Le Maroc gagne 14 places dans l’indice de liberté économique
L’économie marocaine est la 89e plus libre au monde, selon le dernier indice des économies libres établi par la Heritage foundation.
Etabli par The Institute for economic freedom and opportunity, l'Indice 2015 des économies libres attribue au Maroc un score global de 60,1 points, soit 1,8 points de plus par rapport au classement de l’année précédente. Il passe ainsi du 103e (58,3 points) au 89e rang de ce classement qui comprend 186 pays. Le Royaume retrouve donc le statut «modérément libre».
Le nouveau score, qui classe le pays juste en dessous de la moyenne mondiale, est surtout le fruit d’une «très grande amélioration» au niveau de la liberté commerciale et une amélioration moyenne en matière de liberté vis à vis de la corruption, la liberté du travail et la liberté monétaire.
Des avancées en matière de liberté d'entreprise et de la gestion des dépenses du gouvernement sont également réalisées mais restent généralement modestes.
A l’échelle régionale, le Maroc est classé «moyenne régionale» au 9e rang sur 15 pays du Moyen-Orient / Afrique du Nord. Il est ainsi, surclassé par l’Arabie Saoudite (62,1 points), la Jordanie (69,3 points) et le Qatar (70,8 points) et suivi par la Tunisie (57,7 points), l’Egypte (55,2 points) et le Yémen (53,7 points). En premier rang en trouve le Bahreïn avec 73,4 points. L’Algérie et l’Iran se trouvent en zone rouge avec respectivement 48,9 points et 41,8 points.
Au niveau africain, le Maroc a gagné 6 positions et occupe le 8e rang.
Le secteur bancaire est l'un des plus libéralisés en Afrique du Nord
The Institute for economic freedom and opportunity qualifie le Maroc de pays «engagé dans une vaste réforme économique et sociale, et, est resté largement à l'abri des importantes manifestations du Printemps arabe».
Au cours des cinq dernières années, les avancées dans cinq des dix libertés économiques, y compris la liberté du travail, la liberté monétaire, et la liberté d'investissement, ont compensé les baisses dans la gestion des dépenses publiques et la liberté d'entreprise.
L'ouverture au commerce mondial et l'investissement ont favorisé le développement d'un secteur financier, jugé moderne et compétitif. Par ailleurs, la politique budgétaire, relativement prudente, a encouragé une plus grande stabilité macroéconomique et la réforme structurelle.

Analysant le phénomène de la corruption au Maroc, l’Index 2015 des économies libres qualifie la corruption de «généralisée» et rappelle que ce fléau «sape la confiance des investisseurs et augmente le coût de fonctionnement d'une entreprise».
Dans la partie climat des affaires, le rapport note qu’au Maroc, intégrer une entreprise prend cinq procédures et moins d'une semaine, sans capital minimum requis, tandis que les exigences d’octroi de licence prend encore environ trois mois en moyenne.
La rigidité du marché du travail au Maroc continue à décourager la croissance de l'emploi dynamique.
L'indice de liberté économique est un guide annuel publié par le Wall Street Journal et la Heritage Foundation, premier groupe de réflexion de Washington. Il est basé sur le droit à la propriété, la liberté de la corruption, les dépenses du gouvernement, la liberté fiscale, la liberté des affaires, la liberté de travail, la liberté du commerce, la liberté monétaire, la liberté de l’investissement et la liberté financière.
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