CGEM: l'élection du successeur de Mezouar fixée au 22 janvier 2020

Le conseil d'administration de la CGEM, tenu ce lundi 28 octobre, a conclu à la désignation de Mohamed Bachiri, DG de la Somaca, comme président par intérim. L’assemblée générale élective est prévue pour le 22 janvier 2020.

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Le 28 octobre 2019 à 19:20

Modifié le 29 octobre 2019 à 10:28

Clap de fin pour la période de flottement que vivait la CGEM. Le conseil d'administration tenu ce lundi 28 octobre a entériné la nomination de Mohamed Bachiri, président de la commission Solutions sectorielles, par ailleurs directeur général de Somaca, comme président par intérim de la CGEM après la démission de Salaheddine Mezouar.

"Sa nomination a été votée à l’unanimité", assure David Toledano, président du conseil d’administration.

Avec cette nomination, les administrateurs de la CGEM ont préféré opter pour un président par intérim au lieu d’un collège de transition tel qu’il a été proposé lors de la réunion des membres de droit tenue le 16 octobre dernier.

Pour quelles raisons? "C’était très compliqué statutairement de faire passer cette solution", nous répond Saloua Belkeziz Karkri. "Il y avait une incompatibilité statutaire qu’on devait lever, car un président de fédération ou de région ne peut être président sauf s’il démissionne de ses fonctions. Et puis les quatre membres devaient désigner un président signataire parmi eux… Donc le plus simple c’était d’aller vers la nomination d’une seule personne", ajoute notre interlocutrice.

Cela dit, même cette option ne figure pas dans les statuts. Mais, pour la faire valider par le Conseil d’administration, les administrateurs ont fait valoir l’article 25 des statuts, comme l’a expliqué Safia Fassi Fihri, présidente de la commission juridique, lors d’un point de presse organisé à la fin du conseil d’administration.

"En effet, nous étions dans une situation inédite. Après la démission du président, il n’y avait pas de vice-président général qui statutairement devait assurer l’intérim. Donc on s'en est remis à la compétence générale du Conseil d’administration, de mémoire c’est l’article 25, qui stipule que le conseil d’administration dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance. Et dans ce cadre là, le Conseil a décidé de la nomination d’une personne éligible pour la fonction de président par intérim".

L’article 25 des statuts dispose: "A l’exception des pouvoirs réservés par la loi et les présents statuts à l’assemblée générale, le conseil d’administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la CGEM et ce, dans les seules limites de l’objet de celle-ci. Le conseil d’administration peut déléguer tout ou partie de ces pouvoirs, au ou à la président(e) de la CGEM, à l’exception des actes de disposition et de révocation des membres du Conseil d’Administration. (…)".

Une autre source présente à cette réunion nous a expliqué que la solution d'un quartet, présentée par quelques membres, a été rejetée, pour bien montrer que la CGEM est une institution aux structures fortes capables de faire face à la gestion délicate de la transition: la CGEM fonctionne donc et continuera à le faire jusqu'aux élections, grâce aux fédérations pour tous les problèmes sectoriels, et aux commissions pour toutes les questions thématiques, sans oublier la structure coiffée par le Directeur général délégué.

Mohamed Bachiri a pris brièvement la parole lors du point de presse. "Je mesure toute la responsabilité qu'il y a derrière cette désignation. Le fil conducteur et le mot d’ordre durant ce Conseil, dont je veillerai à leur respect, étaient la cohésion de la famille CGEM, la nécessité de faire prévaloir l'intérêt général et celui des entreprises. La priorité, c'est la continuité de l'activité de la CGEM. Plusieurs chantiers sont initiés depuis un certain temps, il faut poursuivre ce travail. Il y a aussi un travail de représentativité et de lobbying auprès du gouvernement et des instances économiques et sociales. On va s'atteler dès demain pour que la CGEM reprenne son fonctionnement normal dans la pérennité et la sérénité", a-t-il déclaré.

L’AGE pour le 22 janvier 2020

L’autre point important tranché lors de ce Conseil est le calendrier électoral. Salaheddine Kadmiri, le médiateur, est de par le règlement intérieur de la CGEM le président du comité de suivi électoral.

