Immobilier de bureau : les transactions montent en flèche
Représentant à peine 1% du marché, l’immobilier de bureau a connu une forte hausse durant le deuxième trimestre de l’année. Côté prix, le baromètre est à la baisse, à l’instar de la plupart des segments du secteur.
L’immobilier de bureau reprend des couleurs et ce, chiffres à l’appui. Ces derniers émanent de Bank Al Maghrib qui vient de publier son baromètre de l’immobilier pour le deuxième trimestre de l’année. Ce document fait le point sur l’évolution trimestrielle des prix et des transactions portant sur le résidentiel, le foncier et le commercial.
Durant cette période, le nombre d’opérations de vente enregistrées sur le segment bureau a fait un bond quantitatif de +28,7%, soit la hausse la plus importante, toutes catégories confondues. La moyenne globale enregistre un taux 22,8%.
Précisons tout de même qu’il s’agit-là d’une variation par rapport au premier trimestre 2013. Car, si l’on calcule l’évolution des transactions portant sur l’immobilier de bureau en glissement annuel, ce ratio chute considérablement pour se fixer à… 0%.
Côté prix, la tendance est exactement à l’opposé. En effet, les prix ont connu une baisse remarquable par rapport à l’année passée. La diminution est de l’ordre de -8%. Il s’agit là aussi de la plus forte baisse du secteur.
Preuve en est : la variation moyenne du secteur est d’à peine -1,6%. Toutefois, cette évolution à la baisse est beaucoup moins significative si l’on se réfère au comparatif trimestriel. Ce dernier affiche un taux négatif de -1,9%.
Par ailleurs, et malgré les bonnes performances réalisées en matière de transactions, l’immobilier de bureau demeure encore le parent pauvre du secteur. Il représente à peine 1% du volume global des ventes, soit quelque 280 opérations concrétisées au troisième trimestre de cette année. A ne pas confondre avec l’immobilier commercial qui représente quant à lui 6,3% du total des transactions.
Par ailleurs, le secteur reste dominé par des opérations portant sur les appartements (64,7%), suivies des terrains urbains (22%). Les maisons ainsi que les villas représentent moins de 8% dans l’ensemble des opérations conclues.
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