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Magistrats et magistrates, même combat

L’association marocaine des femmes juges compte présenter un mémorandum au parlement. Aïcha Nassiri, la juge, présidente de l’association nous en parle.  

Magistrats et magistrates, même combat

Le 12 février 2014 à 17h15

Modifié 12 février 2014 à 17h15

L’association marocaine des femmes juges compte présenter un mémorandum au parlement. Aïcha Nassiri, la juge, présidente de l’association nous en parle.  

La volonté des magistrats s’affirme de plus en plus. Les deux projets de loi organiques régissant leur profession et le conseil supérieur du pouvoir judiciaire devront correspondre à leurs attentes. Si certains, comme le Club des magistrats prônent la rupture du dialogue, d’autres comme l’association marocaine des femmes magistrates mettent en place une stratégie.

«Nous préparons un mémorandum comprenant nos propositions. Nous le présenterons incessamment devant les élus de la nation», nous explique Aïcha Nassiri, juge et présidente de l’association marocaine des femmes magistrates.

Cette déclaration intervient après deux rencontres avec Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés. «Des séances de travail durant lesquelles nous avons présenté nos remarques et suggéré des propositions au sujet des deux projets de loi organiques», explique-t-elle.

Le ministère de tutelle avait auparavant, présenté les textes en gestation pour que les membres de l’association puissent les étudier. «Les deux textes ne manquent pas d’intérêt et comportent un certain nombre de dispositions très positives. Nous avions organisé des journées d’étude avec les différents bureaux de l’association à travers plusieurs villes du royaume».

Aïcha Nassiri ne manque pas de préciser par ailleurs que «certaines de nos demandes ont été prises en compte par le département de la Justice. En revanche, pour celles qui n’ont pas retenues, nous continueront à militer pour leur adoption».

 Certaines dispositions du projet de loi organique de la magistrature exacerbent la fibre féministe de notre juge. «Nous avons toujours milité au sein de l’association pour la défense de l’égalité entre magistrats et magistrates. Et la disposition 44 va à l’encontre de notre lutte. Au décès d’une femme juge, sa famille ne perçoit plus son salaire comme pension. Et croyez-moi, les exemples ne manquent où des situations de crise sont nées !» nous confie la juge Aïcha Nassiri.

Autre point de revendicatif : la liberté d’association. «Alors que l’article 111 de la Constitution et le dahir de 1958 accordent ce droit, le projet de loi organique le verrouille», précise-t-elle. Elle conclut en estimant que «les dispositions en matière d’indépendance de la justice sont vagues. Elles nécessitent une révision, notamment en ce qui concerne la tutelle du ministère de la justice au niveau du budget du conseil supérieur du pouvoir judiciaire».

Les discussions avec les parlementaires ne manqueront certainement pas d’être passionnantes ! A suivre.

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