Santé : la conférence nationale débouchera sur une charte
La deuxième conférence nationale sur la santé, lancée hier à Marrakech, invite toutes les parties prenantes à apporter leur contribution à l’élaboration de la charte nationale de la santé. Mais quatre syndicats boycottent la conférence.
La deuxième conférence nationale sur la santé a débuté hier, lundi 1er juillet à Marrakech, et tout laisse à croire qu’elle constituera un tournant dans l’orientation du Maroc en matière de santé. Et pour cause, une lettre royale, parvenue peu de temps avant le début des travaux de la conférence, ne figurant même pas dans le programme de la conférence, rajoute davantage de pression sur participants aux travaux. Le message est clair, le Roi veut une charte à l’issu des trois jours que dureront les assises !
Cette manifestation se veut être une plateforme participative, comptant sur la participation des partenaires sociaux de la société civile, des institutionnels, des assureurs, des professionnels de la santé et spécialement des syndicats. D’ailleurs, ces derniers n’ont pas tous joué le jeu. Quatre syndicats boycottent la conférence nationale ; l’UGTM, la CDT, le FDT et le SNESUP.
Dans une déclaration exclusive accordée au micro de Médias 24, le ministre de la Santé El Houssaine Louardi dit s’y être attendu : «tout cela à commencé le 5 avril 2012, lorsque nous avions appelé tous ceux qui ont une opinion et tous les partenaires à s’exprimer dans le cadre du projet de collecte d’avis «intidarat». Ces syndicats ont refusé d’y prendre part. C’est d’ailleurs leur droit».
Le ministre renouvelle toutefois l’appel : «ma main reste tendue à ces syndicats. Je leur dis que le ministère de la Santé n’a jamais rejeté une proposition et n’en rejettera jamais aucune, pourvu qu’elle participe à l’amélioration du système de santé».
Selon Addi Bouaarfa secrétaire général santé ODT, présent aux travaux de la conférence, il ne s’agirait que de «règlements de compte entre politiques, les syndicats qui boycottent entravent les importants chantiers nationaux pour servir leur propres intérêts politiques». Actuellement, ils sont 8 syndicats à participer aux travaux des assises.
Aujourd’hui, les différents syndicats auront entre 15 et 20 minutes pour exprimer leur avis, recommandations ou critiques, et apporter une pierre à l’édifice de la charte qui verra promptement le jour. «La charte doit être élaborée très bientôt, conformément aux attentes royales, exprimées dans le lettre d’ouverture», nous confie Jilali Hazim, directeur de la planification au sein du ministère de la santé.

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