Les médecins insistent sur l'importance de la vaccination contre la grippe saisonnière

La vaccination contre la grippe va permettre de différencier les porteurs du Covid-19 de ceux qui n’ont qu’une simple grippe, et ainsi éviter de relâcher dans la nature des cas Covid.

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Les médecins insistent sur l'importance de la vaccination contre la grippe saisonnière

Le 23 septembre 2020 à 16:53

Modifié le 24 septembre 2020 à 08:12

Becom Editions, première maison d’édition médicale et scientifique marocaine, spécialisée dans l’édition et la publication de revues et d’ouvrages médicaux, a organisé mardi 22 septembre un webinaire sur la stratégie de diagnostic différentiel du Covid-19 à l’approche de la saison hivernale.

Cette web-conférence a d’abord fourni des données épidémiologiques concernant le Covid-19, au-delà des chiffres publiés chaque jour et chaque semaine par le ministère de la Santé publique.

Elle a été suivie d’un débat lors duquel il a particulièrement été question du vaccin contre la grippe et de l’importance de la vaccination contre cette maladie – plus encore en cette période particulière. ''Mais pas cette année uniquement : nous avons toujours recommandé la vaccination contre la grippe, entre autres moyens de prévention'', a déclaré Mohamed Youbi, directeur de la direction de l’épidémiologie au ministère de la Santé. Au passage, il a rappelé que le comité scientifique et technique qui appuie le ministère de la Santé et fournit des recommandations scientifiques et techniques dans le cadre de la riposte contre le Covid-19, ''est, à l’origine, le comité scientifique et technique du programme national de lutte contre la grippe et les infections respiratoires''.

Notons qu'il ne s'agit pas du premier appel à la vaccination contre la grippe en ces temps de pandémie. En juillet dernier, la Société marocaine des sciences médicales avait souligné l'importance de cette vaccination. Lors d'un événement organisée par cette dernière, le ministre de la Santé a d'ailleurs annoncé que les personnes à risques seront vaccinées contre la grippe saisonnière et la pneumocoque et ce, dans le but de renforcer leur immunité. 

Lors du webinaire de Becom Editions, Mohamed Youbi a défini trois catégories de population à prioriser : les femmes enceintes, les professionnels de santé et les personnes ayant des maladies chroniques, notamment une insuffisance rénale sous hémodialyse. ''Les co-infections existent et la grippe elle-même a un potentiel de gravité ; il ne faut donc pas l’oublier, comme il ne faut pas non plus oublier les autres pathologies.''

La vaccination contre la grippe, un moyen d’éviter la confusion

Même si le nombre de cas de grippe cet hiver est susceptible d'être inférieur par rapport aux années précédentes, en raison du port du masque, la vaccination a surtout l’avantage d’éviter aux professionnels de santé un sacré casse-tête : distinguer les personnes atteintes du Covid-19 de celles qui n’ont ''qu’une'' grippe, tant les symptômes de ces deux maladies sont proches. ''Nous sommes à la veille d’une saison d’affections respiratoires ; c’est pour cette raison que se pose la question du diagnostic différentiel'', a déclaré Tayeb Hamdi, vice-président de la Fédération nationale de la santé (FNS). ''Les Américains parlent d’une ''twindemic'' : l’épidémie de Covid cumulée à celle de la grippe. Ces deux maladies ont des symptômes similaires. La problématique qui est celle de faire la différence entre les deux va se poser non seulement sur le plan clinique, mais aussi en termes de santé publique'', a-t-il ajouté.

Le risque est en effet de poser le mauvais diagnostic et de laisser repartir des personnes atteintes du Covid-19. ''Si je ne peux pas faire la différence entre un porteur du Covid-19 et un patient atteint de la grippe, que vais-je lui conseiller ? De s’isoler ? Et si je l’isole parce que je suspecte un cas de Covid, il va aussi falloir que je prenne en charge les cas contacts pour les isoler. C’est un vrai casse-tête'', a insisté Tayeb Hamdi. Le vice-président de la FNS en appelle ainsi à un strict respect des mesures barrières – le seul rempart dont on dispose à l’heure actuelle – pour limiter le risque de contamination.

''Maintenir le système de santé sur pied''

Une autre question soulevée dans le cadre de ce débat est celle de la vaccination du personnel médical, pas obligatoire mais très fortement conseillée, et pourtant très peu sollicitée. Au CHU de Rabat, le taux d’adhésion ne dépasse pas 20% du personnel, a déploré Mustapha El Ftouh, directeur adjoint du CHU de Rabat. Il plaide en faveur d’une sensibilisation de tous les médecins – ''et pas seulement les généralistes'' – pour prescrire le vaccin. ''Il faut absolument que les professionnels de santé se fassent vacciner contre la grippe. C’est une obligation d’abord morale, d’abord éthique, avant d’être légale'', a appuyé Tayeb Hamdi.

Enfin, Mohamed Lyoubi a appelé à ''faire preuve de logique et viser un objectif réaliste et réalisable, plutôt que de faire croire aux gens qu’on va faire des miracles''. Et de conclure par cette déclaration : ''Je me souviens de l’un des tableaux que j’avais projetés au début de l’épidémie : des gens avaient été choqués lorsqu’on avait avancé le chiffre de 10.000 cas attendus en phase 3. Or cela se confirme. Le but est désormais d’éviter la mortalité et de maintenir le système de santé sur pied.''

