Rentrées 2013 et 2014 : le français et l’anglais vont devenir des langues d’enseignement
Le secteur de l’enseignement va mal. Fouad Chafiqi, directeur du curricula au ministère de l’Education nationale, nous parle d’un projet ambitieux ; une refonte globale du programme scolaire.
L’année dernière, dans son discours du 20 août 2012, le roi avait insisté sur l’importance de l’enseignement de base. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le service pédagogique du ministère de l’Education nationale a fait en sorte d’élaborer une nouvelle approche pour l’enseignement.
La refonte du programme implique à la fois l’élaboration de nouveaux manuels scolaires et la formation continue des enseignants. Plusieurs acteurs se sont joints à la préparation du nouveau programme, mais, force est de constater qu’il est « impossible d’intégrer tout le monde », confie Fouad Chafiqi.
«D’ailleurs, il s’agit d’un rôle qui incombe au conseil supérieur de l’enseignement (CSE), que d’entamer un débat avec la société pour une consultation plus large, en s’imprégnant des expériences internationales. Sauf que l’instance a depuis longtemps été mise en hibernation après le décès de Meziane Belfkih en 2010. Désormais, après la nomination d’Omar Azziman à la tête du conseil, il sera possible d’ouvrir le débat,» conclut-il.
Pour le moment, les futurs programmes scolaires présentent plusieurs nouveautés en matière de pédagogie, talon d’Achille de l’enseignement au Maroc.
A partir de la rentrée 2013-2014, les langues seront au centre des programmes, l’enseignement sera réparti de telle sorte qu’il reprenne les mêmes thèmes, qu’il s’agisse d’enfant, de famille… etc. et ce dans les trois langues (arabe, amazigh et français). Le but étant de favoriser les 4 piliers de l’enseignement : la sociabilité, la lecture, l’expression orale et l’expression écrite. Exit donc les résumés de textes, la priorité est accordée à la production.
Autre nouveauté, à partir de la rentrée prochaine,la langue française ne sera plus uniquement une langue enseignée, mais une langue d’enseignement. Cette mesure touchera, en premier lieu, quelques branches scientifiques conformément à une note adressée par le ministre de l’Education nationale à 7 directeurs d’académies. Ce projet pilote concerne les filières scientifique et mathématique.
Suivant cette même approche, la deuxième langue étrangère, à savoir l’anglais, connaîtra une mutation. A partir de la rentrée scolaire 2014-2015, elle deviendra à son tour une langue d’enseignement dans les collèges et lycées du royaume. A ce propos, le ministère de l’Education nationale bénéficie de l’expertise du British Council avec qui il est en partenariat pour ce projet.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité du programme d’urgence lancé par l’ancien gouvernement. En effet, Fouad Chafiqi rassure : « bien que certains aspects du plan d’urgence aient été suspendus, au niveau du curricula, les améliorations suivent leurs cours. »
Pour rappel, le plan d’urgence baptisé Najah 2009-2012 lancé sous le gouvernement Abbès El Fassi prévoyait d’améliorer le système éducatif en se basant sur 5 axes : la définition d’un programme ambitieux détaillé, l’adoption d’une logique participative, assurer la proximité et la faisabilité, l’élaboration d’un dispositif de suivi rapproché et la mise en place d’une plateforme de conduite de changement.
Le dernier rapport régional de l’Unesco, publié en 2012, classe le Maroc parmi les pays qui connaissent le plus fort taux d’abandon scolaire, et révèle, par ailleurs, que le royaume accuse un retard considérable en ce qui concerne la scolarisation dans l’enseignement secondaire.
à lire aussi
Article : Festival Gnaoua : une première soirée entre traditions, fusions et ferveur populaire
À Essaouira, la première journée du Festival Gnaoua a rappelé pourquoi des milliers de festivaliers prennent la route chaque année vers la cité des Alizés. Entre parade des maâlems et créations musicales inédites, la ville a vibré au rythme des traditions, des fusions et d'une ferveur populaire intacte.
Article : OCP Nutricrops renouvellent son partenariat avec le Bangladesh pour l'approvisionner en engrais phosphatés
OCP Nutricrops, filiale du Groupe OCP spécialisée dans le développement de solutions de nutrition des sols et des plantes, et la Bangladesh Agricultural Development Corporation (BADC), organisme public rattaché au ministère de l’Agriculture du Bangladesh, ont officialisé le renouvellement de leur accord d’approvisionnement annuel.
Article : Vague de chaleur dès dimanche 28 juin, jusqu’à 45°C dans plusieurs provinces
De fortes chaleurs sont attendues du 28 juin au 1er juillet, avec des températures oscillant entre 38 et 45°C selon les régions. Plusieurs provinces seront placées en vigilance orange.
Article : Bourse : après un repli de 5% depuis le début de l'année, où en est le secteur agroalimentaire ?
Le secteur agroalimentaire coté à la Bourse de Casablanca recule de près de 5% depuis le début de l'année, une contre-performance légèrement supérieure à celle du MASI (-4,2%). Derrière cette évolution se cachent toutefois des trajectoires contrastées. Si Mutandis tente de tourner la page d'une année 2025 difficile, Cosumar traverse une phase de transition avant un rebond attendu, et Lesieur Cristal cherche à restaurer durablement ses marges.
Article : Le Trésor lève 660 MDH sur les maturités de 52 semaines et 2 ans lors de l'adjudication du 24 juin
Le Trésor a retenu 660 millions de dirhams lors de l'adjudication des bons du Trésor du 24 juin 2026. Les levées ont porté sur les maturités de 52 semaines et de 2 ans, tandis que la ligne à 13 semaines n'a fait l'objet d'aucune adjudication.
Article : CDM 2026. Maroc-Pays-Bas, un seizième mémorable s’annonce
En s’imposant face à la Tunisie (3-1), ce jeudi 25 juin, les hommes de Ronald Koeman terminent en tête du groupe F et affronteront donc les Lions de l’Atlas, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à Monterrey, au Mexique (2h). Un seizième de finale qui s’annonce chargé en émotion, aussi bien pour certains internationaux que pour les supporters marocains.