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Wall Street termine dans le vert après une semaine mouvementée

La Bourse de New York a terminé en hausse vendredi 7 mars, se reprenant à l'issue d'une semaine dans le rouge, marquée par les rebondissements et incertitudes sur les droits de douane imposés par les Etats-Unis à ses partenaires commerciaux.

Wall Street termine dans le vert après une semaine mouvementée
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Le 7 mars 2025 à 21h42

Le Dow Jones a gagné 0,52%, l'indice Nasdaq a avancé de 0,70% et l'indice élargi S&P 500 a pris 0,55%.

Après une ouverture en hausse, la place américaine a abordé avec scepticisme les dernières données du chômage aux Etats-Unis.

Selon le ministère du Travail américain, il y a eu moins de créations d'emplois qu'attendu par les analystes en février et le taux de chômage a légèrement progressé, atteignant 4,1%.

Le mois dernier, 151.000 emplois ont été créés, soit davantage qu'en janvier (125.000, chiffre révisé en baisse), mais moins que ce qu'attendaient globalement les analystes (autour de 170.000), selon le consensus publié par MarketWatch.

Il y a un an en février, la première puissance économique mondiale avait créé 222.000 emplois. Le taux de chômage était de 4% en janvier dernier.

Les principaux indices boursiers américains ont rebondi à la mi-journée, après le discours du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell.

Celui-ci a estimé vendredi que l'économie des Etats-Unis était confrontée à un "haut niveau d'incertitudes" et que l'institution monétaire pouvait "attendre plus de clarté" sur les réformes engagées par le nouveau gouvernement avant de bouger ses taux.

"Le nouveau gouvernement est en train de mettre en place des réformes politiques significatives dans quatre domaines: le commerce, l'immigration, la politique fiscale et la régulation", a relevé le président de la Fed.

"L'incertitude autour de ces réformes et leurs effets potentiels reste élevée", a-t-il ajouté.

Malgré ces propos, "Powell a adopté un ton calme et rassurant, ce qui a donné au marché une excuse pour se redresser", a estimé auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Le patron de l'institution monétaire américaine "a dit que la Fed est tout aussi confuse et incertaine de ce que Trump va faire ensuite que l'investisseur moyen. Donc, le renversement de la tendance baissière initiale a probablement plus à voir avec le fait que le marché est survendu à court terme", a jugé auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA.

Wall Street a connu une semaine chahutée par les annonces tonitruantes du président Donald Trump sur les droits de douane suivies de revirements sur certaines catégories de produits et provenances uniquement. Les trois principaux indices américains ont lâché entre 2,37% et 3,45%.

Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans se tendait à 4,31% contre 4,28% la veille en clôture.

Au tableau des valeurs, le géant américain de la pharmacie Walgreens Boots Alliance a été recherché (+7,45%) après la signature d'un accord de retrait de cote, la société d'investissement Sycamore Partners s'apprêtant à débourser environ 10 milliards de dollars pour racheter les actions de l'entreprise.

Le groupe de prêt-à-porter Gap a décollé lui de 18,84% après avoir publié, jeudi après Bourse, des résultats supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice décalé.

La chaîne de supermarchés de demi-gros Costco a été sanctionnée pour ne pas avoir atteint les attentes des analystes sur son bénéfice net au second trimestre de son exercice décalé. Son action a lâché 6,07%.

La société informatique américaine Hewlett Packard Enterprise (HPE) a dévissé (-11,97%) après avoir annoncé jeudi un plan social conséquent visant environ 2.500 emplois, et des prévisions de revenus en dessous des attentes.

L'entreprise américaine Intuitive Machines a aussi été boudée (-22,11%) après avoir annoncé que sa sonde s'étant posée un peu plus tôt sur la Lune n'avait probablement pas aluni à la verticale comme espéré, une déconvenue qu'elle avait déjà connue l'an passé.

La Bourse de Paris finit dans le rouge, après une semaine en dents de scie

La Bourse de Paris a terminé en recul vendredi 7 mars, à l'issue d'une semaine mouvementée, entre incertitudes liées aux revirements de politique douanière aux États-Unis et promesses d'investissements massifs pour la défense en Europe.

Le CAC 40 a perdu 0,94%, à 8.120,80 points, en recul de 76,87 points. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice vedette français gagne 0,11%.

La place parisienne a été "victime de prises de bénéfices de la part des investisseurs, après les performances remarquables et la volatilité des derniers jours", explique à l'AFP Amélie Derambure, gérante multi-actifs chez Amundi.

Après avoir frôlé son record lundi, l'indice parisien a nettement chuté, en raison des craintes liées à l'imposition de nouveaux droits de douane américains de 25% contre le Canada et le Mexique... finalement suspendus par Donald Trump.

Le CAC a ensuite été porté, comme l'ensemble des places européennes, par l'annonce mardi soir de Friedrich Merz, futur chancelier de l'Allemagne, du déblocage de plusieurs centaines de milliards d'euros, afin de renforcer son armée et son économie face au désengagement militaire américain en Europe.

Ces annonces - et les discours de la Commission européenne et de plusieurs autres États européens en faveur d'une plus grande autonomie stratégique du continent - ont fait flamber certaines valeurs françaises liés à la défense.

Sur l'ensemble de la semaine, le groupe Thalès a connu un bond de 23,51% et Dassault Aviation de 16,31% tandis qu'ArcelorMittal a gagné 11,08% et Alstom 15,09%.

"Les marchés sont saturés d'actualités" ce qui provoque "une volatilité qui devrait perdurer", estime Andreas Lipkow analyste indépendant.

Autre point d'attention des investisseurs ce vendredi: le rapport sur l'emploi en février aux États-Unis.

Selon ces données publiées vendredi, la première économie mondiale a créé le mois dernier 151.000 emplois, soit davantage qu'en janvier (125.000, chiffre révisé en baisse). Mais moins que ce qu'attendaient les analystes (autour de 170.000), selon MarketWatch.

Ces données étaient attendues, alors que les investisseurs guettent depuis plusieurs semaines les signes d'un ralentissement de la croissance aux États-Unis, après une série de données décevantes.

L'emploi est en effet devenu, ces derniers mois, l'un des indices les plus surveillés par les marchés pour jauger la santé et la dynamique de l'économie américaine.

"Ce rapport est cohérent avec (...) un ralentissement de la croissance économique aux États-Unis", même si il "n'indique pas de récession à ce stade", explique Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM.

Côté obligataire, les taux d'intérêt de l'emprunt à dix ans français, référence, est resté stable, à 3,55% contre 3,54% la veille.

Sur l'ensemble de la semaine, il a flambé de 0,40 point, comme l'ensemble de ses équivalents européens, après les annonces budgétaires du gouvernement allemand.

Eutelsat dans la stratosphère

L'annonce lundi par le président américain Donald Trump d'une "pause" dans l'assistance militaire cruciale fournie par Washington à l'Ukraine a soulevé des interrogations autour du réseau Starlink d'Elon Musk, proche du président, très utilisé dans le pays depuis le début du conflit.

Le titre du groupe français de satellites Eutelsat, considéré comme une alternative européenne, a quasiment été multiplié par cinq entre lundi et vendredi, à 5,84 euros.

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Le 7 mars 2025 à 21h42

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