Elections. Ce que l’opposition a demandé à Hassad
Le 28 octobre, le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad recevait les leaders des partis de l'opposition, quelques heures après leur annonce de soutien à la grève générale. Un point sur la rencontre.
La rencontre qui s'est déroulée entre le ministère de l'Intérieur et le PAM, l'UC, l'USFP et l'Istiqlal a porté sur les lois électorales, apprend Médias 24 auprès d’une source autorisée au sein d'un parti de l'opposition.
Principale revendication de l'opposition: "que des lois d'une telle importance n'obéissent pas au principe de la majorité numérique. Le fonctionnement des 50%+1 est une manière de prendre en otage le débat", a estimé notre source.
"Nous avons revendiqué que non seulement l'opposition, mais aussi les petits partis non-représentés au parlement participent au débat sur ces lois", poursuit la source, qui s'indigne contre "le retour en arrière auquel nous assistons avec le gouvernement Benkirane, qui agit seul, excluant les acteurs politiques ou syndicaux n'appartenant pas à sa majorité. Même durant les années de plomb où la seule prononciation du mot 'politique' pouvait vous conduire en prison, il y avait dialogue", s'indigne-t-elle.
Notre source rappelle, également, l'incident survenu lors d'une réunion de la Commission de l'intérieur: "nous n'avions pas toléré que la proposition de loi sur l'observation des élections, proposée par des partis de l'opposition, soit retirée de l'ordre du jour afin que soit étudié un projet de loi du gouvernement". Les partis de l'opposition avaient, alors, appelé au boycott des travaux des commissions. Cette menace plane toujours: "nous boycotterons les travaux des commissions si la majorité continue dans sa non-reconnaissance du rôle de l'opposition, qui est garanti par la constitution".
Le climat de la rencontre était, selon cette source, positif. "Le ministre de l'Intérieur ainsi que le ministre délégué se sont montrés très courtois, très à l'écoute". Cependant, contrairement à ce qu'une partie de la presse avait affirmé au lendemain de la rencontre, "le ministre de l'Intérieur ne nous a pas promis de réponse dans un délai de deux jours. Il devra se concerter avec le chef du gouvernement".
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