette date leur stratégie de réduction de GES à long terme et à déterminer de nouvelles contributions volontaires de réduction de GES. 

Les actions à entreprendre avant 2020 consistent essentiellement à rattraper le temps perdu: ratification de l’accord de Kyoto de 1997 par les pays qui ne l’ont pas encore ratifié, détermination de contributions volontaires de réduction de GES par les pays qui ne l’ont pas déjà fait, etc.

Quant au Maroc, il a signé sa contribution le 5 juin de cette année, par laquelle il s’engage à une réduction inconditionnelle de 13% des gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 2010. Cette réduction peut être portée à 32%, à la condition d’obtention de nouveaux supports financiers internationaux de 35 milliards de dollars. Ce soutien financier pourrait être apporté par de nouveaux mécanismes de financement liés au climat, comme le Green climate fund. 

L’ensemble des contributions volontaires déjà adoptées ne permet pas de tomber sous le seuil de 2° de réchauffement d’ici 2030. L’accord note qu’il faudra que les contributions volontaires soient nettement supérieures pour atteindre le scénario minimal de 2° et d’autant plus pour le scénario souhaitable de 1,5°.

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A.S.
Le 15 décembre 2015 à 14h52

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