Aid Al Mawlid, un ou deux jours fériés? Ce que dit la loi
A l’approche du Mawlid , de nombreux salariés marocains se demandent si, officiellement, ils ont droit à un ou deux jours de congé.
Pour les administrations publiques, l’Etat prévoit en effet deux jours mais les entreprises privées ne sont pas dans l’obligation d’accorder le lendemain de la fête.
Le décret n°2.00.166 du 10 mai 2000 modifiant et complétant le décret n°2.77.169 du 28 février 1977 précise effectivement dans la liste des jours fériés qu’il fixe, que les fêtes religieuses donnent lieu à 2 jours fériés. Mais les deux décrets ne concernent que les administrations, les entreprises et la fonction publiques.
Pour les entreprises privées, c’est au décret n°2.04.426 qu’il faut se référer. Or celui-ci ne prévoit qu’un seul jour pour les fêtes religieuses. L'employeur n'a donc pas obligation d'accorder le second jour du Mouloud, sauf stipulation contraire dans une convention collective.
>>Lire aussi : Voici la date de Aid Al Mawlid 2018
Un certain nombre de conventions collectives sont conclues au sein de divers secteurs économiques comme les banques mais les syndicats déplorent le refus de l'Etat de jouer son rôle d’arbitre en imposant deux journées pour l'ensemble des activités, y compris le secteur privé.
Pour Mohammed El Ouafi, membre du secrétariat général de l’UMT, l’argument de la fuite des investisseurs avancé par l’Etat n’est pas valable et c’est le rôle d’un Etat souverain d’imposer une même loi pour tous ses citoyens.
Il dénonce aussi le non respect, par plusieurs employeurs, de l’article 217 du code du travail qui « interdit aux employeurs d'occuper les salariés pendant les jours de fêtes payés dont la liste est déterminée par voie réglementaire et pendant les jours fériés » expliquant que les sanctions encourues sont dérisoires (300 à 500 DH selon l’article 230).
Pendant que les banques et les grandes sociétés comme l’ONA, la LYDEC ou encore l’ONE, ont accepté de s’aligner dans leurs conventions collectives, sur les deux jours accordés aux fonctionnaires, d’autres entreprises se tiennent au minimum. C’est le cas notamment des centres d’appels dont les clients sont basés à l’étranger.
à lire aussi
Article : Équipementier : pourquoi le Maroc peut réclamer beaucoup plus à Puma
Signé en 2019, le partenariat entre la FRMF et Puma ne correspond plus au nouveau poids des Lions de l’Atlas dans le football continental et mondial. Entre le parcours historique au Mondial 2022, la place du Maroc dans le Top 10 mondial, le sacre continental et la perspective de 2030, la sélection nationale a changé de dimension. Puma paie-t-il encore le Maroc à sa juste valeur ?
Article : Réforme des prix des médicaments : les principales mesures de la version finale du décret
Près d'un an après son annonce au Parlement par le ministre de la Santé, le décret réformant les prix des médicaments est enfin inscrit à l'ordre du jour du Conseil de gouvernement prévu ce jeudi 9 juillet. Voici les principales dispositions de sa version finale.
Article : Mines : les projets de cuivre ouverts à l'investissement par l'ONHYM
Le cuivre n'a jamais valu aussi cher, et le Maroc entend en profiter. Autour du modèle de partenariat de l'ONHYM, projets d'exploration et unités industrielles dessinent une chaîne de valeur intégrée, de la mine à la cathode.
Article : École privée, logement, viande rouge : pourquoi les aides publiques peuvent nourrir la hausse des prix
Le crédit d’impôt pour les frais de scolarité proposé par le RNI relance une vieille question de politique économique. Une aide à la consommation améliore-t-elle réellement le pouvoir d’achat ou finit-elle par être absorbée par les prix ? Dans des marchés peu régulés, où l’offre est limitée et où la formation des prix reste opaque, la réponse n’est jamais automatique. L’argent public, censé soutenir les ménages, n’atteint pas toujours pleinement sa cible.
Article : Bourse de Casablanca : le MASI recule de 0,93% le 8 juillet 2026
La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 8 juillet 2026 en baisse. Le MASI a cédé 0,93% à 18.055,63 points, dans un volume global de 2,67 MMDH.
Article : Fonds des justiciables : la Cour des comptes contrôlera enfin les caisses des avocats
Les caisses des avocats, qui gèrent les fonds déposés par les justiciables auprès des avocats, seront désormais soumis au contrôle de la Cour des comptes, une mesure adoptée après de longs débats au Parlement.