Automobile : 360 millions de dirhams d’investissement en plus

Leoni, Yazaki, Snop, Delsur et Ceci vont créer de nouvelles unités industrielles ou amplifier leur présence dans le pays. 15% de l’investissement est pris en charge par le Fonds Hassan II.  

Automobile : 360 millions de dirhams d’investissement en plus

Le 7 août 2013 à 14h19

Modifié 7 août 2013 à 14h19

Leoni, Yazaki, Snop, Delsur et Ceci vont créer de nouvelles unités industrielles ou amplifier leur présence dans le pays. 15% de l’investissement est pris en charge par le Fonds Hassan II.  

Le ministère de l’Industrie et le Fonds Hassan II pour le développement économique ont signé à Rabat six contrats d’investissements dans le secteur de l’automobile.

Il s’agit de la création d’unités industrielles, et l’extension de celles déjà existantes, opérant dans les différents métiers de la chaîne de valeur du secteur automobile ; allant de l’injection et l’assemblage des pièces en plastique à la fabrication de composants pour véhicules passant par le câblage automobile et le découpage de pièces métalliques.

Ces projets nécessiteront une enveloppe de 360 millions de dirhams, dont 15% supportés par le Fonds Hassan II. Le fond interviendra à hauteur de 30% au niveau de la construction des bâtiments et le reste pour l’équipement.

Delsur et Ceci créent des usines à Tanger

Une nouvelle unité industrielle verra le jour à la zone franche de Tanger. Nommée Process industriel Delsur, elle a été créée par l’équipementier espagnol Delsur, pour accompagner les projets de ses principaux clients, des entreprises multinationales comme  Antolin, Valeo ou Jobelsa.

La Centrale d’équipement et de carrosserie industrielle (Ceci), seule entreprise marocaine concernée par ces contrats, va créer une unité de fabrication de composants pour les véhicules, pour ses clients Renault, Volvo, Isuzu ou encore Mitsubishi. L’investissement a nécessité une enveloppe de 63 millions de dirhams.

Leoni, Yazaki et Snop s’étendent

Leoni Bouskoura compte réaliser une extension de son activité industrielle pour répondre à son principal client Peugeot. Ce projet compte créer 400 emplois.

Leoni Aïn Sebaâ, va augmenter la capacité de sa production afin de satisfaire son client Renault Tanger Méditerranée.

Yazaki va également augmenter sa capacité de production pour répondre aux besoins de ses clients Renault, PSA, Ford et Nissan.

Enfin Snop, le fournisseur automobile français, compte étendre son activité de production des pièces métallique découpées et embouties. L’extension de son usine à la zone franche de Tanger voudrait répondre à la demande des usines de Renault à Tanger, au Brésil et en Russie, mais aussi à celles de PSA. Ce projet devrait générer plus de 317 millions de dirhams de chiffre d’affaires destiné à l’export.

Des retombées directes et indirectes sur le Maroc

Le projet devrait générer à terme 1.060 emplois directs et un chiffre d’affaire à l’export de plus de 870 millions de dirhams.

« L’idée est de construire une plus forte valeur ajoutée du secteur automobile », explique à Médias 24 Abdelouahed Rahhal, chef de division des industries automobiles, aéronautiques et électroniques au sein du ministère de l’Industrie.

« Auparavant, le Maroc se contentait des métiers du câblage et de l’assemblage avec une valeur ajoutée minime. Une autre configuration a vu le jour avec l’arrivée de Renault. Des pièces plus complexes et de haute valeur ajoutée sont aujourd’hui produites au Maroc », nous explique Abdelouahed Rahhal, confiant.

Sur les six conventions signées aujourd’hui, une seule entreprise est marocaine.

« Au Maroc, nous avons besoin du savoir faire, du transfert technologique et d’un accès au marché. Les entreprises étrangères qui viennent s’installer ici nous permettent cela » poursuit-il.

Le ministère de l’Industrie avec Renault Maroc et l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile sont en train de réaliser une feuille de route pour le secteur automobile. Ce plan d’action préconise le développement du partenariat industriel.

L’exemple roumain

Le ministère de l’Industrie s’est penché sur le cas de la Roumanie, pour savoir comment ce pays, qui abrite le même constructeur que le Maroc, en l’occurrence Renault, a pu développer une industrie automobile. « Enseignement : l’ouverture au partenariat industriel. Cela nous permet surtout d’avoir accès au marché mondial », explique Abdelouahed Rahhal

Le Maroc table, entre autres, sur l’industrie automobile pour équilibrer sa balance commerciale et générer de l’emploi. L’objectif est ambitieux : créer 70.000 emplois, générer 12 milliards de dirhams de PIB additionnels et des exportations estimés à 22 milliards de dirhams.

« S’il y a un secteur qui réalisera ses ambitions c’est bien le secteur de l’automobile », nous assure, confiant, le chef des industries automobiles au sein du ministère de l’Industrie. « Les prévisions de Renault sont prometteuses. Le Maroc se positionne au niveau de l’automobile moyen et low-cost. Et par gamme de véhicules qui sont affectés par la crise, le low cost est très peu touché. Si nous n’étions pas aussi confiants, Renault  n’inaugurerait pas une deuxième ligne de production en novembre prochain ».

Depuis 2009, l’industrie automobile a créé près de 31.500 postes d’emplois et a généré un chiffre d’affaires à l’export de 13 milliards de dirhams.

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