Et si la CAN Maroc 2015 était déplacée en été?
Ce n'est qu'une hypothèse. Mais elle revient dans des conversations des organisateurs et préserverait les intérêts financier et sportif engagés. Mais d'autres hypothèses sont sur la table. Le seul bémol, c'est la prévisibilité de l'épidémie. A moins que la CAF qui a opposé un premier refus à la demande du Maroc, n'opte pour un autre pays.
Contrats signés avec des sponsors locaux et étrangers, planning des campagnes de publicité arrêtés, droits télévisés bouclés, mise à niveau des stades marocains: l’enjeu économique de la CAN est devenu énorme et les conséquences d’un report sont désastreuses pour la CAF, l’organisation locale au Maroc ainsi que de nombreuses entreprises qui se sont engagées.
C’est dire que l’info relative à la demande marocaine de report a été reçue comme une douche glacée à la fois dans les milieux du football et celui du marketing grand public.
Parmi les sponsors officiels de la CAN 2015, ont peut citer Orange, Nissan et Adidas.
L’article 90 du règlement d’organisation de la CAN, qui évoque le désistement éventuel d’un pays, prévoit que “ce pays s’acquittera, également de la réparation de tous les préjudices moraux et financiers causés à la CAF et aux participants“. C’est dire l’importance des enjeux financiers.
Mais le Maroc ne se désiste pas. Il propose un report, pour des raisons de force majeure qui s’imposent à lui comme à tout autre pays.
Interrogées par Médias 24, des sources proches du football africain et de l’organisation nous indiquent que l’une des pistes les plus sérieuses qui seront examinées, consistera à déplacer la CAN vers le début de l’été. Mais l'hypothèse privilégiée par la présidence de la CAF consiste à trouver un autre pays organisateur. Ce qui n'est pas du tout simple ni évident, pour les mêmes raisons que celles invoquées par le Maroc: l'épidémie Ebola.
La CAN est un événement devenu important dans la planète foot. Il se tenait tous les quatre ans. Son succès et sa qualité technique ont permis de ramener la périodicité à deux ans. Il vient d’être déplacé en année impaire, avec l’arrière-pensée de le programmer dorénavant en été, comme la coupe du monde, en juin et/ou en juillet.
A quelque chose malheur est bon: ce cas de force majeure pourrait aider à mettre en place cette nouvelle formule, qui permet de préserver les intérêts des clubs et des championnats nationaux, ainsi que les coupes régionales de clubs.
Selon nos sources, cette hypothèse sera présentée, à côté d'autres. Sur un plan marketing, elle permet de préserver tous les enjeux financiers. “L’impact d’un report de janvier à juin ou juillet serait dérisoire sur le plan financier“, nous dit une source proche des comités d’organisation. Mais le comité d'organisation a été pris de court par l'annonce marocaine. La décision reviendra finalement au comité exécutif. Avant que celui ci ne se prononce le 2 novembre prochain (à Alger), la CAF a d'ores et déjà écarté toute possibilité de report.
Par contre, l’idée de faire jouer la CAN sans public étranger, sera rejetée par les sponsors et par les organisateurs, car son impact financier est jugé majeur.
Au final, le plus probable dans l'intérêt du sport et du foot, serait donc un déplacement de la CAN 2015 vers le début de l’été. Le seul problème, c'est le choc des égos, car la réaction de refus de la CAF est davantage épidermique que rationnelle. De plus, rien n'indique que l'épidémie sera jugulée d'ici l'été prochain.
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