Standard & Poor’s maintient la note souveraine du Maroc à BBB-
L’agence de notation Standard & Poor’s ouvre la saison des notations souveraines, et confirme la note de BBB- attribuée en novembre 2014 à la dette marocaine de court et long terme libellée en monnaie étrangère. La dette en Dirhams reçoit également la même notation que précédemment soit A-3.
L’agence anticipe une accélération de la croissance conduite par une production en hausse de secteurs à plus grande valeur ajoutée, comme l’automobile, l’aéronautique et l’électronique. Les revenus des phosphates et du tourisme sont également amenés à croître.
D’après les prévisions relayées par S&P, la croissance économique devrait s’accélérer à 5% en 2018 et le PIB/habitant progresser à un rythme moyen annuel de 3% jusqu’en 2018.
S&P signale néanmoins des obstacles à l’investissement, comme les faiblesses du système judiciaire.
Les larges déficits de la balance publique et de la balance courante devraient continuer à se résorber, même si leur financement est amené à accroître le poids de la dette publique intérieure et extérieure. La baisse des cours du pétrole a conduit l’agence à réévaluer à la baisse les prévisions de déficit public. L’agence de notation qui prend en compte la récente révision du panier de cotation du dirham signale toutefois que ces gains sur le déficit public pourraient être contrebalancés par la poursuite de la dépréciation de l’euro contre le dollar, entraînant la dépréciation du dirham contre le dollar.
S&P prévoit que la BAM conservera encore pendant au moins deux ans le régime de change fixe du dirham, dans l’attente d’un environnement macroéconomique plus favorable.
à lire aussi
Article : Mines. Où se concentre la nouvelle richesse minière du Maroc ?
Porté par la flambée des cours des métaux et la mise en service de nouveaux sites miniers en 2025, le secteur minier marocain hors phosphates a accéléré sa cadence. Alors que le plan gouvernemental vise à atteindre 15 milliards de DH à l’horizon 2030, le secteur est d’ores et déjà en passe de franchir le cap historique du milliard de dollars de revenus dès cette année. Tour d'horizon complet.
Article : Label Vie-Retail Holding. Les dessous d’une fusion inédite qui veut redessiner le retail marocain
C’est une opération peu commune sur la place casablancaise : Label Vie, société cotée, doit être absorbée par Retail Holding, sa maison mère non cotée, appelée à devenir la nouvelle entité boursière du groupe. Derrière ce montage technique, l'ambition est plus large : transformer un ensemble d’enseignes en plateforme intégrée, capable de peser davantage au Maroc comme à l’international.
Article : Avec le Waldorf Astoria, Rabat veut changer de rang dans le tourisme haut de gamme (opérateurs)
L’arrivée du Waldorf Astoria marque un tournant dans le repositionnement touristique de la capitale, estiment la ministre de tutelle ainsi que les présidents, actuel et ancien, des CRT de Casablanca et de Rabat. Entre montée en gamme, attractivité accrue et effet d’entraînement sur l’ensemble du secteur, ce projet cristallise de fortes attentes chez les opérateurs concernés.
Article : Dans son bras de fer avec la BMCI, Abdelmalek Abroun obtient la suspension d’une saisie immobilière
Premier effet tangible du redressement personnel de Abdelmalek Abroun : le tribunal de commerce de Rabat a suspendu une vente aux enchères engagée par la BMCI sur un bien immobilier du dirigeant du groupe Abroun Gold TV Sat. Détails exclusifs.
Article : Au port de Casablanca, la congestion s’aggrave et inquiète toute la chaîne logistique
Au port de Casablanca, la congestion s’est installée dans la durée, entraînant une forte hausse des coûts pour les opérateurs et des temps d’attente particulièrement élevés pour les navires. Selon des sources jointes par nos soins, le phénomène est désormais visible à l’œil nu, avec des files qui débordent largement du périmètre portuaire. Le point.
Article : Football. La Ligue professionnelle et le casse-tête juridique de l'interdiction de déplacement des supporters
Après les incidents survenus en marge de plusieurs rencontres, la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) a décidé de restreindre les déplacements de supporters visiteurs lors des prochaines journées de Botola. Présentée comme une réponse sécuritaire à la recrudescence des violences, cette mesure soulève aussi une question juridique sensible : jusqu’où une instance sportive peut-elle limiter la liberté de circulation des citoyens ?