CDM 2026. Maroc-Pays-Bas, un seizième mémorable s’annonce
En s’imposant face à la Tunisie (3-1), ce jeudi 25 juin, les hommes de Ronald Koeman terminent en tête du groupe F et affronteront donc les Lions de l’Atlas, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin à Monterrey, au Mexique (2h). Un seizième de finale qui s’annonce chargé en émotion, aussi bien pour certains internationaux que pour les supporters marocains.
Un fil historique relie le Maroc, les Pays-Bas et le Mexique, où les deux sélections se croiseront en seizième de finale de la Coupe du monde 2026 à Monterrey, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin (2h).
Une histoire qui remonte au siècle dernier. Elle raconte autant d’enjeux sociaux que sportifs, tous réunis autour de la passion du football et de l’attachement au Maroc.
Il y a d’abord eu ces hommes majoritairement originaires du Rif, qui ont traversé la Méditerranée au crépuscule des années 1970 pour s’installer aux Pays-Bas. Puis ce fut au tour des générations suivantes d’entretenir ce lien avec leur pays d’origine sans faillir.
C’est ainsi que Sofyan Amrabat, Noussair Mazraoui, Anass Salah-Eddine et Ismaïl Saibari ont laissé parler leur cœur au moment de choisir de porter les couleurs du Maroc.
Si les mauvaises langues ont longtemps pensé que certains internationaux avaient choisi de représenter l’équipe nationale faute de pouvoir être sélectionnés avec leur pays de naissance, il leur sera aujourd’hui difficile d’étayer cette thèse.
Et l’on peut d’ores et déjà vous assurer que la charge émotionnelle qui accompagnera Noussair Mazraoui et certains de ses coéquipiers risque davantage de les sublimer que de les inhiber.
Ils seront portés par le soutien des 44 millions de Marocains disséminés à travers le monde, et en particulier par celui de la diaspora établie aux Pays-Bas, forte de plus de 400.000 personnes.
Et si vous pensez que l’on s’éloigne un peu du terrain, dites-vous bien que le Mexique occupe lui aussi une place particulière dans l’histoire du football marocain.
Mexico 1986, Coupe du monde 1994...
Car même pour ceux qui n’étaient pas nés à l’époque, nous avons tous, tôt ou tard, entendu le récit de la bande à Zaki, qui s’était qualifiée pour le second tour lors de l’édition 1986. Une première pour un pays arabe et africain.
Si le parcours des Lions de l’Atlas s’était arrêté en huitième de finale face à l’Allemagne de l’Ouest (vraiment une autre époque), le souvenir de cette épopée perdure.
On pourrait s’arrêter là, mais cette rencontre entre le Maroc et les Pays-Bas est décidément riche en symboles. Les deux sélections ne se sont affrontées qu’une seule fois en compétition officielle.

Notamment lors d’un match de groupe du Mondial 1994, déjà organisé dans cette partie du globe, aux États-Unis. Un mauvais souvenir, cette fois, puisque le Maroc avait quitté la compétition après trois défaites en autant de rencontres, dont celle face aux Pays-Bas.
Autre tranche de mémoire moins réjouissante, la dernière confrontation entre les deux équipes, conclue par une victoire des Oranje en match amical (2-1), le 31 mai 2017.
Mais pour conclure sur une note plus optimiste, ressortons du tiroir des souvenirs, ce succès à Arnhem en 1999, grâce à des réalisations de Youssef Chippo et Salaheddine Bassir.
Et ce n’est pas parce que les Néerlandais ont terminé en tête de leur groupe, avec deux victoires et un match nul, qu’ils sont pour autant imbattables. L’histoire l’a déjà prouvé.
Visa nécessaire pour suivre les Lions de l'Atlas au Mexique ? L'ambassade du Maroc répond
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