La CIMR pâtit des plans sociaux de grandes entreprises
Malgré une quasi-stagnation des contributions de retraite et la dégradation de son résultat technique en 2013, le régime de retraite complémentaire garde une santé plutôt enviable. Ses réserves représentent plus de 8 ans de pensions.
La crise frappant le tissu économique marocain se reflète clairement dans les derniers chiffres diffusés par la Caisse interprofessionnelle marocaine des retraites (CIMR). Ce régime de retraite complémentaire à l’adresse des entreprises du secteur privé a vu ses contributions de retraite à peine augmenter de 0,8% à fin décembre 2013. Sur les cinq dernières années, le taux moyen d’évolution de ces contributions tournait autour de 8%. Pour Fouad Guennouni, directeur général adjoint de la CIMR, “cette décélération est due aux plans sociaux menés par certaines entreprises qui contribuaient substantiellement au régime”.
En 2013, les charges techniques ont progressé à un rythme plus élevé que les produits. En a résulté un solde technique en baisse de 19,5%, et un taux de couverture technique passé de 153% à 140%.
Cependant, la bonne gestion des placements a pu tirer vers le haut le taux de couverture global. Ainsi, le résultat financier a grimpé de plus de 23% rapportant 1,9 milliard de DH à la Caisse. Le taux de couverture global s’est établi à 176%.
La réserve de prévoyance de la CIMR compte plus de 31 milliards de DH. “Cela représente une réserve de 8 ans et 6 mois de pensions” précise Khalid Cheddadi, PDG de la Caisse.
En 2013, la CIMR a compté plus 35.000 nouvelles affiliations, et près de 29.000 sorties du régime entre liquidations et décès. Les pensions, quant à elles, restent d’un faible montant. Une pension principale annuelle représente 27.000DH, la réversion au conjoint d’un allocataire survivant 11.500DH, et la pension aux orphelins est fixée à 5.000DH.
Ces faibles revenus sont expliqués par le management de la CIMR par la durée, plus ou moins courte de cotisation. “La durée moyenne de cotisation est de 15 ans” explique Fouad Guennouni, qui ajoute que les taux de cotisation que choisissent les entreprises et les salariés sont faibles, et enfin par l’option du retrait d’une partie de la pension en forme de capital une fois le salarié part à la retraite.
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