Intempéries, le retour à la normale sera long et coûteux
Les intempéries exceptionnelles qui ont touché ce week-end le sud du royaume ont fait 32 morts et six disparus et provoqué de gros dégâts matériels. Le point sur la situation, avec des vidéos et images recueillies dans les zones sinistrées qui parlent d’elles-mêmes.
L'intensité des précipitations du week-end dernier a été qualifiée «d'exceptionnelle» par la météorologie nationale avec 250 mm de pluies sur certains massifs montagneux.
Les interventions terrestres et aériennes effectuées ont permis le sauvetage de 200 personnes dont 40 ont été secourues par les hélicoptères déployés par les équipes des FAR et de la gendarmerie.
Dans la seule région de Guelmim, à 200 km au sud d’Agadir, ce ne sont pas moins de 24 morts qui ont été provoqués par les eaux en furie de l’oued Tamsourt. Une centaine de maisons traditionnelles en pisé ont été complètement ou en partie détruites par les inondations.
L’ampleur des dégâts humains et matériels en vidéo
Une vidéo de France télévisions montre la puissance des flots qui a coupé les voies d’accès et qui a piégé de nombreux riverains. En quête de boucs émissaires, certains dénoncent le fait que les autorités n’aient pas anticipé cette catastrophe en interdisant l’usage des routes pendant 24 heures.
Ci-dessous, cette vidéo tournée par un amateur montre l’état de la route nationale n9 entre Marrakech et Ouarzazate. Le vidéaste assure qu’il n’y a pas eu de pertes humaines mais que la région n’avait pas connu depuis 1986 des dégâts matériels comme ceux des 2 ponts effondrés et des autres fissurés.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux marocains s’insurgent contre les moyens mises en œuvre par les autorités pour venir en aide aux sinistrés. La vidéo tournée par le site d’information Tizpress.com montre la population locale aidée d’éléments de la protection civile évacuant des morts à l’aide de civières improvisées.
Les images des cadavres recueillis dans des camions-bennes (ce que certains appellent des bennes à ordures) ont déchaîné les passions des internautes qui s’insurgent contre la pauvreté des moyens de l’Etat.
Ici, les images très difficiles à visionner, d'un homme se battant contre les flots.
La réponse de l’Etat et les interrogations des citoyens
D’après une source autorisée, tous les moyens dont dispose l’Etat ont été mobilisés et le Roi Mohammed VI suit la situation en personne heure par heure. Les sinistrés obligés de dormir dehors ont tous été relogées par les autorités d’une manière provisoire en attendant des solutions définitives.
Après la prise en charge par le souverain des frais d’obsèques des victimes et des soins des blessés, le plus difficile sera de rétablir les communications terrestres car les dégâts sont importants et les réparations seront longues et coûteuses.
Malgré le fait que les autorités aient renforcé les systèmes d'alerte dans des vallées comme celle de l'Ourika, il apparaît que la réactivité n’a pas été au rendez vous face aux pluies diluviennes qui ont endeuillé le Haouz et le Tensift.
Après avoir visionné les images de la catastrophe, nombreux sont les Marocains pointant du doigt les éventuels boucs-émissaires (publics ou privés) qui auraient provoqué ou contribué à aggraver cette catastrophe.
Ils sont nombreux à dénoncer l’absence d’ouverture d’enquête relative au mauvais état de certaines infrastructures publiques et à réclamer le limogeage des responsables de cette situation.
Ce n’est qu’après avoir découvert le déficit social des communes sinistrées qu’ils se décident à s’investir dans la solidarité via les réseaux sociaux.
Selon les services de la météorologie nationale, le temps sera de nouveau perturbé à partir du jeudi 27 novembre avec une généralisation progressive des pluies qui pourraient occasionner d’autres dégâts.
Ci dessous, la spectaculaire montée des eaux à Guelmim.
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.