Le Maroc, quatrième pays le plus écologiste à la COP21
Dans un article publié sur Slate.fr le 30 novembre, le Maroc est distingué comme un des pays les plus écologistes dans ses engagements pour la COP21.
196 pays sont actuellement réunis à Paris pour discuter des mesures à prendre pour éviter l’augmentation de la température globale. La journaliste Vanina Delmas a, à cette occasion, analysé les visions stratégiques de nations participantes et il ressort de son étude que le Maroc est quatrième au classement des Etats les plus engagés.
Le Royaume tient compagnie au Bhoutan, surnommé l’enfant modèle (qui décroche la première place), au Costa Rica, "pays de la pure vie", qui arrive en deuxième position, et à l’Ethiopie qualifiée d’"ambitieuse" qui obtient la médaille de bronze. Le Maroc, en quatrième place, émettait en 2011 six fois plus de tonnes de GES que les trois meneurs, d’après des chiffres de la Banque Mondiale.
Chose étonnante, même pour le Royaume, note l’auteur: "Toutes membres du G77, club des pays en développement à l’ONU, les quatre puissances représentent pourtant à peine 0,5% des émissions de gaz à effets de serre."
En ce qui concerne le Maroc en particulier, il s’avère qu’il "prend sa juste part", suite à la recherche de la journaliste. Il faut comprendre par là que le pays contribue de manière équitable à l’effort écologique. Le Climate Action Tracker, évaluation scientifique dite indépendante, a ainsi jugé l’apport marocain satisfaisant.
L’article de Slate.fr note à ce sujet que l’objectif national est de faire baisser les émissions de gaz à effets de serre de 13% voire de 32% à l’horizon 2030, "si les aides financières internationales sont assez conséquentes".
Le gouvernement a ainsi affirmé que beaucoup de secteurs d’activité, dont l’agriculture et la pêche, sont vulnérables aux changements climatiques. Dès lors, limiter l’impact du réchauffement s’avère primordial, selon ces responsables. Par ailleurs, le pays importe 94% de son énergie comme des combustibles fossiles, d’après Hakima El Haite, ministre chargée de l'Environnement, ce qui a de lourdes conséquences sur le budget de l’Etat.
En 2011, le Maroc a en conséquence inscrit le principe de développement durable et la protection des ressources naturelles dans la Constitution. Il appuie aujourd'hui sur l’accélérateur. La plus grande centrale solaire du monde, installée à Ouarzazate, fournira, selon les prévisions officielles, près de la moitié de l’électricité du pays en 2020. Slate conclut que l’organisation de la COP22 à Marrakech en 2016 joue aussi un rôle important dans la volonté marocaine d’avancer rapidement dans le développement durable.
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