Réchauffement climatique et montée des eaux: les villes marocaines à l’abri
Bombay et Hong Kong disparaissent, Alexandrie engloutie à moitié mais Casablanca et Rabat relativement épargnées. Les détails.
Les villes marocaines sont relativement épargnées par la montée du niveau de la mer. Selon le dernier rapport de Climate central, une organisation à but non lucratif spécialisée dans la recherche scientifique autour du changement climatique, le Maroc ne figure pas dans la liste des pays dont plus de 10 millions d'habitants vivent en dessous du niveau des eaux.
Bien que ne dépassant pas ce seuil, Casablanca et Rabat figurent quand même dans les prévisions de Climate central, comme étant des villes à surveiller à long terme.
Ainsi, selon le rapport, près de 3% de la population de Rabat se retrouvera en dessous du niveau de la mer, à un niveau de réchauffement climatique de +1,5°C, contre 6% pour la ville de Casablanca.
En comparaison, toujours à +1,5°C, des villes comme Pontaniak en Indonésie et Alexandrie en Egypte seraient, elles, déjà à, respectivement, 46% et 49%.
Les villes marocaines sont certes relativement "à l'abri", mais seulement dans l'hypothèse d'un réchauffement climatique limité à 1,5 degré. Plus le réchauffement sera important, plus forte sera la montée des eaux et plus large sera la population touchée par le phénomène.

A +3°C, le pourcentage de la population de Casablanca vivant en dessous du niveau des eaux représentera 11% (soit à peu près le double à +1,5°C de différence), contre 5% pour Rabat, et 98% des habitants de Pontaniak et 62% à Alexandrie.
Le rapport démontre, dans ce sens, que l'application de mesures limitant le réchauffement climatique à +2°C permettrait de diminuer le nombre d'habitants vivant en dessous du niveau des eaux de près de 10 millions dans quasiment chacun des pays précités. Il faudrait ainsi diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2050 pour maintenir le réchauffement climatique sous le seuil des 2°C.
Ces résultats confortent l'importance des efforts menés par le Maroc en matière d'écologie, et plus précisément l'engagement annoncé par la ministre déléguée à l'Environnement, Hakima El Haite, à réduire d'au moins 13% ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 par rapport à 2010.
D'ailleurs, l'organisation de la 22e édition de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques "COP22", attribuée au Maroc, et prévue du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, constitue l'illustration de l'engagement marocain en matière d’écologie.
Il est à noter que Climate central met la Chine en tête des pays les plus concernés par cette sonnette d'alarme, dont 145 millions d'habitants vivraient, à ce rythme, en dessous du niveau des eaux.
Enfin, l'Inde, le Bangladesh, le Vietnam, l’Indonésie, le Japon, les Etats-Unis, les Philippines, l'Egypte, le Brésil, la Thaïlande, et les Pays-Bas - par ordre décroissant - figurent également en tête de liste des pays dont plus de 10 millions d’habitants vivraient en dessous du niveau de la Mer, à +4°C de réchauffement climatique.
à lire aussi
Article : Libre-échange. Pourquoi le Maroc doit bien négocier ses prochains accords
ROUND-UP. Le Maroc a déjà largement ouvert son économie à travers plusieurs accords de libre-échange. De nouveaux dossiers sont aujourd’hui sur la table, notamment avec le Chili, le Pérou, la Chine ou la République de Corée. L’enjeu est désormais de mieux négocier ces partenariats, afin d’en tirer le maximum sans fragiliser le tissu productif national.
Article : Mont Tropic : une étude confirme le potentiel des phosphates sous-marins au cœur du bras de fer Maroc-Espagne
Situé dans l’Atlantique nord-est, au sud des Canaries et à l’ouest des côtes du Sahara, le mont Tropic fait l’objet d’une nouvelle étude européenne qui confirme la qualité de ses phosphates sous-marins, comparables à des gisements exploités à terre. Mais l’intérêt du site ne s’arrête pas à la roche phosphatée : ces dépôts semblent avoir favorisé l’accumulation de cobalt, de manganèse, de terres rares et d’yttrium, dans une zone encore suspendue à la délimitation maritime entre Rabat et Madrid.
Article : Streaming sportif : comment TOD veut révolutionner le visionnage des matchs au Maroc face à l'IPTV
Dans un entretien accordé à Médias24, Peter Mrkic, directeur général de TOD by beIN, détaille la feuille de route de la plateforme de streaming au Maroc. Alors que le service bénéficie désormais d'un cadre réglementaire stabilisé par l'autorisation de la HACA, le dirigeant revient sur les enjeux de pénétration du marché, la concurrence de l'informel et les défis techniques liés à la diffusion en direct du streaming.
Article : Hydraulique : Amiblu Maroc inaugure à Nouaceur une nouvelle ligne de production de 160 MDH
Cette extension doit porter la capacité annuelle de l’usine à environ 650 km de conduites et permettre la création de 58 emplois directs et plus de 200 emplois indirects.
Article : Coupe du monde 2026. Analyse de la formidable qualification du Maroc contre les Pays-Bas
Enthousiastes, parfois fragiles en profondeur et épatants à la fois, les Lions de l’Atlas ont renversé les Néerlandais en seizième de finale, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à Monterrey, au Mexique. Combatifs, les hommes de Mohamed Ouahbi ont réussi à éteindre leurs adversaires grâce à un plan de jeu où la prudence a laissé place à l’ambition au fil des minutes.
Article : Nutrition : le HCP et la FAO lancent la première Table marocaine de composition des aliments
Ce référentiel recense 1.001 aliments consommés au Maroc, dont des plats traditionnels, et les décrit à travers 43 constituants. Il doit permettre de convertir les quantités déclarées par les ménages en apports énergétiques fiables, afin de mieux suivre les carences, les excès et les disparités alimentaires.