Wall Street stagne proche de ses records, faute d'actualité
Wall Street piétinait mercredi à la mi-séance, restant au niveau des records franchis la veille sur fond de confiance dans le maintien à court terme du soutien de la Réserve fédérale (Fed) à l'économie: le Dow Jones gagnait 0,04% et le Nasdaq 0,10%.
Vers 16H45 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 7,20 points à 18,216,39 points, au-dessus de son record de clôture la veille à 18.209,19 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 5,06 points à 4.973,18 points.
L'indice élargi S&P 500, sur lequel préfèrent se baser de nombreux investisseurs, restait à peu près stable, perdant 0,03% ou 0,60 point à 2.114,88 points, après avoir lui aussi terminé la séance de la veille à un niveau sans précédent.
"La séance est routinière et il ne se passe pas grand-chose", a reconnu Bill Lynch de Hinsdale Associates.
La présidente de la Fed, "Janet Yellen s'exprime devant la Chambre des représentants, mais elle ne semble rien dire de nouveau par rapport à son intervention de la veille", devant les sénateurs, a-t-il précisé.
Mme Yellen avait donné un peu de soutien aux investisseurs, en indiquant clairement que la banque centrale américaine n'augmenterait pas avant juin ses taux d'intérêt, proches de zéro depuis 2008.
Sur le marché, "on attend désormais en majorité une hausse pendant l'automne, en septembre ou octobre", a précisé Bill Lynch.
La présidente de la banque centrale a en effet laissé entendre que les difficultés de la Chine et de l'Europe pourraient inciter la Fed à attendre après l'été avant de commencer à limiter son soutien à l'économie.
"Les marchés ont interprété cela comme un signe de modération plutôt que d'empressement", a noté Patrick O'Hare, de Briefing.com. "En réalité, elle a ménagé la chèvre et le chou."
Seul indicateur notable mercredi, les ventes de logements neufs ont un peu baissé en janvier aux Etats-Unis, mais "elles restent proches de leurs plus haut niveau en plusieurs années, et cet afflux de nouvelles maisons est un bon signe pour un marché immobilier toujours morose", a jugé Bill Lynch.
- LendingClub chute -
Parmi les valeurs, le groupe informatique Hewlett Packard chutait de 9,76% à 34,74 dollars après avoir nettement abaissé mardi sa prévision de bénéfice annuel en invoquant des effets de changes défavorables, ce qui s'ajoute à des résultats déjà mitigés et en recul sur le premier trimestre.
Le producteur de gaz Chesapeake perdait 9,86% à 17,92 dollars après avoir fait état d'un bénéfice trimestriel ajusté de 916 millions de dollars, jugé très inférieur aux attentes, et reconnu être toujours affecté par la baisse des prix des matières premières.
Egalement dans l'énergie, le géant pétrolier brésilien Petrobras, dont l'agence Moody's a baissé les notes de sa dette, chutait de 7,16% à 6,37 dollars sur sa cotation new-yorkaise.
La start-up de prêts entre particuliers Lending Club, entrée en Bourse en décembre, s'effondrait de 16,62% à 19,72 dollars après avoir publié une perte nette trimestrielle de neuf millions de dollars, au sein de résultats marqués par des dépenses d'exploitation plus que doublées.
Le groupe agroalimentaire Campbell, connu pour ses soupes, perdait 1,06% à 46,72 dollars après avoir fait état de bénéfices en baisse de près de 15% au dernier trimestre et reconnu être déçu par les marges réalisées.
A l'inverse, la chaîne de bazars Dollar Tree gagnait 2,99% à 79,79 dollars, après l'annonce d'une hausse de plus de 10% de son bénéfice brut trimestriel, "qui a dépassé les attentes", selon les experts de la maison de courtage Charles Schwab.
Après avoir ouvert en baisse, le studio DreamWorks Animation bondissait de 4,07% à 21,99 dollars, le marché ne semblant finalement pas pénaliser une perte trimestrielle de 37,6 millions de dollars, liée aux résultats décevants des films "M. Peabody et Sherman" et "Les Pingouins de Madagascar".
Le marché obligataire se repliait, le rendement des bons du Trésor à 10 ans montant à 1,988% contre 1,979% mardi soir, et celui à 30 ans à 2,604% contre 2,588% précédemment.
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