ENCG Tanger, les parents se joignent au mouvement
Le conflit opposant les étudiants et les professeurs de l’ENCG, qui dépend de l’université marocaine Abdelmalek Essaâdi, entre dans sa 6ème semaine ce 1er avril. Grève des cours et sit in ont démarré dans la ville du nord du Maroc le 17 février.
Samedi 29 mars, lors d’une assemblée générale, les parents des étudiants étaient venus en masse soutenir leurs enfants, une réunion au terme de laquelle ils ont condamné l’intervention policière du jeudi 27 mars sur le campus et annoncé également leur soutien au sit in des étudiants. Médias 24 a pu constater hier lundi 31 mars dans la mâtinée que plusieurs parents s’étaient joints au mouvement.
Pendant le week-end et suite à la position des parents et au courrier envoyé au cabinet royal par les étudiants, le cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi a informé étudiants et parents dont plusieurs professeurs universitaires qu’il les recevrait le lundi 31 mars à 16h00. Le réunion s’est tenue en présence de 20 parents d’élèves, de deux représentants des étudiants et du président de l’université Ameziane Houfaifa.
Selon les témoignages recueillis par Médias 24, le ministre se serait montré « sévère » avec les étudiants leur enjoignant de reprendre les cours. Si le président de l’université a participé en silence à la réunion, en revanche, le président de l’ENCG Abdallah Jabbour était absent.
Selon un parent d’élève, le ministre se serait montré « dur » avec les étudiants, « promettant » toutefois une visite sur le campus dès le jeudi 3 avril si les cours reprenaient mercredi 2 avril. Cependant, après la violation par les enseignants de la charte d’honneur signée avec les étudiants le 20 mars dernier, ces derniers ne semblent plus croire aux promesses.
Les étudiants, comme ils l’ont indiqué samedi 29 mars lors de la réunion parents-étudiants tenue sur le campus de l’ENCG, ont tendance à croire que la charte d’honneur n’a été signée le 20 mars dernier que pour « éviter tout problème pour l’administration durant la visite royale ».
En outre, si aucune réponse concrète n’a encore été apportée aux revendications sur la pédagogie et les compétences d’une majorité des professeurs de l’ENCG telles que formulées par les étudiants, Lahcen Daoudi aurait menacé hier de « fermer certaines écoles privées de Tanger ».
Pour l’instant, les étudiants attendent de voir et doivent annoncer leurs prochaines décisions devant la presse demain mercredi 2 avril. D’ores et déjà, ceux-ci n’oublient pas que si l’USFP, le PJD ou le PAM ont envoyé quelques émissaires sur place et publié « opportunément » des communiqués en dernière minute les 17 et 18 mars quand le conflit semblait toucher à sa fin, aucune réponse de fond n’a été apportée aux revendications des étudiants.
Si le ministre est du PJD, le président de l’université est proche de l’USFP et le conseil d’établissement comprend des personnalités de l’USFP et du PJD de Tanger. Le PAM reste en « embuscade » mais sans faire de propositions concrètes jusqu’à présent, ni à Rabat ni à Tanger alors que l’occasion pourrait sembler mûre pour faire des propositions « authentiques « et « modernes » ironise un étudiant. Tout comme d’ailleurs le PJD pourrait faire des propositions « justes » et l’USFP des propositions « populaires » pourrait-on ajouter. Mais pour l’instant, le « consensus partisan » semble plutôt aller vers l’étouffement des revendications étudiantes.
La semaine dernière, les étudiants ont lancé un appel direct au Roi Mohammed VI pour intervenir dans le conflit et ont publié une liste des « professeurs abusifs ». Enfin, les étudiants ont rendu publique la lettre qu’ils avaient adressée à Lahcen Daoudi et qui dénonçait la corruption au sein d’une partie du corps enseignant de l’ENCG et les notes « punitives » obtenues par plus de 80% des 700 étudiants de l’ENCG à la fin du dernier semestre.
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