Ce comité est également composé du secrétaire général de la CGEM, à savoir Youssef Hassouni; du président ou vice-président de la Commission juridique, en l’occurrence Safia Fassi Fihri.

Selon le règlement intérieur, Salaheddine Kadmiri aura la charge de désigner un président de fédération, un président de CGEM Région et un autre président de Commission pour compléter le comité de suivi électoral.

"Le processus électoral est bien rodé, bien huilé au sein de la CGEM", rassure Salaheddine Kadmiri.

Le comité qu’il préside "aura pour mission de suivre le processus électoral. La première étape est le dépôt des candidatures puis leur validation par ce comité. Ensuite, le conseil d’administration devra les entériner. Les candidats retenus pourront faire leur campagne le mois qui suit", avance le médiateur, président du comité du suivi électoral.   

Voici le calendrier électoral retenu:

- Le lancement des appels à candidature: le 31 octobre 2019

- La date limite du dépôt de candidature: le vendredi 13 décembre 2019 

- Le Conseil d'Administration pour valider les candidatures: le 16 décembre 2019

- L'assemblée générale élective: le 22 janvier 2020

Selon une source bien informée, le conseil s’est longuement attardé sur la question de la date. Les premiers échos qui ont fuité de la réunion laissaient entendre que les élections se tiendraient avant le 20 décembre, mais s’est posée alors la question des cotisations.

En effet, pour qu’un adhérent à la CGEM puisse voter, il doit être selon le règlement intérieur "en situation régulière vis-à-vis de la CGEM".

L’article 17.1 des statuts dispose, quant à lui : "pour voter à l’Assemblée, les membres doivent être à jour de leurs cotisations suivant la décision du conseil d’administration: peuvent voter les membres à jour de leurs cotisations pour l’année N-1 et les années antérieures et ceux ayant adhéré au courant de l’année N".

Donc, il fallait laisser un peu de temps aux anciens membres pour se conformer et aux nouveaux pour adhérer. Et c’est ainsi que la date a été finalement repoussée à janvier.

Par ailleurs, le Conseil d'administration a approuvé la nomination du directeur général délégué, Jalal Charaf. Il a également validé les propositions de la CGEM concernant le projet de loi de Finances 2020. 

CGEM: l'élection du successeur de Mezouar fixée au 22 janvier 2020

Le 28 octobre 2019 à21:06

Modifié le 29 octobre 2019 à 10:28

Le conseil d'administration de la CGEM, tenu ce lundi 28 octobre, a conclu à la désignation de Mohamed Bachiri, DG de la Somaca, comme président par intérim. L’assemblée générale élective est prévue pour le 22 janvier 2020.

Clap de fin pour la période de flottement que vivait la CGEM. Le conseil d'administration tenu ce lundi 28 octobre a entériné la nomination de Mohamed Bachiri, président de la commission Solutions sectorielles, par ailleurs directeur général de Somaca, comme président par intérim de la CGEM après la démission de Salaheddine Mezouar.

"Sa nomination a été votée à l’unanimité", assure David Toledano, président du conseil d’administration.

Avec cette nomination, les administrateurs de la CGEM ont préféré opter pour un président par intérim au lieu d’un collège de transition tel qu’il a été proposé lors de la réunion des membres de droit tenue le 16 octobre dernier.

Pour quelles raisons? "C’était très compliqué statutairement de faire passer cette solution", nous répond Saloua Belkeziz Karkri. "Il y avait une incompatibilité statutaire qu’on devait lever, car un président de fédération ou de région ne peut être président sauf s’il démissionne de ses fonctions. Et puis les quatre membres devaient désigner un président signataire parmi eux… Donc le plus simple c’était d’aller vers la nomination d’une seule personne", ajoute notre interlocutrice.

Cela dit, même cette option ne figure pas dans les statuts. Mais, pour la faire valider par le Conseil d’administration, les administrateurs ont fait valoir l’article 25 des statuts, comme l’a expliqué Safia Fassi Fihri, présidente de la commission juridique, lors d’un point de presse organisé à la fin du conseil d’administration.

"En effet, nous étions dans une situation inédite. Après la démission du président, il n’y avait pas de vice-président général qui statutairement devait assurer l’intérim. Donc on s'en est remis à la compétence générale du Conseil d’administration, de mémoire c’est l’article 25, qui stipule que le conseil d’administration dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance. Et dans ce cadre là, le Conseil a décidé de la nomination d’une personne éligible pour la fonction de président par intérim".

