Taib Aisse : «J’invite les absents à se joindre à nous, lors d’un prochain événement»
Taib Aisse, président d'Amal Entreprises, s'exprime sur l'absence de la CGEM à la rencontre entre hommes d'affaires marocains et turcs lundi après-midi à Rabat.
Le Premier ministre turc, chef du gouvernement de la 16ème économie mondiale, arrive au Maroc accompagné de 350 chefs d’entreprises de son pays. La rencontre entre hommes d’affaires des deux pays a eu lieu ce lundi après-midi à Rabat. La CGEM était la grande absente. Comment le Maroc peut-il rater un tel rendez-vous ? Car quel que puisse être le mérite de l’association Amal qui a organisé la rencontre maroco-turque, elle ne saurait remplacer l’organisation historique laquelle, invitée, a préféré décliner.
Taïb Aisse, président de l’association patronale Amal, prend avec philosophie le boycott par la CGEM de la rencontre maroco-turque organisée aujourd’hui à Rabat. Par ailleurs, il réfute toute obédience politique de l’association.
Quelle pensée vous inspire le boycott de cette rencontre par la CGEM ?
Quand nous avons organisé cet événement, nous avons invité tous les acteurs économiques, chambres de commerce, associations patronales, CGEM ainsi que des ministres. Nous remercions tous ceux qui se sont présentés aujourd’hui. Quant à ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous, je leur dis que je comprends leurs raisons et que j’espère qu’ils seront des nôtres lors d’un prochain événement.
Dans les milieux d’affaires, on associe Amal au PJD et à l’AKP turc.
C’est totalement injustifié. Notre association a une vocation purement économique. Ceux qui veulent faire de la politique n’ont qu’à adhérer à des partis. Par ailleurs, au sein de l’association, cohabitent plusieurs sensibilités qui n’engagent en rien la structure elle-même. D’ailleurs, la majorité des adhérents n’ont pas de couleur politique.
Quels sont vos futurs projets ?
Nous travaillons sur l’organisation d’un forum maroco-africain, prévu pour fin juin, ainsi que sur l’International Business Forum programmé pour novembre; 80 pays y seront représentés.
Vous êtes expert-comptable à la base. Pourquoi avoir pensé à créer une association professionnelle ?
Pour une raison toute simple : travailler ensemble en mutualisant les coûts dans le but de renforcer les capacités de l’entrepreneur national.
Combien comptez-vous d’adhérents ?
Nous allons bientôt atteindre le cap des 500 membres.
Mais qu’est ce qui vous différencie de la CGEM ?
Nous ne cherchons pas à nous différencier, mais à nous identifier par rapport à des valeurs qui sont les nôtres. Nous privilégions le travail de proximité avec l’entreprise marocaine, afin de mieux la sensibiliser…Que ce soit au niveau des PME, des grandes entreprises, ou au niveau sectoriel en général : Industrie, agriculture, commerce…notre champ d’action se veut très large.
L’association Amal est née en 2004, mais elle n’a réellement à faire parler d’elle qu’en 2011 ?
Je ne partage pas cet avis. Depuis notre création, nous n’avons eu cesse d’organiser des forums sur le plan national. Beaucoup nous connaissent depuis le démarrage de notre activité, d’autres viennent d’entendre parler de nous, certains ne nous connaissent pas encore et c’est tout à fait normal. Cela fait partie de l’évolution normale de l’association.
Etes-vous membres de la CGEM ?
Personnellement, je ne le suis pas, mais plusieurs membres d’Amal sont également membres de la CGEM.
Etes-vous PJDiste ?
Je n’ai pas le temps de faire de la politique. Peut-être en aurai-je dans le futur…
À découvrir
à lire aussi
Article : Santé : lancement effectif du groupement sanitaire territorial Casablanca-Settat
Réuni mercredi 10 juin à Casablanca sous la présidence d’Aziz Akhannouch, le premier conseil d’administration a adopté le programme d’action et le budget 2026 de cette nouvelle structure, appelée à piloter une offre publique de soins qui compte 376 établissements de santé primaire et près de 4.943 lits dans la région la plus peuplée du Royaume.
Article : Batteries : à Jorf Lasfar, Falcon veut produire le graphite qui manque au Maroc
Sans graphite, pas de batterie électrique. C’est ce maillon discret, mais indispensable, que Falcon Energy Materials veut produire à Jorf Lasfar. Retardée par l’arrivée d’équipements depuis la Chine, son usine pilote s’apprête à démarrer. Mais avant la grande unité prévue à l’horizon 2028, l’entreprise doit franchir l’étape qui décidera de tout : convaincre les industriels de la batterie que le produit marocain peut entrer dans leurs chaînes d’approvisionnement. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce grand pari industriel pour le Maroc.
Article : Exclusif. OCP reprend sa pleine cadence de production d'engrais
Depuis quelques semaines, le groupe OCP est scruté de près à cause d’un contexte tendu. Crise d’Ormuz, hausse du soufre, des milliards contractés en dette, annonce de réduction de la production… Le tout assoit l’idée que le groupe traverse une crise sans précédent. La réalité est plus nuancée et plus intéressante. Fin mai, le groupe a pris une décision qu’il nous a confirmée en exclusivité : remonter à 100 % de ses capacités de production d’engrais d’ici fin juin. Une annonce à rebours de toutes les lectures faites jusque-là. Révélations.
Article : Batteries électriques. La Chine défend ses investissements au Maroc et nie tout contournement commercial
EXCLUSIF. Les investissements chinois au Maroc dans les batteries et les composants destinés aux véhicules électriques continuent d’alimenter les inquiétudes en Europe. Contactée par Médias24, l’ambassade de Chine défend une coopération industrielle alignée sur la stratégie du Royaume, tandis que la Commission européenne ne les remet pas en cause par principe, mais affirme surveiller les flux commerciaux, les structures de production et le respect des règles d’origine.
Article : À Bouskoura, une journaliste de “Chouf TV” empêchée d'exercer sa mission
La journaliste Fatima Zahra Rajmi, de "Chouf TV", a été la cible de pressions et d'entraves alors qu’elle effectuait un reportage de terrain dans la zone de Bouskoura.
Article : Les prévisions météo pour le jeudi 11 juin
Voici les prévisions pour le jeudi 11 juin 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps chaud sur le Sud-Est, les […]