Unesco: l'enseignement de l'amazigh a permis de réduire le pourcentage des enfants non scolarisés au Maroc
L'instauration de l'enseignement de l'amazigh dans les écoles primaires a permis de réduire le pourcentage des enfants non scolarisés au Maroc, relève l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) dans un document d'orientation rendu public jeudi.
"En 2003, le Maroc a instauré l'enseignement du tamazight dans les écoles primaires. Le pourcentage des enfants qui n'étaient jamais allés à l'école est passé de 9% en 2003 à 4% en 2009", souligne l'organisation onusienne dans ce document qui analyse les progrès au niveau mondial sur la voie de la réduction du nombre d'enfants non scolarisés.
L'analyse, qui identifie les politiques qui se sont montrées efficaces pour aider les enfants en âge de fréquenter l'école primaire à s'inscrire à l'école et dont d'autres pays pourraient s'inspirer, relève aussi que la population d'enfants non scolarisés a baissé de 96% entre 2000 et 2013 au Maroc.
L'Unesco indique, en outre, que 58 millions d'enfants de 6 à 11 ans ne sont toujours pas scolarisés au niveau mondial, soit une faible amélioration générale depuis 2007, faisant remarquer qu'un changement positif est possible, étant donné que 17 pays ont en effet réussi en près d'une décennie à réduire le nombre d'enfants non scolarisés de près de 90%.
Produites par l'Institut de statistique de l'Unesco (ISU), les nouvelles données relatives aux enfants non scolarisés montrent que - si la tendance se confirme-, il est probable qu'environ 43% des enfants non scolarisés 15 millions de filles et 10 millions de garçons n'iront jamais à l'école.
L'absence de progrès mondiaux est principalement due à la forte hausse des populations en Afrique subsaharienne, région qui abrite désormais plus de 30 millions d'enfants non scolarisés, indique le document, précisant que la plupart de ces enfants n'iront jamais à l'école et ceux qui sont scolarisés risquent d'abandonner leurs études.
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Médicament. Export, AMM, sécurité… ce que prévoit le nouveau projet de loi 27.26
Le Conseil du gouvernement a adopté ce jeudi 23 avril le projet de loi 27.26 modifiant et complétant la loi 17.04. Celle-ci prévoit différentes dispositions, visant principalement l’amélioration de l’accès des citoyens aux médicaments, le renforcement de la sécurité et de la qualité des produits de santé, et le soutien de l’industrie nationale. Détails.
Article : Impôts : la DGI fixe au 1er mai la date limite pour plusieurs déclarations fiscales
À quelques jours de l’échéance, l’administration fiscale appelle les contribuables concernés, notamment ceux relevant de l’IR au réel ou au simplifié, les assujettis à la TVA et les auto-entrepreneurs, à effectuer leurs démarches en ligne via la plateforme “SIMPL”, sous peine de pénalités.
Article : FIFEL : “Le producteur ne vend pas cher, c'est la chaîne de distribution qui pose problème”
Zakariya Hanich, président de la FIFEL, était l'invité du "12/13" de Médias24 depuis le Salon de l'agriculture de Meknès. Face aux nombreuses explications avancées pour justifier la hausse des prix des fruits et légumes, il remet les pendules à l'heure : si le gasoil a un impact, la véritable cause est ailleurs, notamment dans les conditions de production, les maladies des cultures et les dysfonctionnements de la chaîne de distribution.
Article : Bourse de Casablanca. Le MASI cède 0,1% à 19.138 points, volumes dopés par un bloc de 148,5 MDH
Séance du 23 avril 2026 à la Bourse de Casablanca marquée par un léger repli des indices et un volume en hausse, soutenu par une opération de bloc de 148,5 MDH.
Article : Aïd al-Adha. Offre abondante, prix attendus en baisse… Akhannouch presse les éleveurs de mettre les troupeaux sur le marché
Après plusieurs années de sécheresse et une campagne 2025 marquée par l’absence de sacrifice, le marché de Aïd al-Adha aborde 2026 dans une configuration plus favorable. Les professionnels évoquent une offre pouvant largement couvrir la demande et des prix oscillant entre 3.000 et 10.000 DH selon les bêtes.
Article : Climat : à Meknès, les pays africains érigent l’adaptation agricole en priorité stratégique
En marge du SIAM, la conférence de l’Initiative AAA a réuni 13 pays africains, dont 10 ministres, et débouché sur l’adoption de la Déclaration de Meknès. Au cœur des échanges, un besoin de financement estimé à 61 milliards de dollars par an pour répondre aux vulnérabilités croissantes du continent.