L’article 25 des statuts dispose: "A l’exception des pouvoirs réservés par la loi et les présents statuts à l’assemblée générale, le conseil d’administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la CGEM et ce, dans les seules limites de l’objet de celle-ci. Le conseil d’administration peut déléguer tout ou partie de ces pouvoirs, au ou à la président(e) de la CGEM, à l’exception des actes de disposition et de révocation des membres du Conseil d’Administration. (…)".

Une autre source présente à cette réunion nous a expliqué que la solution d'un quartet, présentée par quelques membres, a été rejetée, pour bien montrer que la CGEM est une institution aux structures fortes capables de faire face à la gestion délicate de la transition: la CGEM fonctionne donc et continuera à le faire jusqu'aux élections, grâce aux fédérations pour tous les problèmes sectoriels, et aux commissions pour toutes les questions thématiques, sans oublier la structure coiffée par le Directeur général délégué.

Mohamed Bachiri a pris brièvement la parole lors du point de presse. "Je mesure toute la responsabilité qu'il y a derrière cette désignation. Le fil conducteur et le mot d’ordre durant ce Conseil, dont je veillerai à leur respect, étaient la cohésion de la famille CGEM, la nécessité de faire prévaloir l'intérêt général et celui des entreprises. La priorité, c'est la continuité de l'activité de la CGEM. Plusieurs chantiers sont initiés depuis un certain temps, il faut poursuivre ce travail. Il y a aussi un travail de représentativité et de lobbying auprès du gouvernement et des instances économiques et sociales. On va s'atteler dès demain pour que la CGEM reprenne son fonctionnement normal dans la pérennité et la sérénité", a-t-il déclaré.

L’AGE pour le 22 janvier 2020

L’autre point important tranché lors de ce Conseil est le calendrier électoral. Salaheddine Kadmiri, le médiateur, est de par le règlement intérieur de la CGEM le président du comité de suivi électoral.

Ce comité est également composé du secrétaire général de la CGEM, à savoir Youssef Hassouni; du président ou vice-président de la Commission juridique, en l’occurrence Safia Fassi Fihri.

Selon le règlement intérieur, Salaheddine Kadmiri aura la charge de désigner un président de fédération, un président de CGEM Région et un autre président de Commission pour compléter le comité de suivi électoral.

"Le processus électoral est bien rodé, bien huilé au sein de la CGEM", rassure Salaheddine Kadmiri.

Le comité qu’il préside "aura pour mission de suivre le processus électoral. La première étape est le dépôt des candidatures puis leur validation par ce comité. Ensuite, le conseil d’administration devra les entériner. Les candidats retenus pourront faire leur campagne le mois qui suit", avance le médiateur, président du comité du suivi électoral.   

Voici le calendrier électoral retenu:

- Le lancement des appels à candidature: le 31 octobre 2019

- La date limite du dépôt de candidature: le vendredi 13 décembre 2019 

- Le Conseil d'Administration pour valider les candidatures: le 16 décembre 2019

- L'assemblée générale élective: le 22 janvier 2020

Selon une source bien informée, le conseil s’est longuement attardé sur la question de la date. Les premiers échos qui ont fuité de la réunion laissaient entendre que les élections se tiendraient avant le 20 décembre, mais s’est posée alors la question des cotisations.

En effet, pour qu’un adhérent à la CGEM puisse voter, il doit être selon le règlement intérieur "en situation régulière vis-à-vis de la CGEM".

L’article 17.1 des statuts dispose, quant à lui : "pour voter à l’Assemblée, les membres doivent être à jour de leurs cotisations suivant la décision du conseil d’administration: peuvent voter les membres à jour de leurs cotisations pour l’année N-1 et les années antérieures et ceux ayant adhéré au courant de l’année N".

Donc, il fallait laisser un peu de temps aux anciens membres pour se conformer et aux nouveaux pour adhérer. Et c’est ainsi que la date a été finalement repoussée à janvier.

Par ailleurs, le Conseil d'administration a approuvé la nomination du directeur général délégué, Jalal Charaf. Il a également validé les propositions de la CGEM concernant le projet de loi de Finances 2020. 

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