Les députés du PAM veulent concrétiser l’égalité hommes-femmes
Le groupe parlementaire du PAM organise le 30 octobre une journée dédiée à l’égalité hommes-femmes prévue dans la constitution de 2011. Les explications avec la députée Nabila Benomar à l’origine de cet événement.
Quatre années après la promulgation de la nouvelle constitution, les dispositions concernant l’égalité hommes-femmes ne sont toujours pas effectives. Entre les textes qui nécessitent des lois organiques et ceux qui sont tout simplement omis, l’article 19 de la constitution est resté lettre morte.
Cette disposition consacre l’égalité civile, politique, économique, sociale, culturelle et environnementale entre les femmes et les hommes. « L'Etat marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Il est créé, à cet effet, une autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination » indique le texte fondamental.
« L’inapplication de cette disposition entrave l’exercice des droits des femmes et l’effectivité de la parité », explique Nabila Benomar, députée pour le groupe du PAM au sein de la chambre des représentants.
Avec son groupe de parlementaires, elle lance une journée d’étude consacrée à « l’application de l’article 19 de la constitution », le 30 octobre au Parlement. « Nous allons relancer le débat sur la question car si elle ne représente pas une priorité pour le gouvernement, pour nous parlementaires, le sujet revêt toute son importance », précise-t-elle.
D’autant plus que le texte est des plus explicites. « L’instance qui devait être constituée n’a toujours pas vu le jour. Elle serait la garante des droits des femmes et de l’instauration du principe de la parité », ajoute Nabila Benomar.
Elle donne des exemples de la pratique législative, où les violations de la parité ne trouvent aucune voie de recours. Au sujet du projet de loi organique relatif à la Cour constitutionnelle, « l’un des amendements que nous y avons apporté repose sur la parité. Chose que les rédacteurs du texte ont omis », indique-t-elle.
Et de poursuivre : « l’amendement parvenu entre les mains du Conseil constitutionnel a été rejeté ; d’où l’importance de la constitution de l’autorité de la parité ».
Une instance qui aura également toute son importance dans « l’octroi des postes de responsabilités aux femmes dans le cadre de la parité », souligne notre interlocutrice.
Quid du projet de loi portant sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes ? « Nous n’avons rien de concret, que des rumeurs. Des travaux de la commission « masculine » devant modifier le texte, nous ne savons rien », confie-t-elle.
A l’issue du débat du 30 octobre, le groupe parlementaire du PAM présentera une proposition de loi relative à la création de l’autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination. Les discussions porteront sur le mémorandum de la société civile et les travaux réalisés par le CNDH. Au final, une série de recommandations sera éditée.
Ce que dit l’article 19 de la constitution de 2011
L'homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume et ce, dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume.
L'Etat marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes.
Il est créé, à cet effet, une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.