Don’t shoot Myriam
Pauvre Myriam El Khomri, on pouvait détecter dès sa nomination et ses premières sorties médiatiques que la jeune ministre d’origine marocaine manquait d'aisance, de répartie, de mordant, toutes qualités dont un politique doit disposer pour masquer ses insuffisances techniques.
On pouvait l'en excuser en se disant qu'elle n'était pas dans l'esbroufe médiatique, que, contrairement à d'autres elle «means business» comme disent les anglo-saxons. Pas de blabla, de la profondeur, une connaissance poussée des dossiers, de la maîtrise rien que de la maîtrise.
Or, la pauvre Myriam s’est décomposée devant une question qui, pour une ministre de l'emploi, équivaut à une simple addition pour un élève en maths sup’. On peut l'en blâmer autant qu'on voudra, mais Myriam n’est que l'arbre qui cache une forêt de politiques ici comme en France, gonflés à l'hélium de la communication, des hommes et femmes-orchestre, passe-partout, compatibles avec tous les portefeuilles, tous les sujets, toutes les problématiques, de la finance budgétaire jusqu'aux émissions de gaz à effets de serre.
Ils sont interchangeables, omnipotents, peuvent parler Gestion déléguée la journée et caisse de compensation le soir. Myriam on l'aura compris, est la victime d'un système où l'on met en avant un personnage pour son magnétisme, ses origines, son storytelling, plutôt que pour ses compétences.
Notre époque, infestée d'images, est demandeuse de raccourcis, de facilités, de digest, de synthèse, le tout sur un ton «fun» si possible. Il ne s’agit surtout pas d’ennuyer. Il faut faire vite, mâcher l’info, balancer une explication complexe et s’excuser aussitôt de faire «trop technique»… Jusqu'au jour où une question simplissime vient dissiper le mythe, le mensonge, l’impréparation, l'escroquerie…la politique quoi!
Combien de fois peut-on renouveler le CDD Madame la Ministre de l’emploi?
Et bien, euh, enfin, vous savez, qu’appelez-vous CDD…!
Il est dommage qu'au Maroc, nous n'ayons pas de journalistes de la trempe de Bourdin, de ceux qui posent de vraies questions à leurs invités. Des journalistes qui oseraient cuisiner Akhennouch sur le prix du ticket de tram, Mezouar sur le niveau du SMIG, Haddad sur le prix d’une nuitée dans un 3 étoiles A…
On aurait de quoi se marrer!
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