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ECONOMIE

Finances publiques : le déficit du Trésor en baisse sur un mois

Même si la comparaison par rapport à septembre 2012 est toujours défavorable avec un déficit budgétaire en hausse de 40%, le déficit du Trésor a diminué d’un milliard de dirhams sur un mois. Il s’établit désormais à 42,5 milliards de DH.  

Finances publiques : le déficit du Trésor en baisse sur un mois
Mélanie Xuereb
Le 21 octobre 2013 à 16h33 | Modifié 11 avril 2021 à 2h35

La Trésorerie générale du royaume publie sur son site internet le bulletin mensuel des finances publiques pour le mois de septembre. Elle compare ainsi la situation des finances publiques du pays à fin septembre 2013 avec celle de fin septembre 2012.

La baisse des recettes se confirme

Contrairement aux mois précédents, les recettes ordinaires, établies à 150,4 MMDH, sont en baisse de 1,2% car la baisse des recettes fiscales (-1,6%) s’est accompagnée ce mois-ci d’une légère baisse des recettes non fiscales (-0,1%).

La baisse des recettes fiscales, qui étaient de 129,4 MMDH à fin septembre, s’explique par la diminution de 1,7% des recettes de fiscalités domestiques (82,3 MMDH), qui s’est aggravée par rapport au mois dernier (-1,1%), du fait de la baisse des recettes au titre de l’IS qui se confirme (-12,2%).

En revanche, si les recettes douanières, établies à 40,3 MMDH, sont toujours en baisse (-2,2%), cette baisse est moins importante que le mois dernier (-3,3%), notamment en raison des bons résultats de la TIC sur les produits énergétiques en hausse de 5,5%, par rapport à 2012.

Les recettes non fiscales, qui s’établissent à 18,7 MMDH, sont en légère baisse (-0,1%). Cette baisse s’explique essentiellement par le fait qu’en 2012, le Trésor avait bénéficié de recettes de privatisation, alors qu’en 2013 il n’y en a pas eu.

Avec 40,4 MMDH de recettes, la TVA constitue la principale source de recette pour le Trésor (26,4% des recettes) devant l’impôt sur les sociétés (16,2%) et l’impôt sur le revenu (10,6%).

Les dépenses courantes et d’investissement sont en hausse

Le taux d’engagement des dépenses s’élève à 69% pour un taux de paiement sur engagement de 84%, soit une performance comparable à celle de fin septembre 2012.

Les dépenses émises au titre du budget général s’élèvent à 206 MMDH en hausse de 2,1%, dont 146,8 milliards pour les dépenses de fonctionnement (en hausse de 2,2%), 31,4 milliards pour les dépenses d’investissement (en hausse de 7,8%) et 27,8 milliards pour le paiement de la dette (en baisse de 3,9%).

Par rapport à la comparaison effectuée le mois dernier, notons que si la hausse des dépenses de fonctionnement continue sa décélération, les dépenses d’investissement sont reparties à la hausse (alors qu’elles étaient en baisse le mois dernier).

Les dépenses de fonctionnement continuent d’être tirées par l’augmentation des dépenses de salaires (+3% à 74,6 MMDH), d’autres biens et services (+ 16 % à 32,4 MMDH) et d’intérêt sur la dette (+19,3% à 16,5 MMDH). Notons cependant que les dépenses de compensation étaient en baisse de 8% par rapport à septembre 2012, en raison de l’entrée en vigueur des mesures d’indexation partielle.

L’évolution de la structure des dépenses d’une année sur l’autre montre une augmentation de la part des dépenses de matériel, d’investissement et d’intérêts sur la dette, conjuguée à une baisse de la part des dépenses de personnel et de compensation.

Le solde des comptes spéciaux du trésor s’élève à 3,4 MMDH. Il est en baisse par rapport à septembre 2012 où il atteignait 4,5 MMDH, mais en forte hausse par rapport au mois dernier (1,6 MMDH).

Résultat : le déficit du Trésor augmente de 40%

Le déficit budgétaire atteint ainsi 42,5 MMDH contre 30,1 MMDH un an avant, mais il était de 43,5 à fin août. Toutefois, alors que le mois dernier nous constations que le différentiel entre 2012 et 2013 se réduisait à 25%, après avoir atteint 60% en fin de premier semestre, celui-ci repart à la hausse pour atteindre 40%. Ceci s’explique notamment par les recettes de privatisation de plus de 3 MMDH enregistrées par le Trésor pour le mois de septembre 2012, alors qu’il n’y a pas eu de privatisation en 2013.

La hausse du déficit par rapport à 2012, est essentiellement financée par recours à l’endettement extérieur, la contribution de l’endettement intérieur étant quasiment stable (40,3 MMDH contre 40,4 l’an dernier).

Le fait marquant de ce nouveau bulletin de la TGR est le recul du déficit budgétaire pour la première fois de l’année 2013 à 42,5 MMDH contre 43,5 le mois dernier, et ce malgré la baisse des recettes. Il semblerait donc bien que les mesures d’indexation partielle, si elles ont fait grincer des dents, ont toutefois atteint leur objectif : donner un peu d’air au budget de l’Etat. Toutefois, le déficit reste toujours nettement supérieur à celui de l’an dernier.

Le document intégral est consultable en cliquant ici

 

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Mélanie Xuereb
Le 21 octobre 2013 à 16h33

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