CAN 2015. Issa Hayatou évoque 4 ans de suspension pour le Maroc
Le Maroc va sans doute payer cher sa demande de report de la compétition pour cause d’Ebola. Le président de la CAF Issa Hayatou a affirmé que le règlement s’appliquera, comme dans le passé. Et évoqué 4 ans de suspension pour le Royaume.
Dans un entretien accordé à RFI vendredi 14 novembre, le président de la Confédération africaine de football, Issa Hayatou, a évoqué une suspension de quatre ans pour le Maroc.
«On appliquera nos règlements, ils sont clairs. Souvenez-vous, en 1996, le Nigeria avait boycotté la compétition. Le président avait refusé que son pays aille en Afrique du Sud et pendant quatre ans, ils ont été suspendus», a déclaré Hayatou. Une sanction possible, puisque l’article 8 des statuts de la CAF donne le droit à l’assemblée générale de suspendre tout membre.
Une lourde sanction, qui pourrait s’ajouter aux 50.000 dollars (près de 442.000 DH) auxquels le royaume n’échappera certainement pas. En effet, le règlement de la CAN stipule dans son article 90, qu’un « pays qui a obtenu l’organisation du tournoi finale, se désiste, lui sera infligé une amende selon le barème.»
Pour le cas du Maroc, il s’agit bien de la plus lourde des sanctions financières à ce sujet, car le «retrait a été notifié moins six mois avant la fin du tournoi final.»
En matière financière, le plus lourd est ailleurs, il est dans les pénalités et indemnités que le Maroc pourait se voir infliger pour compenser le manque à gagner provoqué par le changement de pays hôte.
Le Maroc s’est attiré les foudres du président de la CAF qui n’a pas hésité, il y a quelques jours, à charger la fédération marocaine. «Il n’y a pas Ebola au Maroc! Le pays accepte d’ailleurs d’organiser le championnat du monde des clubs, mais pas la CAN ? Cela fâche les populations africaines. Qui peut le comprendre ? Si nous enlevons cette CAN, ça va être une porte ouverte pour d’autres pays. Nous n’aurions plus de sponsors, plus de crédibilité. On doit tenir compte de ça, et l’Afrique sera ridiculisée.»
A moins de trois mois de la compétition, M. Hayatou était au bord du gouffre. Heureusement pour lui, la Guinée équatoriale est venue sauver le tournoi pour le plus grand soulagement du président: «Je suis très soulagé ! Depuis un mois, je ne dors pas. Je crois que je vais enfin trouver un sommeil profond!»
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