Des Marocains appellent à lutter contre la culture de la haine
Entre la cruauté innommable de Da’ech, le takfrisme ou les attentats terroristes, nous assistons à une montée en puissance de la haine. Comment y faire face ? Des personnalités marocaines appellent à promouvoir la culture de la tolérance.
Lors d’une conférence organisée mercredi à Rabat autour de la thématique de la lutte contre la haine, plusieurs intervenants ont mis en avant le rôle de la culture pour lutter contre la haine, le fanatisme ou tout autre sectarisme fondé sur la religion, l'origine ethnique ou le sexe.
Il faut dire que nous assistons à une montée inquiétante de la haine, incarnée par les sanguinaires de Daech qui font couler le sang au Moyen-Orient et le font savoir. Au Maroc, des excommunications ont été proférées par plusieurs imams takfiristes au cours de ces derniers mois, lesquels appellent à la violence, parfois au meurtre, au nom d’Allah.
C’est cette montée de la haine qui a poussé des membres de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme et du Forum du dialogue démocratique à se réunir pour débattre de la question.
Pour Talaâ Saoud Al Atlassi, président du Forum du dialogue démocratique, « le phénomène de la haine nécessite un débat autour des méthodes pour s'y opposer, par le bais de la culture, de l'enseignement et de la sensibilisation car ce phénomène porte atteinte à la dignité, à la vie et au développement ».
Même son de cloche chez Amina Bouayach, secrétaire générale de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, qui estime qu’il faut « établir des programmes pour prémunir les jeunes contre l'emprise de la haine, renforcer la culture des droits de l'homme dans leur esprit et exploiter les réseaux sociaux pour favoriser une prise de conscience de la dangerosité de ce phénomène et promouvoir la culture de la tolérance ».
Les intervenants ont également estimé que les médias peuvent jouer un rôle important en sensibilisant l’opinion publique à la gravité de ce phénomène qui prend des proportions alarmantes. En effet, les jihadistes de Daech déploient et mettent en scène la terreur pour s’imposer : assassinat par immolation ou égorgement, mutilation de cadavres, meurtres de masse, utilisation d’enfants au combat…
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