Financement des entreprises: le Roi valide la contribution du Fonds Hassan II
Le montant de 2 milliards DH apporté par le Fonds Hassan II à un taux de zéro pour cent, vient en appui aux banques, et en premier lieu au Crédit Agricole du Maroc.
Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 31 janvier Palais royal de Rabat, la cérémonie de signature de deux conventions relatives à la contribution du Fonds Hassan II pour le développement économique et social au "Programme intégré d'appui et de financement des entreprises", d'une enveloppe budgétaire de 2 milliards de DH à taux zéro.
Au début de cette cérémonie, la présidente du directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, Dounia Ben Abbas Tâarji, a présenté, dans une allocution devant le Roi, les dispositions prises par le Fonds Hassan II en faveur de l'entrepreneuriat dans le monde rural.
Elle a indiqué, dans ce cadre, qu’en complément du fonds public/privé de soutien à l’entrepreneuriat de 6 milliards de DH, financé conjointement par les banques et par l’Etat, et qui a fait l’objet des accords signés devant le Souverain, le Fonds Hassan II apporte un complément de 2 milliards de DH qui sera réservé au soutien des projets d’entrepreneuriat dans le monde rural, représentant ainsi le quart des financements de ce programme intégré.
"Le montant de 2 milliards DH apporté par le Fonds Hassan II à un taux de zéro pour cent, vient en appui aux banques, et en premier lieu au Crédit Agricole du Maroc", a précisé Mme Tâarji, notant que cette contribution du Fonds a permis de faire baisser le taux d’intérêt dans le cadre de ce programme impulsé par le Roi à un niveau historiquement bas, plafonné à 1,75%.
La présidente du directoire du Fonds Hassan II a, en outre, indiqué que les projets qui seront financés sont ceux des petites ou très petites entreprises, qu’elles soient agricoles ou non agricoles, des auto-entrepreneurs ou des jeunes porteurs de projets, des jeunes entreprises innovantes, et des petites exploitations agricoles (personnes physiques ou personnes morales).
"Sont également éligibles les futurs projets d’investissement dans le cadre de l’opération de Melkisation des terres collectives", a-t-elle ajouté, faisant observer que "pour les projets agricoles, la typologie des projets éligibles doit être compatible avec les vocations définies dans le cadre de la stratégie nationale de développement agricole et notamment par l’encouragement des cultures à meilleure valeur ajoutée".
Mme Tâarji a annoncé également le déploiement d’un mécanisme de suivi pour évaluer l’impact réel de ces financements sur le monde rural, et leur contribution à l’émergence d’une classe moyenne rurale. "Avec l’aide de la Caisse centrale de garantie, toutes les informations relatives au fonctionnement et aux réalisations des financements accordés seront examinées régulièrement", a-t-elle dit.
Par la suite, le Roi a présidé la cérémonie de signature de deux conventions. La première est relative à la contribution du Fonds Hassan II pour le financement de l’entreprenariat dans le monde rural. Elle a été signée par le ministre de l’Economie, Mohamed Benchaâboun, le wali de Bank Al-Maghrib, Abdelatif Jouahri, la présidente du directoire du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, Dounia Ben Abbas Tâarji, et le président du Groupement professionnel des banques du Maroc, Othman Benjelloun.
La deuxième convention, relative à la mise en œuvre du financement accordé pour l’entrepreneuriat dans le monde rural "Al Moustatmir Al Qarawi", a été signée par Mohamed Benchaaboun, Dounia Ben Abbas Tâarji, le président du directoire du Crédit Agricole du Maroc, Tarik Sijilmassi, le président du directoire d’Al Barid Bank, Najmeddine Redouane, et directeur général de la Caisse centrale de garantie, Hicham Zanati Serghini.
Ont assisté à cette cérémonie, le Chef du gouvernement, les Conseillers du Roi et les membres du gouvernement.
>>Lire aussi:
Nouveaux financements aux entreprises: le Roi donne le go
Les banques plafonnent à 2% le taux d'intérêt pour les crédits aux jeunes et TPE
À découvrir
à lire aussi
Article : Sahara : l'UE juge l'autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution “la plus réalisable”
L'Union européenne a affiché jeudi 16 avril 2026 à Rabat une position nettement plus explicite sur le Sahara marocain, en estimant qu'"une autonomie véritable" sous souveraineté marocaine pourrait constituer "une solution des plus réalisables" pour clore ce différend régional.
Article : DGI. Facturation électronique : lancement en préparation, les détails avec Younes Idrissi Kaitouni
Validation en temps réel, rôle central de la DGI dans la circulation des factures, intégration des systèmes d’information et contrôle renforcé des délais de paiement… La réforme de la facturation électronique se précise, avec un déploiement progressif et un écosystème en cours de structuration.
Article : Réduction des effectifs d’ingénieurs chez Renault. Première réaction de Renault Maroc
En annonçant une réduction de ses effectifs d’ingénieurs dans ses centres de recherche et développement, Renault fait naître des interrogations au Maroc, où le groupe vient de lancer un nouveau centre d’ingénierie en 2025.
Article : Dans le Haut Atlas marocain, l’Observatoire de l’Oukaïmeden se veut un hub scientifique mondial
Derrière ses dômes blancs, l’Observatoire de l’Oukaïmeden s’est mué en quelques années en une véritable machine à découvertes. Fort de plus de 4.700 objets célestes identifiés et de collaborations internationales de haut niveau, il s’affirme désormais comme une infrastructure stratégique, à la croisée de la recherche, de la technologie et de la souveraineté scientifique. Et ce n'est qu'un début.
Article : Dakhla : un mégaprojet de datacenters verts de 500 MW lancé pour asseoir la souveraineté numérique du Maroc
Une convention entre plusieurs institutions publiques acte le démarrage des études chargées de fixer le modèle économique, la gouvernance et les modalités de financement du programme.
Article : Coupe du monde 2026. Ce que disent les chiffres sur les retombées économiques
Le rapport de la FIFA et de l’Organisation mondiale du commerce sur la Coupe du monde 2026 donne une estimation des retombées économiques de la compétition, aussi bien dans les pays organisateurs qu’à l’échelle mondiale. Des projections qui se recoupent sur plusieurs aspects avec celles annoncées en vue du Mondial 2030.