Innovation pédagogique pour le bac marocain option anglais
L’Education nationale parie sur les nouvelles méthodes d’enseignement venue d’outre-Atlantique. Mais les enseignants manquent à l’appel.
Le coup d’envoi du baccalauréat option anglais a été donné en septembre dernier avec une expérience pilote qui concerne 4 classes relevant de 3 établissements. Elle sera étendue à partir de l’année prochaine. Toutefois, cette décision reste conditionnée par le nombre d’enseignants capables d’assurer des cours en anglais.
« Le baccalauréat option anglais permettra aux élèves de poursuivre leur cursus universitaire en étant dotés des meilleurs outils pédagogiques et d’un très bon niveau dans les disciplines enseignées en langue anglaise » nous assure une source autorisée au sein du ministère de l’Education nationale.
Et d’ajouter : « l’effet est immédiat. Les étudiants titulaires du baccalauréat marocain option internationale auront plus de facilité à suivre les études universitaires. »
Innovations pédagogiques venues d’outre-Atlantique
La nouveauté concerne également l’approche pédagogique car le ministère s’est engagé à suivre les modèles innovants. « Il s’agit d’un projet gouvernemental dans lequel on sera appelé à lire les programmes scolaires à la lumière des innovations anglo-saxonnes » nous assure notre source.
En effet, actuellement, le système marocain est calqué, tant au niveau des curricula que des manuels scolaires, sur le modèle français. Ce dernier s’inspire des innovations en matière d’éducation développées par les Anglo-saxons, d’où le retard accusé par le système éducatif marocain.
« Nous allons, dorénavant, puiser les bonnes pratiques à la source » nous confie notre le ministère.
Principale difficulté : trouver et former les enseignants
Pour ce faire, il convient d’accompagner ces chantiers par une série de mesures, parmi lesquelles la formation d’enseignants dans les disciplines à enseigner en langue étrangère. A ce stade, le nombre de classes concernées par le baccalauréat option langue anglaise ne justifie pas le lancement d’une grande campagne de formation des enseignants.
Parallèlement, le ministère de l’Enseignement supérieur doit garantir des débouchés pour les bacheliers option langue anglaise, en mettant en place des filières scientifiques et des matières enseignées dans cette langue.
« Pour l’heure, il existe plusieurs bourses dont peuvent bénéficier les futurs bacheliers, mais à terme, lorsque l’expérience sera généralisée, il sera primordial de développer l’offre universitaire suffisante pour les accueillir » conclut notre source.
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