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Uber s'implante au Maroc et se lance à Casablanca dans une phase de test

Uber se lance au Maroc et a choisi la capitale économique pour ses débuts, confirme la nouvelle DG Meryem Belkziz à Médias 24.

Uber s'implante au Maroc et se lance à Casablanca dans une phase de test
Khalid Tritki
Le 16 juillet 2015 à 17h43 | Modifié 16 juillet 2015 à 17h43

«Hello #Morocco here we come», disait un tweet lancé par Uber Maroc. Cela date d’octobre 2014. L’annonce de l’arrivée d’Uber au Maroc enfle encore une fois. Mais cette fois semble être la bonne.

En effet, Uber Morocco a, depuis quelques semaines, créé son compte twitter. La société marocaine y promet un changement dans les habitudes du transport.

Uber est une société américaine, implantée dans plusieurs pays, et qui offre des services de transport. Elle a développé une application embarquée sur mobile qui met en contact clients et automobilistes. Ces derniers proposent leurs services de convoyage aux premiers qui ont le choix entre plusieurs propositions. Le paiement se fait de manière électronique de sorte que le client peut trouver un convoyeur sans avoir un billet de banque dans sa poche.

C’est Meryem Belqziz qui assurera la fonction de directeur général d’Uber. Contactée par Médias24, la DG confirme l’arrivée d’Uber et précise que le déploiement se fera par étapes. "

"Nous lancerons Uber au Maroc dans les prochaines semaines", nous annonce Meryem Belkziz sans plus de précision..

La première étape consistera dans l’installation d’un service restreint et le lancement officiel est programmé dans quelques mois. Donc, Uber se lance dans une période de test. 

«Lors de cette phase initiale de calibrage, nous analyserons nos opérations sur le terrain et procéderons aux ajustements nécessaires afin de mieux servir les Casablancais», explique Meryem Belqziz. 

Discours marketing certes, mais une approche prudente. En effet, Uber n’a pas toujours eu la tâche facile. Elle opère dans un secteur organisé avec des intérêts corporatistes énormes et des syndicats virulents.

Son activité suscite un grand débat sur la concurrence dans les secteurs réglementés. D’ailleurs, la société fait face actuellement à une grande tension en France, où elle a décidé de suspendre son service UberPop destiné au grand public. Cette décision cherche à apaiser les esprits après l’escalade enclenchée en juin par la grève des taxis.

Au Maroc, le système du transport en ville est presque calqué sur celui de l’Hexagone, à quelques particularités près. Ce qui est sûr, c’est que le transport de voyageur en taxi se fait par licence, avec des tarifs réglementés.

À Casablanca par exemple, les autorités cherchent à maintenir des tarifs bas et pour ce faire, elles autorisent le racolage. Ce qui explique qu’un taxi à Casablanca se permet de prendre un deuxième client en route alors qu’il est déjà occupé.

Le convoyage payant est interdit dans la loi marocaine. C’est ce qu’on appelle lkhettafa. Pour le cas d’Uber, l'approche choisie permet de sauter ces obstacles: "Uber est une société technologique qui fournit une plateforme permettant de connecter des passagers à des fournisseurs de services de transport. En tant que société de technologie, nous ne détenons pas de voiture ni n'employons des chauffeurs. Au Maroc, nous allons établir des partenariats avec des sociétés de transport touristique qui bénéficient de tous les agréments nécessaires à leur activité", révèle Meryem Belkziz.

Quelle est la géographie du capital d'Uber Maroc? "L'entité marocaine d'Uber est une filiale de Uber Technologies Inc.", répond Meryem Belkziz.


 

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Khalid Tritki
Le 16 juillet 2015 à 17h43

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