Ce matin au Maroc
Immobilier, indice des prix. L’indice des prix en préparation par la Fédération nationale des promoteurs immobiliers et la direction des Impôts accuse du retard. Prévu pour juin 2013, il ne sera finalisé que vers la fin de l’année en cours, selon les pronostics de la FNPI. Pour l’instant, seuls les prix de 14 quartiers sont remis au fisc. Le challenge étant de couvrir toute la capitale économique dans le cadre du projet pilote. Gaz butane, ramadan. Le ministère de l'Energie a pris toutes les mesures nécessaires pour assurer l'approvisionnement normal du marché national en produits pétroliers, particulièrement le gaz butane, annonce un communiqué du ministère et ce en matière de quantités, de prix et de poids des bouteilles de gaz. EGYPTE. Tourisme. Le Caire, Héliopolis et le Sinaï ont été retirés des catalogues des voyagistes français. Les T.O. français appellent à «plus de précaution» et «de vigilance» dans ce pays, pour les prochains jours.
La Bourse du Caire a voté. Les épargnants et les investisseurs ont salué l’éviction de Morsi : L'indice EGX 30, en Egypte, a bondi de 7,3 %, sa plus forte progression depuis presque un an.
Les dirigeants des Frères musulmans embastillés. Les principaux dirigeants des Frères musulmans ont été arrêtés hier jeudi.
Le Guide suprême de la confrérie Mohamed Badie a été arrêté pour "incitation au meurtre de manifestants", son numéro 2 Khairat al-Chater est sous le coup d'un mandat d'arrêt, et le chef du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), vitrine politique du mouvement islamiste, Saad eL-Katatni a également été arrêté.
Journée-test. Les Frères musulmans appellent à un «vendredi du refus» aujourd’hui, jour de prière et de repos hebdomadaire. Ils annoncent des manifestations «millionnaires». M. Ghariani, président du Conseil national des droits de l’Homme, a présenté hier sa démission en signe de protestation contre le coup de force militaire.
Attaque terroriste. Au Sinaï, une attaque de militants islamistes ce vendredi contre des postes de police et militaire a fait un mort et deux blessés parmi les soldats. Les médias égyptiens prévoient une recrudescence de ce genre d’attaques, et pas seulement dans la péninsule du Sinaï.
Un cadeau pour Gaza ? Un général égyptien a déclaré hier à la chaîne Dream tv, que les Frères musulmans avaient promis au Hamas un morceau du Sinaï, sur une profondeur de 40 km.
Retour à la case départ. Si les Frères musulmans ne sont pas réintégrés rapidement dans le jeu politique, le pays risque de se retrouver rapidement au statu quo ante, celui qui consistait à choisir entre le régime Moubarak, autoritaire et carnassier ; et le système des Frères, liberticide et tout aussi autoritaire. Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir à court et moyen terme.
Un mouvement Tamarrod en Tunisie et … au Maroc. Tamarrod ou rébellion, est le mouvement spontané, lancé par des jeunes, et qui a organisé les gigantesques manifestations du 30 juin, fatales à Morsi. En Tunisie, un mouvement similaire est né, et semble prendre une certaine importance. Cependant, contrairement à l’Egypte, le Parti tunisien Ennahdha gouverne avec deux alliés laïcs qui lui ont servi de façade et de bouclier.
Au Maroc, on a vu quelques initiatives intitulées Tamarrod, sur Facebook et sur Twitter et consistant à appeler au renversement du PJD.
Sept filles et deux garçons. Les principaux dirigeants du mouvement égyptien Tamarrod étaient réunis hier soir sur le plateau d’une chaîne égyptienne. L’ironie de l’histoire a voulu que sur les 9 membres, 7 soient des filles toutes jeunes, considérées par Morsi et sa confrérie dans le meilleur des cas, comme «complémentaires» de l’homme.
Les révolutions confisquées. Les jeunes des pays du printemps arabe s’étaient soulevés pour le travail, la liberté et la dignité et les peuples se sont retrouvés à discuter de l’identité, de la foi et de la charia. Morsi représentait, à n’en point douter, une contre-révolution.
