Imtiaz, Inmaa et Moussanada commencent à séduire les patrons
Ces trois programmes d'accompagnement, proposés par l'ANPME, permettent de soutenir les petites entreprises souhaitant booster leur croissance.
C'est en tout cas le ressenti général de la conférence de presse tenue ce 24 mai au siège de la CGEM et qui s'est ouverte sur les encouragements du ministre du Commerce et de l'industrie, Abdelkader Amara.
C’était l'occasion de dresser le bilan trois années après le lancement de ces programmes dans le cadre du pacte national pour l'Emergence industrielle. Ainsi, 116 entreprises ont bénéficié du programme Imtiaz, pour qui l'Etat a ainsi débloqué 61 millions de DH, tandis que Moussanada a profité à 846 PME dont 60% à 80% du coût des services de modernisation ont été pris en charge, pouvant atteindre 1 million de DH.
La directrice de l'ANPME, Latifa Chihabi, nous explique que ces chiffres confortent les ambitions de l'Etat pour booster les PME faisant l'essentiel du tissu industriel. «Certes, ces programmes coûtent chers à l'Etat mais il s'agit d'investissements à long terme (IS, TVA ...) ». Toutefois, elle avoue regretter que ces programmes ne connaissent pas encore le succès escompté, et compte améliorer la communication au sein de son agence.
En tout cas, certains patrons ont spécialement fait le déplacement pour témoigner de leur réussite. Oussama Heddass, responsable industrialisation dans une entreprise qui fabrique des batteries industrielles, explique à Medias24 que sa société a bénéficié du programme Inmaa : «Nous avions un objectif de doubler notre capacité de production. A la fin du projet, nous avions réalisé 94% de cet objectif. A l'heure actuelle, nous avons triplé notre capacité de production. Le programme Moussanada a quant à lui permis à notre PME de bénéficier des normes de qualité Iso 14 000».
Les patrons semblent globalement satisfaits de ces programmes pour l'engagement dont fait preuve l'ANPME dans la réalisation de leurs objectifs. Oussama Heddass parle presque d'un «cadeau» puisqu'au final, sa société n'a eu à débourser que 40% du projet de modernisation.
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