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Attijariwafa Bank veut couvrir 30 pays africains en 2015

Premier des banques marocaines et du Maghreb et 6e de celles africaines, Attijariwafa Bank a pour vocation essentielle être présent dans les zones Uemoa et Cemac d’ici 2015.  

Attijariwafa Bank veut couvrir 30 pays africains en 2015
Majdouline Lahlou
Le 2 avril 2013 à 23h45 | Modifié 27 avril 2021 à 22h16

Attijariwafa Bank veut couvrir 30 pays africains en 2015

 

Votre stratégie internationale remonte à quelques années et maintenant, vous en recueillez les dividendes…

La stratégie du groupe a été  décidée et validée il y a plusieurs années. Après le premier processus de fusion réussie impliquant la BCM et Wafabank et aboutissant à la création d’Attijariwafa bank, le groupe s’est engagé dans une politique de développement à l’international.

En 2005, le groupe a acquis la Banque du Sud en Tunisie, donnant naissance à Attijaribank Tunisie. En 2007, le processus d’implantation au Sénégal, au terme de plusieurs étapes, a été conclu par l’acquisition en 2008 de la CBAO Sénégal, la 1e banque de la zone UEMOA, point d’orgue de l’implantation dans ce pays phare de l’Afrique de l’Ouest. Une acquisition qui confirme également l’ambition du groupe de devenir un acteur de référence dans la zone UEMOA.

En 2009, le groupe a négocié un accord avec le Crédit agricole français à l’issue duquel nous avons achevé l’acquisition de cinq banques dans quatre pays.

Il s’agit du Crédit du Congo au Congo Brazzaville, de l’Union gabonaise de banque au Gabon, de la Société ivoirienne de banque en Côte d’Ivoire, de la Société commerciale de banque au Cameroun et du Crédit du Sénégal au Sénégal.

En 2010, nous avons créé la succursale de CBAO au Burkina Faso et nous avons acquis la filiale de BNP en Mauritanie.

Le Groupe AWB se distingue également par son profil de banque universelle et internationale ayant à la fois un réseau en Afrique sub-saharienne et également en Europe.

Attijariwafa Bank Europe est en effet installée en Europe dans huit pays avec deux activités principales : le trade finance et l’immigrant banking. Nous disposons d’un agrément de la Banque de France avec un passeport européen qui nous permet de nous déployer sur tous les pays de l’UE. Notre réseau européen compte une soixantaine d’agences.

Dans sa stratégie de développement à l’international, le groupe a dans un premier temps privilégié le Maghreb avec le rachat de la Banque du Sud, le lancement des activités en Libye et rachat de la filiale PNB en Mauritanie. Où en sont les projets d’implantation en Algérie ?

Effectivement, le premier volet de la stratégie du groupe est d’être présent dans sa zone naturelle et d’origine qu’est l’UMA (Union du Maghreb Arabe). Nous sommes aujourd’hui présents dans quatre pays de l’Union.

S’agissant du projet d’implantation en Algérie, nous avons déposé un dossier de demande d’agrément dont nous attendons un retour.

Quelles sont vos perspectives pour les années à venir ?

Nous avons pour vocation d’être un catalyseur d’opportunités entre les opérateurs d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient. Sur le court et le moyen terme, nous privilégions l’ensemble de la zone Uemoa (Afrique de l’ouest) et Cemac (Afrique centrale).

Sous réserve d’obtention des autorisations réglementaires requises, nous souhaitons être présents sur l’ensemble des pays des deux zones à l’horizon 2015.

Ainsi, nos prochains pays d’implantations sont le Niger et le Togo avec l’acquisition imminente de la BIA Togo. Puis dans un deuxième temps le Bénin et le Tchad.

Pourquoi l’Afrique ?

La grande question !

L’Afrique reste un continent qui devient de plus en plus attractif aux yeux des investisseurs en provenance non seulement des anciennes puissances coloniales mais aussi d’autres pays comme les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Et ce, en raison de son potentiel de développement, de ses réserves en matières premières et de ses ressources démographiques. A cela, il faut ajouter un taux de croissance solide et durable.

Au niveau de l’Afrique de l’Ouest, le taux de croissance moyen est de 5 à 5,5% et au niveau de l’Afrique centrale, il est de 7%, voire davantage dans des pays comme l’Angola et l’Ethiopie.

Au niveau du Maroc, la dynamique a été enclenchée à tous les niveaux politiques et économiques pour faire de notre pays un acteur incontournable du développement du continent.

A titre d’illustration, l’Office des changes a privilégié l'Afrique dans sa réglementation en matière d’investissements à l’étranger. Ainsi, les investisseurs marocains peuvent investir jusqu’à 100 millions de DH par an dans les pays africains contre 50 millions de DH pour les autres pays.

D’où la stratégie du groupe privilégiant les pays de l’Uemoa et du Cemac à court et moyen terme. Une stratégie qui a été validée par les chiffres : à fin 2012, le réseau BDI (banque de détail à l’international en charge du réseau africain du groupe) a contribué à 29,9% du PNB du groupe. Un apport qui reste en constante progression.

La crise financière a-t-elle eu des retombées indirectes sur votre stratégie ?

On a eu des crises dans différents pays dues à l’instabilité politique (la Côte d’Ivoire et le Mali) ou au printemps arabe (la Tunisie). Ces crises politiques ont eu des répercussions financières que nous avons géré avec beaucoup de sérénité.

Toutefois, notre stratégie n’a pas été impactée. Paradoxalement, cela nous a donné une expertise, et aujourd’hui on continue. La preuve : on va s’installer dans d’autres pays prochainement !

Pour conclure par un proverbe connu, je dirais que là où il y a une volonté, il y a un chemin.


 

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Majdouline Lahlou
Le 2 avril 2013 à 23h45

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