Ait Taleb: les conditions pas encore réunies pour un déconfinement le 20 mai

Tout le monde doit se mobiliser en restant vigilant et discipliné pour réunir les prérequis indispensables à la sortie progressive du confinement. Pour l'instant, les indicateurs ne sont pas au rendez-vous.

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Le 09 mai 2020 à 12:12

Modifié le 09 mai 2020 à 12:56

Khalid Ait Taleb n'a pas fermé la porte. Mais il a douché les optimismes, lui qui a une sorte de droit de véto sur la date du déconfinement.
Si vous étiez convaincu que l'on s'acheminait vers une levée du confinement à partir du 20 mai, eh bien le ministre de la Santé publique aura ébranlé vos certitudes. Il a manié le chaud et le froid et surtout, il a prévenu que ce n'est pas fini et que "sortir du confinement est plus dur que d'y entrer".

Le ministre "comprend les impatiences", qui sont d'ailleurs partagées par tous, y compris le corps de la Santé. Il comprend les contraintes [économiques et sociales]. Mais la sortie du confinement est une lourde responsabilité. Elle doit être assumée et portée par tous.

Intervenant vendredi soir sur la télévision nationale Al Aoula (vidéo ci-dessus), le ministre a expliqué que le Maroc a épargné au moins 6.000 vies grâce aux mesures drastiques qu'il a prises d'une manière très précoce. Il laisse entendre que le système de santé aurait été dépassé, se serait effondré. Et que maintenant il y a une bonne organisation, une maîtrise de la situation sur le plan des soins, de l'organisation et des moyens.

Il prévient contre tout relâchement et craint une nouvelle vague après le déconfinement. D'ailleurs, si sortie du confinement il y a, elle sera forcément "progressive", et le système de santé verra son organisation adaptée pour veiller, détecter, traiter et ce jusqu'à la fin de l'année.
Que craint le ministre? Pourquoi lance-t-il ces avertissements?
"Nous avions une stabilisation du nombre de nouveaux cas et maintenant nous avons de nouveau une hausse". Parmi les prérequis, il cite "la stabilisation de la situation épidémique, la baisse du nombre de nouveaux cas et la baisse du R0 en dessous de 1".

Bref, s'il y a eu relâchement comportemental ces derniers temps, il faut se ressaisir. Il cite l'apparition de clusters dans des milieux professionnels ou familiaux. De même que l'apparition de cas chez la population jeune, parfois avec des formes sévères. "La science ne connaît pas tout de ce virus, on ne sait même pas si c'est le même virus qui a infecté le monde ou s'il y en a plusieurs après des mutations".
Au cours des dernières 24 heures, Médias24 a calculé environ 79 nouveaux cas à Fès-Meknès et une trentaine à Marrakech-Safi, autant à Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Essaouira qui n'avait plus de cas actifs a vu la confirmation de deux nouveaux cas ce qui habille la province à nouveau de rouge.
En conclusion, Khalid Ait Taleb n'est pas tranquille. Il demande aux Marocains de patienter encore et de rester vigilants pour améliorer les indicateurs. Il ne le dit pas comme ça, mais en d'autres termes, le confinement aura permis d'acheter du temps pour se doter des moyens au niveau de la Santé publique, pour se rapprocher de l'éventuelle découverte d'un traitement ou d'un vaccin et, si l'on est tous bien sages, nous allons sortir à pas de loup du confinement et il nous faudra apprendre à vivre le coronavirus.

Ait Taleb: les conditions pas encore réunies pour un déconfinement le 20 mai

Le 09 mai 2020 à12:50

Modifié le 09 mai 2020 à 12:56

Tout le monde doit se mobiliser en restant vigilant et discipliné pour réunir les prérequis indispensables à la sortie progressive du confinement. Pour l'instant, les indicateurs ne sont pas au rendez-vous.

Khalid Ait Taleb n'a pas fermé la porte. Mais il a douché les optimismes, lui qui a une sorte de droit de véto sur la date du déconfinement.
Si vous étiez convaincu que l'on s'acheminait vers une levée du confinement à partir du 20 mai, eh bien le ministre de la Santé publique aura ébranlé vos certitudes. Il a manié le chaud et le froid et surtout, il a prévenu que ce n'est pas fini et que "sortir du confinement est plus dur que d'y entrer".

Le ministre "comprend les impatiences", qui sont d'ailleurs partagées par tous, y compris le corps de la Santé. Il comprend les contraintes [économiques et sociales]. Mais la sortie du confinement est une lourde responsabilité. Elle doit être assumée et portée par tous.

Intervenant vendredi soir sur la télévision nationale Al Aoula (vidéo ci-dessus), le ministre a expliqué que le Maroc a épargné au moins 6.000 vies grâce aux mesures drastiques qu'il a prises d'une manière très précoce. Il laisse entendre que le système de santé aurait été dépassé, se serait effondré. Et que maintenant il y a une bonne organisation, une maîtrise de la situation sur le plan des soins, de l'organisation et des moyens.

Il prévient contre tout relâchement et craint une nouvelle vague après le déconfinement. D'ailleurs, si sortie du confinement il y a, elle sera forcément "progressive", et le système de santé verra son organisation adaptée pour veiller, détecter, traiter et ce jusqu'à la fin de l'année.
Que craint le ministre? Pourquoi lance-t-il ces avertissements?
"Nous avions une stabilisation du nombre de nouveaux cas et maintenant nous avons de nouveau une hausse". Parmi les prérequis, il cite "la stabilisation de la situation épidémique, la baisse du nombre de nouveaux cas et la baisse du R0 en dessous de 1".

Bref, s'il y a eu relâchement comportemental ces derniers temps, il faut se ressaisir. Il cite l'apparition de clusters dans des milieux professionnels ou familiaux. De même que l'apparition de cas chez la population jeune, parfois avec des formes sévères. "La science ne connaît pas tout de ce virus, on ne sait même pas si c'est le même virus qui a infecté le monde ou s'il y en a plusieurs après des mutations".
Au cours des dernières 24 heures, Médias24 a calculé environ 79 nouveaux cas à Fès-Meknès et une trentaine à Marrakech-Safi, autant à Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Essaouira qui n'avait plus de cas actifs a vu la confirmation de deux nouveaux cas ce qui habille la province à nouveau de rouge.
En conclusion, Khalid Ait Taleb n'est pas tranquille. Il demande aux Marocains de patienter encore et de rester vigilants pour améliorer les indicateurs. Il ne le dit pas comme ça, mais en d'autres termes, le confinement aura permis d'acheter du temps pour se doter des moyens au niveau de la Santé publique, pour se rapprocher de l'éventuelle découverte d'un traitement ou d'un vaccin et, si l'on est tous bien sages, nous allons sortir à pas de loup du confinement et il nous faudra apprendre à vivre le coronavirus.

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