Un rapport parlementaire critique le pôle audiovisuel public
Le tant attendu rapport de la mission exploratoire sur le pôle audiovisuel public vient d’être présenté, lundi 27 janvier, devant la commission parlementaire de l’enseignement et de la communication.
Lancée en novembre 2012, l’étude a porté aussi bien sur la SNRT et 2M que la chaine régionale de Laâyoune. Plusieurs constats ont été dressés. Des recommandations ont été formulées.
Un organigramme dépassé
Les membres de la mission n’y sont pas allés par quatre chemins pour critiquer l’organigramme adopté par le pôle public. La SNRT, disposant de 26 directeurs centraux, a été nommément citée.
On lui reproche aussi d’avoir créé de nouvelles directions dont l’utilité n’a pu être prouvée. Le rapport recommande de mettre une place de nouveaux organigrammes pour chaque chaîne et station, prenant en considération leurs particularités.
Une gestion RH opaque
La mission a montré du doigt l’opacité dans les recrutements, la multiplicité des procédures et des contrats-types. Les choses ne s’arrangent pas en matière de promotions internes, à en croire le rapport.
Les parlementaires déplorent également que le passage du statut d’administration publique à celui de société nationale n’ait pas accompagné par un changement notable dans la façon de travailler de certains employés.
Ils recommandent de revoir les statuts en vigueur de manière à clarifier les descriptifs des postes, d’assurer une égalité des chances et de garantir la transparence dans les nominations à des postes de responsabilités.
Des moyens financiers peu diversifiés
Tributaires de la subvention publique et des recettes publicitaires, les moyens financiers du pôle public audiovisuel sont limités. Ce mode de financement crée aussi une forte dépendance des chaînes vis-à-vis de l’annonceur, ce qui impacte le choix des programmes.
Les membres de la commission parlementaire ayant travaillé sur le dossier appellent à une diversification des ressources financières tout en garantissant un seuil minimum qui assure la continuité du service public.
En limitant la dépendance aux annonceurs, l’objectif est de limiter leur influence sur le choix des programmes à diffuser. A ce propos, le rapport recommande une plus grande ouverture sur la culture.
Par contre, il souhaite que le pôle public évite de diffuser des publicités ciblant les enfants. Et comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, la commission parlementaire appelle à mettre en valeur le travail de la classe politique et des députés en leur dédiant des programmes spécifiques.
Gouvernance et production externe font deux
Le premier constat mis en exergue dans le rapport concerne la centralisation, jugée excessive, du pouvoir décisionnel, notamment au niveau de la SNRT. Mais ce n’est pas tout. Trois autres points méritent d’être relatés.
Il s’agit de la quasi-absence d’outils de contrôle et d’audit interne et de l’opacité en matière de recours à la production privée ainsi que le manque de respect des procédures requises dans le cadre des transactions publiques.
Le rapport préconise de mettre en place une stratégie claire précisant les cas de recours à la production privée ainsi que les critères retenus dans le choix des prestataires et des programmes. Il recommande aussi de rationnaliser l’achat de films et autres séries étrangères, notamment ceux doublés en darija.
Un rapport dont certaines parties sont pertinentes tandis que d’autres constituent des lieux communs. Malgré la pertinence de certains passages, le travail apparaît superficiel et peu consistant, souvent descriptif et enfonçant des portes ouvertes.
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