La Sqala, selon la police, une simple “rixe”
La police de Casablanca dément les affirmations des propriétaires du restaurant La Sqala affirmant que le lieu a été attaqué par une quarantaine de délinquants. Des questions se posent au sujet de l'exploitation de ce haut lieu du patrimoine et de la cohabitation entre les clients de ce lieu et les habitants de l'ancienne médina.
Les faits selon les responsables de La Sqala :
"Le 5 juin, vers les coups de 22h30, La Sqala a connu un moment de panique lorsqu’une bande de 40 jeunes de l’ancienne médina de Casablanca, l’ont attaqué! "
"Ces derniers avaient pour objectif de vandaliser ce monument historique, et ce, en renfort à leur ami qui avait impulsé cet acte inqualifiable. Agé de 18 ans, ce dernier a déclenché la zizanie, car un agent de sécurité l’a empêché d’agresser un touriste".
"Une discorde qui a été difficilement stoppée par les forces de l’ordre et qui a mené à la blessure de deux personnes de l’établissement dont le gérant qui a pris un coup à la tête".
Selon le DGA du groupe Restopro –Othman Solhi- qui gère plusieurs restaurants dont la Sqala : "Cette insécurité dure depuis que les autorités de la ville de Casablanca ont ouvert le parking de la Sqala et ont laissé l’esplanade ouverte à tout public".
Othman Solhi ajoute que : "Chaque semaine et à partir du mercredi, le jardin jouxtant la Sqala accueille des jeunes fumant des pétards, buvant de l’alcool, etc. ; des actes qui nuisent à l’image de la Sqala et qui peuvent déclencher ce type d’agression".
Le 8 juin, soit deux jours après la tenue du point de presse, la Sqala nous a précisé que tout était rentré dans l’ordre. "Suites aux perturbations qui ont eu lieu à la Sqala le jeudi soir dernier (5 juin), les trois parties, à savoir les responsables de la sécurité de la ville, les responsables de Restopro et la famille du jeune garçon (mineur à l’origine des troubles) se sont réconciliées. Aucune poursuite n’a été retenue contre l’une ou l’autre partie et l’affaire est close. Les responsables de la ville ont décidé de déployer des rondes sécuritaires régulièrement, comme c’est toujours le cas, autour des sites touristiques".
La version de la police
La préfecture de police a publié, le 9 juin, d’un communiqué répondant à ces "allégations" relayées par les médias, selon lesquelles "un groupe de jeunes munis d’armes blanches" ont attaqué le café.
La police affirme qu’une rixe eu lieu le 5 juin à "23 h 30", entre un agent de sécurité de La Sqala et un "mineur", qui harcelait une fille "devant la porte du café". Les autres employés du restaurant sont intervenus ensuite, rejoints un peu plus tard par "des voisins et des membres de la famille du mineur" sans qu’aucune attaque contre le café ou les clients ne soit enregistrée.
Le communiqué indique, par ailleurs, qu’aucune poursuite n’a été retenue contre l’une ou l’autre partie, vu qu’aucun dégât n’a été enregistré.
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