Pressing de la CGEM avant l'adoption finale du PLF 2014
La CGEM fait le siège du gouvernement depuis plus d'une semaine. Objectif: préserver les intérêts des entreprises en faisant accepter des amendements de dernière minute qui tiennent compte de la situation réelle que connaît l'économie marocaine.
La commission des Finances de la Chambre des conseillers était en réunion lundi toute la journée. Le marathon budgétaire connaît une accélération, avec l'amendement surprise déposé samedi par le gouvernement, au sujet d'une amnistie sur les biens et avoirs détenus illégalement à l'étranger.
Mais les regards se tournent vers le patronat. En effet, après avoir critiqué le projet de Loi de Finances d'une manière assez virulente, ce fut le silence radio. Et la mouture votée par la Chambre des représentants n'a pas tenu compte des demandes de l'organisation patronale.
En réalité, la CGEM s'est affairée en coulisses.
On constate en réalité une activité fébrile de la CGEM, dans la continuité des critiques qu'elle a émise au sujet du PLF, mettant en avant les intérêts des entreprises malmenées par la conjoncture économique et par la réduction des investissements publics.
La CGEM a mené une campagne de lobbying auprès des groupes parlementaires de la première, puis la deuxième chambre. La Confédération a ensuite orienté ses efforts vers l’Exécutif.
La semaine écoulée, c’est un commando mené par Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM qui s’est activé tout azimuts.
Selon des sources ministérielles, la présidente a rencontré le Chef du gouvernement et a eu des entretiens continus tout au long de la semaine avec le ministre des Finances et le directeur général des impôts. En ligne de mire, plusieurs sujets importants comme la loi sur les délais de paiements, le butoir de TVA, l’Ecotaxe, le climat des affaires…
Chez la CGEM, ces rencontres sont confirmées, sans autre précision.
Les prochaines heures nous en diront davantage. L'impression générale, dans les coulisses gouvernementales et parlementaires, est qu'il faut s'attendre à des amendements de dernière minute tenant compte de la situation difficile que vivent les entreprises.
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