Hydrocarbures: moins de 8% des recettes reviennent aux pays les plus pauvres
Moins de 8% seulement des recettes générées par les hydrocarbures reviennent aux pays producteurs les plus pauvres, a affirmé mardi à Genève l'envoyé spécial de la Banque mondiale, Mahmoud Mohieddine.
«Cette situation est d'autant plus regrettable que la tendance est à la baisse des cours des matières premières», a-t-il déploré lors du débat de haut niveau organisé par le Conseil économique et social de l'ONU avec les institutions financières internationales sur les perspectives économiques mondiales.
L'économiste et ancien ministre égyptien a plaidé pour que les ressources soit efficacement mobilisées et correctement utilisées au niveau national. «Il faut maximiser l'impact de l'aide publique au développement et lever les barrières à l'accès aux pays de l'OCDE, mesures qui auraient des retombées positives pour les pays en développement», a-t-il estimé.
Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires économiques et sociales, Wu Hongbo a relevé, de son côté, que malgré les difficultés liées à la crise financière, des progrès significatifs ont pu être accomplis dans le combat contre la pauvreté et la famine.
Il s'est toutefois interrogé sur les perspectives de réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement d'ici la date butoir de 2015.
Pour le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, le moyen le moins coûteux de stimuler la croissance économique internationale, et donc de réduire le chômage et la pauvreté, consiste à œuvrer pour une reprise du commerce mondial. L'OMC recommande que les prochains objectifs de développement mettent l'accent sur l'intégration des pays en voie de développement dans le commerce mondial, a-t-il dit.
Pour sa part, le secrétaire général de la CNUCED, Supachai Panitchpakdi, a mis en garde contre la progression très inquiétante du chômage des jeunes et contre le risque de désaffection des populations. «A quoi ressemblerait le monde si quatre milliards de personnes devaient s'opposer au système actuel?», s'est-il demandé en substance.
Ce débat de haut niveau, qui a eu lieu à l'occasion de la session de fond du Conseil économique et social de l'ONU, a notamment porté sur les incidences de la conjoncture économique sur la réalisation des objectifs internationaux du développement et permis de tracer les contours d'un accord mondial sur les objectifs post-2015 en la matière.
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