Au commencement, était la légitimité. La destitution de Morsi sonne l’échec momentané de la révolution égyptienne puisque le processus démocratique et constitutionnel est en panne.
Les pays arabes constituent à se balancer entre légitimité religieuse et légitimité de la force et n’arrivent pas à imposer la légitimité du droit. Là, réside toute la question. C’est pour cela « qu’entre la dictature et la guerre civile », il n’y a rien.
Heurts police-immigrés clandestins. Des heurts dans la région de Nador ont opposé mercredi matin des forces de police à quelque 200 immigrés sub-sahariens en situation illégale, selon des sources associatives.
Laboratoire de tests textiles. SGS vient de créer un laboratoire de tests à Casablanca. Le laboratoire est accrédité pour vérifier la conformité à la nouvelle norme ISO 17025. En plus des tests, SGS Maroc offre des services de vérification et d'inspection.
Amazigh. Après les révolutions, la Tunisie et la Libye redécouvrent leurs racines amazighes qui étaient occultées sous les dictatures. Le mouvement amazigh en Libye a tiré profit de l'expérience marocaine dans le domaine de la promotion de la langue et de la culture amazighe, a affirmé, jeudi à Rabat, le chercheur et militant amazigh libyen, Oumadi Madghis.
"Les Libyens tirent profit de l'importante expérience cumulée par le Maroc dans le domaine de la promotion de la culture amazighe depuis les années 60, à travers notamment les actions de l'Institut royal de la culture amazigh (IRCAM)", a-t-il indiqué lors d'une rencontre organisée par l'Observatoire amazigh des droits et des libertés sur "l'Amazighité en Libye", animée par le chercheur Ahmed Assid.
Après la révolution du 17 février 2011, la Libye, a-t-il ajouté, a réalisé plusieurs acquis en faveur de la langue amazighe, à travers son intégration dans le système d'enseignement et le lancement d'une chaîne TV et de radios amazighes.
Bilan de l’action gouvernementale, dit-il. Le Conseil de gouvernement a adopté, au cours des deux derniers mois, plus de 40 textes juridiques et avalisé 30 nominations à des hautes fonctions, ce qui reflète l'important bilan législatif de l'Exécutif, a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.
Ces textes juridiques (projets de loi et de décret) constituent 20 pc des 200 textes approuvés par le gouvernement jusqu'à avril dernier, a précisé M. El Khalfi lors d'un point de presse à l'issue du Conseil de gouvernement, ajoutant que 50 pc des textes adoptés concerne le domaine social.
Le nombre de nominations à de hautes fonctions, dont les concours ont été annoncés jusqu'à la fin de la semaine dernière, a atteint 200, a-t-il fait savoir.
Par ailleurs, le ministre a relevé que les projets inhérents aux conseils et établissements relatifs à la mise en œuvre de la Constitution sont prêts ou dans la dernière phase d'adoption au parlement, faisant observer que cette action s'est faite selon une approche participative.
"Ce qui importe, c'est l'implication du gouvernement dans la mise en œuvre de nombre de politiques", a dit M. El Khalfi, déplorant l'existence de "quelques obstacles qui ont toutefois été transcendés grâce à la solidarité et à l'action intensives".
M. El Khalfi a, par ailleurs, passé en revue certaines données et indices relatifs au bilan de l'action gouvernementale durant le premier semestre de l'année 2013 en matière socio-économique, faisant état d'une hausse de 48 pc des indicateurs de l'investissement étranger au Maroc au cours des quatre premiers mois de l'année en cours, la hausse des recettes touristiques, l'amélioration des transferts des Marocains résidant à l'étranger (MRE), outre la diminution de 20 pc du nombre de grèves.
Il a de même évoqué l'action du gouvernement aux sujets des Assises nationales sur la réforme fiscale, la conférence nationale sur la santé, l'amélioration du climat des affaires, les réunions du gouvernement consacrées aux préparatifs du mois de ramadan, l'opération transit des MRE ou encore les préparations pour l'élaboration du projet de la loi de finances 2014.
Le cadre général, comme l'a indiqué le chef de l'Exécutif devant le conseil de gouvernement, consiste en un processus de réformes, a précisé M. El Khalfi, ajoutant que "les réformes avancent et commencent à apporter leurs fruits".
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