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CULTURE

L’OPM entame une seconde vie

L’Orchestre philharmonique du Maroc ouvre sa saison 2015-2016 par une série de concerts qui ont débuté le 22 octobre. L’occasion de revenir sur les grands changements récemment opérés par l’orchestre et par la Fondation Ténor pour la culture.

L’OPM entame une seconde vie
Anne-Emilie Arnault
Le 23 octobre 2015 à 9h15 | Modifié 11 avril 2021 à 2h37

L’Orchestre philharmonique du Maroc, qui compte environ 80 musiciens, a ouvert sa saison 2015-2016 le 22 octobre. Cette année, l’OPM fête ses vingt ans et présente un programme qui s’étend sur deux saisons. Pour les concerts de ce mois d’octobre, le chant est mis à l’honneur.

Ce n’est pas un hasard. "Nous lançons le chœur de l’OPM", explique à Médias24 Asmae Zouin, chargée de communication et de marketing pour la Fondation Ténor pour la culture, fondation qui "crée, parraine et suit les projets de l’OPM". "Il a été nouvellement formé et va accompagner les deux solistes européens pendant leurs représentations."

Outre le cap des vingt ans, la série de spectacles programmés célèbre une autre étape marquante dans le parcours de l’OPM. En février 2015, l’organisme a été reconnu d’utilité publique. Le président fondateur et premier violon de l’OPM (et président de la holding Ténor group), Farid Bensaid, déclarait alors que cette reconnaissance "récompensait 19 années d’engagement culturel".

Il faisait référence aux objectifs mis en avant par l’Orchestre: "rendre la musique classique accessible" autrement dit "attirer le public vers la grande musique", "former des musiciens marocains", "participer à la vie culturelle du Maroc".

Les chiffres de fréquentation communiqués par les organisateurs tendent à montrer que ces objectifs sont atteints à chaque événement. Avec plusieurs dizaines de concerts par an (dont certains gratuits, comme ceux de la Fête de la musique) et des prix oscillant entre 70 et 300 DH la place, les responsables affirment attirer pas moins de 40.000 participants.

L’organisme est donc aujourd’hui officiellement reconnu comme disposant d’assez de ressources financières pour "poursuivre des objectifs d’intérêt public au niveau local, régional ou national". Avec l’obtention de ce statut, l’orchestre, qui compte parmi ses partenaires nombre d’entreprises et de groupes marocains, peut désormais, à raison d’une fois par an, "faire appel à la générosité publique ou tout autre moyen autorisé procurant des recettes". Il ne paie pas de taxe sur les dons récoltés, même s’il vient à faire des bénéfices. Quant aux entreprises qui font des dons, elles peuvent en déduire le montant de leurs impôts.

Autre changement pour l’OPM: cette semaine, il accueille une directrice déléguée, Yassmine Bellakhdim. Par ailleurs, celle-ci a également été nommée directrice déléguée du projet socio-culturel Mazaya. Elle rejoint Caroline Saunier qui dirige la Fondation Ténor pour la culture depuis le 7 octobre. Actuellement, la fondation est surtout connue pour le projet Mazaya qui a été lancé en janvier 2012 en collaboration avec l’OPM.

Grâce à cette initiative, une quarantaine de jeunes suivent quatre heures de cours par jour à l’Ecole internationale de musique et de danse de Rabat-Salé (gérée par l’épouse de Farid Bensaid, fondateur de cette école et de celle de Casablanca). Le but est d’augmenter le nombre d’élèves pour parvenir à constituer, à terme, un orchestre composé de près de 200 jeunes formés à Rabat et à Casablanca.

"2015-2016 sera la cinquième année pour cette première promotion de 36 élèves", explique Asmae Zouin. "Nous essayons de constituer une deuxième promotion avec un nombre similaire d’écoliers mais avec la crise économique, les financements sont un peu plus difficiles à trouver."

Outre les entreprises marocaines qui parrainent les élèves du programme, et les aides du ministère de l’Education nationale et de l’INDH, des fondations étrangères participent aussi à ce projet visant à "lutter contre la pauvreté et contre l’exclusion sociale en milieu urbain". 

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Anne-Emilie Arnault
Le 23 octobre 2015 à 9h15

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