Amzazi: 140.000 élèves ont quitté l’enseignement privé pour le public
Le ministre de l’Education nationale a de nouveau confirmé, lundi 9 octobre lors de la présentation du projet de budget de son ministère, qu’il y a un afflux des élèves des écoles privées vers le public.
Saaid Amzazi a présenté, lundi, devant la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication de la Chambre des représentants, le projet de budget du ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au titre de l’année 2021.
Lors de son exposé, le ministre s'est arrêté sur le programme 2021 de développement de l’enseignement privé au Maroc, pour aborder la problématique de la migration des élèves des écoles privées vers le public, soulignant que ce phénomène s'est accentué cette année, avec le Covid-19.
"140 000 élèves des écoles privées ont migré vers le public, au lancement de l’année scolaire en cours, contre 52 000 une année auparavant", a-t-il déclaré.
"Cette migration est principalement due aux conséquences de la crise du Covid, qui a entrainé la fermeture de 68 établissements privés. Ceux-ci ont mis la clé sous la porte, et c’est malheureux".
"Nous avons longtemps appelé les parents à comprendre les difficultés de ces écoles" a-t-il ajouté, faisant illusion au litige qui a opposé les écoles privées et les parents d'élèves autour de la problématique des frais de scolarité suite à l'arrêt des cours présentiels, et qui a nécessité l'intervention du ministère.
Il a ainsi donné l’exemple d’une nouvelle école primaire publique à Fès, qu'il a visitée la semaine dernière. "Dès sa première année, l'école accueille déjà 1 300 personnes. Son directeur m’a expliqué que ce nombre important d’élèves s'explique par la fermeture d'une école privée en face. Il a donc repris les élèves qui y étudiaient, qui ont souhaité s'inscrire dans ce nouvel établissement public".
Amzazi a également annoncé la suspension du programme de réduction du nombre d’élèves par classe. Celui-ci a été mis en place pour mettre fin à la problématique récurrente de l’encombrement dans les salles de classe du public, et visait à réduire à 30 le nombre d'élèves en première et deuxième année du primaire, à 34 pour les quatre autres niveaux du primaire, et à 36 pour l'enseignement secondaire et collégial qualifiant. "Dans les conditions actuelles, ce programme sera reporté aux années prochaines".
Enfin, suite à la fermeture de certaines écoles privées, et dans le contexte actuel marqué par la pandémie, le ministre a souligné que la part du privé dans l'enseignement va baisser à 11%, contre 14% auparavant, avec 6 370 écoles privées et 1,025 million d'élèves.
Amzazi prévoit que cette part passera à 12% en 2022, (6 712 établissements privés et 1,076 million d’élèves) et à 13% en 2023 (7 117 établissements privés et 1,066 million d’élèves).
Lire aussi: Migration marquée des élèves des écoles privées vers le public, selon la FNAPEM
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