Lahcen Daoudi envoie une mission d’inspection à l’ENCG de Tanger
EXCLUSIF. Au lendemain du dénouement de la grève de l’ENCG de Tanger, accompagné d’une grève de la faim dans ses derniers jours, M24 a pu s’entretenir avec le ministre de l’enseignement supérieur Lahcen Daoudi sur ce dossier qu’il a “suivi de près“.
Durant la période de la grève, le ministre avait reçu une délégation de parents d’élèves et envoyé une mission d’inspection sur le campus tangérois notamment.
M. Daoudi est attendu à l’Ecole nationale de commerce et de gestion de Tanger dans les prochains jours pour y rencontrer enseignants et étudiants, a-t-il révélé à Médias 24.
Interrogé sur le contenu du rapport de cette inspection jusqu’à présent tenu confidentiel, Lahcen Daoudi a évoqué «le problème des notes trop serrées, trop sévères», «mais l’inspecteur, a-t-il indiqué, n’a pas la compétence pour juger si le sujet était difficile ou pas».
La grève a démarré le 17 février en protestation par les étudiants de 3ème et 4ème années contre les notes jugées «sévères» attribuées dans deux matières à la fin du dernier semestre. Sur un total de 440 étudiants, moins de 30 avaient obtenu la moyenne.
«Le conflit était aussi entre le directeur et les enseignants et puis la bonne volonté n’existait pas au début de la grève», a remarqué le ministre PJD qui a poursuivi «mais al hamdoulillah, la sagesse a fini par l’emporter».
Sur le point précis de l’ENCG de Tanger et de ses enseignants qui ont soit fondé une école de management privée (ESCG) soit participent activement au travail d’une deuxième école (EMCGI), Lahcen Daoudi répond que «l’inspection va y aller». Le député PJD de Tanger Abdellatif Berroho dans une lettre ouverte en date du 19 mars dernier a interpellé son camarade du PJD sur ce point du conflit d’intérêt et d’anciens de l’ENCG qui consacrent plus de temps et de ressources à leur job d’appoint plutôt qu’à leur job principal.
Lahcen Daoudi dans sa conversation avec Médias24 reconnaît que des profs censés faire «20 heures par mois dans le privé en font 20 par semaine». «L’inspection a ordre d’aller à ces écoles» a-t-il indiqué.«Je connais le dossier par cœur».
«Le privé doit embaucher. C’est fini le privé qui se base uniquement sur les enseignants du public. On veut aider le privé mais pas au détriment du public. Je ne peux pas accepter qu’un professeur du public aille enseigner dans le privé et vienne se reposer à l’ENCG».
Sur le point des écoles privés qui travaillent de cette manière, leurs agréments sont-ils valables? «Ces écoles ont un minimum possible, mais en cours d’année scolaire, elles étendent ce minimum. Les universités doivent vérifier et inspecter. C’est elles qui doivent relever ces défaillances».
Interrogé sur le point de savoir si la commission d’enquête du ministère se rendrait à Tanger «dans les prochains jours ou les prochaines semaines», Lahcen Daoudi a précisé uniquement que cela serait fait « incessamment ».
«Il y aura une inspection sur tous les problèmes soulevés et je me rendrais moi-même à Tanger pour y rencontrer les enseignants et les étudiants», a précisé le ministre de l’enseignement supérieur.
La grève s’est achevée dans la nuit de mardi à mercredi dernier avec la signature d’une charte en 9 points. Celle-ci satisfait un nombre important des revendications des étudiants notamment sur le plan pédagogique.
Fondée en 1995, l’ENCG recrute ses étudiants sur la base des notes du bac et d’un concours avec numerus clausus. Plus de 700 étudiants sont inscrits sur le campus de Tanger.
A noter qu’au niveau de la fac des sciences de Tanger sur le campus de Ziaten, administration et collectifs étudiants étaient en négociation à la veille du week-end pour mettre fin à une grève des cours qui dure depuis plus de 20 jours.
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