Tamarod Maroc suscite surtout des interrogations
Le mouvement Tamarod serait-il en train de s’effriter ? Existe-t-il en dehors de Facebook ou s’agit-il seulement d’un mouvement de contestation virtuelle comme tant d’autres ? En un mot comme en mille, le mouvement va-t-il marcher, sans jeu de mots?
Ce sont des questions que l’on est en droit de se poser, surtout que les clivages - virtuels toujours – ne font que s’accentuer.
«Nous nous sommes réunis le weekend dernier avec les différents groupes Tamarod pour trouver un accord sur la manière de mener la contestation», nous déclare Amar al-Wafi, co-fondateur et porte-parole de la première page Facebook, qui compte, à l’heure où ces lignes sont écrites, 840 «fans» !
Désaccord entre les différents groupes Tamarod
Comme les différents groupes Tamarod ne se sont pas mis d’accord sur les revendications, c’est-à-dire sur l’essentiel, certains ont décidé de boycotter la première marche, prévue pour le 17 août.
«Des pages, créées longtemps après la nôtre, tentent de nous voler la vedette. Vu qu’aucun terrain d’entente n’a été trouvé, nous avons pris la ferme décision de ne pas répondre à l’appel du 17 août», poursuit notre source, qui précise toutefois que toutes les revendications sont maintenues, de la chute du gouvernement de Benkirane à l’instauration d’une monarchie parlementaire, en passant par la dissolution du parlement et le changement de la constitution.
De quels moyens de pression comptent-ils se servir pour faire entendre leurs voix ? On n’en saura rien. Tout ce que l’on sait pour l’instant, c’est que le mouvement risque d’investir la rue, met-on en garde, si ses revendications ne sont pas prises en considération.
Notre interlocuteur nous indique, par ailleurs, que des alliances pourraient être conclues avec tous les partis dont les idées sont proches du mouvement contestataire virtuel.
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