Le déficit budgétaire s’accentue à fin juillet

L’Etat n’arrive pas à renverser la donne. Les recettes baissent, les dépenses augmentent et le déficit se creuse… Les recettes ont atteint plus 117 milliards de DH à fin Juillet, les dépenses, elles, plus de 156 milliards.  

Le déficit budgétaire s’accentue à fin juillet

Le 22 août 2013 à 16h20

Modifié 22 août 2013 à 16h20

L’Etat n’arrive pas à renverser la donne. Les recettes baissent, les dépenses augmentent et le déficit se creuse… Les recettes ont atteint plus 117 milliards de DH à fin Juillet, les dépenses, elles, plus de 156 milliards.  

Le déficit a atteint à fin juillet 39,5 milliards de DH, contre de 24,3 milliards un an auparavant. Les chiffres de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) sont inquiétants.

 

Les impôts directs et indirects, principales ressources du Trésor, ont tous les deux baissé à fin juillet 2013 par rapport à la même période de l’année précédente.

La baisse des impôts directs (-3%) est due principalement au recul de 11,7% des recettes des impôts sur la société (IS) à 22 milliards de DH.

Les recettes douanières ont également baissé. Les droits de douane ont reculé de 20%, la TVA de 1,7%. Les importations en effet sont en recul ces derniers mois, comme l’a relevé l’office des changes dans sa dernière note.

En revanche, les droits d’enregistrements et de timbre ont augmenté pour atteindre 7,9 milliards de DH. Une hausse expliquée par le réaménagement du barème de la taxe spéciale annuelle sur les véhicules automobiles entrée en vigueur le 1er janvier 2013, mais aussi par la réalisation d’une recette de 220 millions de DH au titre des droits d’enregistrement sur les opérations de cession d’actions de certaines sociétés non cotées en Bourse et enfin par le relèvement du taux réduit de 3% à 4% du droit d’enregistrement pour l’acquisition de locaux construits et de terrains à lotir ou à construire.

Les frais de fonctionnement pèsent lourd sur les finances publiques

Les dépenses ont augmenté de 5,6% par rapport à la même période de l’année écoulée. Elles ont atteint 156 milliards de DH. Cette augmentation est due à la hausse des dépenses de fonctionnement (+5,5%), la hausse des dépenses d’investissement de 5,2% et enfin la hausse de 6,2% des charges de la dette budgétisée.

Pour ce qui est des dépenses de fonctionnement, les salaires ont atteint 56,2 milliards de DH. Soit une hausse de 5% en un an. Et pour cause : la hausse de la masse salariale et des rappels. Le personnel s’accapare la plus grande partie des dépenses du Trésor.

Les dépenses des biens et services ont également augmenté (+23%), elles ont atteint 27,8 milliards de DH. Ces dépenses prennent en compte les transferts au profit de la Caisse marocaine de retraite qui se sont élevés à 5,9 milliards de DH.

Les dépenses d’investissement ont connu une hausse de 5,4%, passant de 23,7 milliards de DH à fin juillet 2012 à 25 milliards de DH à fin juillet 2013.

En revanche, une bouffée d’air du côté de la compensation, grâce à une diminution de 5,2%. Les émissions au titre de la compensation mois ont atteint 30 milliards de DH en 7 mois, soit 1,6 milliard de DH de moins qu’un an auparavant. Une baisse due, évidemment, à la dégringolade du cours du pétrole durant ces sept premiers mois de 2013.

L’Etat recourt à l’emprunt pour financer son fonctionnement

La totalité des dépenses d’investissement et une partie des dépenses ordinaires ont été financées par le recours à l’emprunt.

Le besoin en financement a atteint 44 milliards de DH, et pour y remédier, le Trésor a recouru principalement au financement intérieur, plus de 36 milliards de DH sous forme d’adjudications, de dépôts au Trésor et de compte courant à Bank Al Maghrib.

Le pays emprunte non seulement pour investir mais également pour couvrir les frais de son fonctionnement. Une situation critique et qui perdure. Il faudra attendre  la fin de la crise politique pour que le gouvernement se penche sérieusement sur la question.

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