Le bien-être attire 2,2 millions de touristes au Maroc
En abritant le Sommet mondial du spa et du bien-être, qui se tient jusqu’au 12 septembre à Marrakech, le Maroc entend tirer profit d’une niche qui rapporte gros. Mais le pays a-t-il les moyens de ses ambitions ?
Présenté dans la Vision 2020 comme une niche à forte valeur ajoutée, le créneau « bien-être et santé » n’en est encore qu’à ses balbutiements. « On voudrait que le Maroc devienne une destination de tourisme de bien-être qui, couplé au tourisme culturel, donnera à l’activité un nouvel élan », lance le président du directoire de la Société marocaine d'ingénierie touristique (Smit), Imad Barrakad, lors du Global Spa & Wellness Summit, qui réunit quelque 450 dirigeants d’une vingtaine de pays.
Un vœu pieux ? Un objectif plutôt réaliste, selon Neil Jacobs, vice-président et coorganisateur du sommet : « Il y a un potentiel important qu’il convient de développer ». Il en veut pour preuve une étude, réalisée par le Stanford Research Institute, selon laquelle le Maroc aurait attiré, en 2013, 2,2 millions de touristes grâce à cette niche, soit plus de 12% qu’en 2012. Côté recettes, il est question de quelque 250 M de dollars, ce qui place le Maroc comme deuxième destination « spa et bien-être » dans la région Mena, et 35ème à l’échelle mondiale.
Présenté ainsi, ce filon semble bien juteux, mais des 1.700 spa que compte le royaume, selon le même institut, seuls 300 répondraient aux normes internationales en vigueur. C’est que l’étude, un peu approximative, intègre les hammams, qui, eux, n’obéissent à aucun standard international. « Il est vrai qu’au Maroc, il n’existe encore aucun cadre réglementaire, mais tout se fera au fur et à mesure du développement de cette niche », nuance Imad Barrakad. Au manque de standards s’ajoute un autre défi autrement plus handicapant : la formation. Une filière à l’OFPPT dédiée au bien-être est à l’étude actuellement.
Mais au-delà de ce filon, et du potentiel qu’il représente, c’est de toute la Vision 2020 qu’il est question. « Si, par exemple, Saïdia se dote de produits wellness, elle pourra fonctionner toute l’année. L’idée est de faire en sorte que le culturel, le balnéaire et le wellness puissent former des produits complémentaires les uns aux autres. » Encore faut-il que les stations balnéaires se dotent d’une capacité litière suffisante, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
À découvrir
à lire aussi
Article : SIEL : le Prince héritier Moulay El Hassan préside à Rabat l’ouverture de la 31e édition
Le Prince héritier Moulay El Hassan a présidé, le jeudi 30 avril 2026 à Rabat, l’ouverture de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), organisée du 1er au 10 mai sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.
Article : Maroc-Chine : l’ambassadeur du Royaume à Pékin mise sur le zéro droit de douane pour stimuler les exportations
Dans un entretien à CGTN, Abdelkader El Ansari indique que des discussions techniques sont en cours pour appliquer la mesure chinoise prévue le 1er mai 2026 pour 53 pays africains.
Article : Cuivre : des résultats de forage prometteurs pour CMR sur le projet d’Agadir Melloul au Maroc
Le groupe britannique annonce des intercepts allant jusqu’à 5 mètres à 1,20% avec or et argent associés, et vise une première estimation de ressource dès le troisième trimestre 2026 sur un site encore très peu exploré.
Article : Gaz : Predator accélère ses projets au Maroc et prépare un pilote de production à Guercif
Le groupe britannique cible en priorité un réservoir estimé à près de 62 milliards de pieds cubes, avec des forages prévus en 2026 après des travaux techniques sur le puits MOU-3.
Article : TPME : le Maroc lance un plan 2026-2030 pour accélérer la croissance des petites entreprises
Porté par Maroc PME autour de quatre axes d’accompagnement, le dispositif doit faciliter l’accès des petites structures à des expertises en digitalisation et en management, avec l’appui de la CGEM et des régions.
Article : Paiements : UnionPay obtient le statut CFC et renforce son ancrage au Maroc
Déjà présente dans 51 pays africains, la filiale du réseau chinois entend faire de Casablanca sa base régionale pour accélérer le déploiement de services transfrontaliers auprès des entreprises et des particuliers.