Les médecins insistent sur l'importance de la vaccination contre la grippe saisonnière

Le 23 septembre 2020 à16:52

Modifié le 24 septembre 2020 à 08:12

La vaccination contre la grippe va permettre de différencier les porteurs du Covid-19 de ceux qui n’ont qu’une simple grippe, et ainsi éviter de relâcher dans la nature des cas Covid.

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Becom Editions, première maison d’édition médicale et scientifique marocaine, spécialisée dans l’édition et la publication de revues et d’ouvrages médicaux, a organisé mardi 22 septembre un webinaire sur la stratégie de diagnostic différentiel du Covid-19 à l’approche de la saison hivernale.

Cette web-conférence a d’abord fourni des données épidémiologiques concernant le Covid-19, au-delà des chiffres publiés chaque jour et chaque semaine par le ministère de la Santé publique.

Elle a été suivie d’un débat lors duquel il a particulièrement été question du vaccin contre la grippe et de l’importance de la vaccination contre cette maladie – plus encore en cette période particulière. ''Mais pas cette année uniquement : nous avons toujours recommandé la vaccination contre la grippe, entre autres moyens de prévention'', a déclaré Mohamed Youbi, directeur de la direction de l’épidémiologie au ministère de la Santé. Au passage, il a rappelé que le comité scientifique et technique qui appuie le ministère de la Santé et fournit des recommandations scientifiques et techniques dans le cadre de la riposte contre le Covid-19, ''est, à l’origine, le comité scientifique et technique du programme national de lutte contre la grippe et les infections respiratoires''.

Notons qu'il ne s'agit pas du premier appel à la vaccination contre la grippe en ces temps de pandémie. En juillet dernier, la Société marocaine des sciences médicales avait souligné l'importance de cette vaccination. Lors d'un événement organisée par cette dernière, le ministre de la Santé a d'ailleurs annoncé que les personnes à risques seront vaccinées contre la grippe saisonnière et la pneumocoque et ce, dans le but de renforcer leur immunité. 

Lors du webinaire de Becom Editions, Mohamed Youbi a défini trois catégories de population à prioriser : les femmes enceintes, les professionnels de santé et les personnes ayant des maladies chroniques, notamment une insuffisance rénale sous hémodialyse. ''Les co-infections existent et la grippe elle-même a un potentiel de gravité ; il ne faut donc pas l’oublier, comme il ne faut pas non plus oublier les autres pathologies.''

La vaccination contre la grippe, un moyen d’éviter la confusion

Même si le nombre de cas de grippe cet hiver est susceptible d'être inférieur par rapport aux années précédentes, en raison du port du masque, la vaccination a surtout l’avantage d’éviter aux professionnels de santé un sacré casse-tête : distinguer les personnes atteintes du Covid-19 de celles qui n’ont ''qu’une'' grippe, tant les symptômes de ces deux maladies sont proches. ''Nous sommes à la veille d’une saison d’affections respiratoires ; c’est pour cette raison que se pose la question du diagnostic différentiel'', a déclaré Tayeb Hamdi, vice-président de la Fédération nationale de la santé (FNS). ''Les Américains parlent d’une ''twindemic'' : l’épidémie de Covid cumulée à celle de la grippe. Ces deux maladies ont des symptômes similaires. La problématique qui est celle de faire la différence entre les deux va se poser non seulement sur le plan clinique, mais aussi en termes de santé publique'', a-t-il ajouté.

Le risque est en effet de poser le mauvais diagnostic et de laisser repartir des personnes atteintes du Covid-19. ''Si je ne peux pas faire la différence entre un porteur du Covid-19 et un patient atteint de la grippe, que vais-je lui conseiller ? De s’isoler ? Et si je l’isole parce que je suspecte un cas de Covid, il va aussi falloir que je prenne en charge les cas contacts pour les isoler. C’est un vrai casse-tête'', a insisté Tayeb Hamdi. Le vice-président de la FNS en appelle ainsi à un strict respect des mesures barrières – le seul rempart dont on dispose à l’heure actuelle – pour limiter le risque de contamination.

''Maintenir le système de santé sur pied''

Une autre question soulevée dans le cadre de ce débat est celle de la vaccination du personnel médical, pas obligatoire mais très fortement conseillée, et pourtant très peu sollicitée. Au CHU de Rabat, le taux d’adhésion ne dépasse pas 20% du personnel, a déploré Mustapha El Ftouh, directeur adjoint du CHU de Rabat. Il plaide en faveur d’une sensibilisation de tous les médecins – ''et pas seulement les généralistes'' – pour prescrire le vaccin. ''Il faut absolument que les professionnels de santé se fassent vacciner contre la grippe. C’est une obligation d’abord morale, d’abord éthique, avant d’être légale'', a appuyé Tayeb Hamdi.

Enfin, Mohamed Lyoubi a appelé à ''faire preuve de logique et viser un objectif réaliste et réalisable, plutôt que de faire croire aux gens qu’on va faire des miracles''. Et de conclure par cette déclaration : ''Je me souviens de l’un des tableaux que j’avais projetés au début de l’épidémie : des gens avaient été choqués lorsqu’on avait avancé le chiffre de 10.000 cas attendus en phase 3. Or cela se confirme. Le but est désormais d’éviter la mortalité et de maintenir le système de santé sur pied.''

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Publication complémentaire suite à l’avis réunion de l’assemblée générale extraordinaire de la société ALUMINIUM DU MAROC SA

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