Wall Street ouvre en baisse, assaillie d'incertitudes
Wall Street reculait à l'ouverture jeudi, fragilisée par la multiplication des sources d'incertitudes, sur la géopolitique, la vigueur de l'emploi américain ou la politique monétaire des États-Unis: le Dow Jones perdait 0,19% et le Nasdaq 0,17%.
Vers 14H20 GMT, le Dow Jones reculait de 32,85 points, à 17.035,86 points, et le Nasdaq de 7,67 points, à 4.578,85 points.
L'indice élargi S&P 500 perdait 0,15%, soit 3,00 points, à 1.992,69 points.
La Bourse de New York, rassérénée par la bonne performance d'Apple, avait terminé en hausse mercredi: le Dow Jones avait gagné 0,32% à 17.068,71 points et le Nasdaq 0,75% à 4.586,52 points.
Mais jeudi, la tendance à la baisse était alimentée "par le discours du président Obama (prononcé mercredi soir), dans lequel il a présenté sa stratégie pour frapper" les jihadistes de l?État islamique en Irak et en Syrie, a souligné Patrick O'Hare de Briefing.com.
"Le marché se retrouve ce matin avec un nouvel élément d'incertitude sur le calendrier et l'ampleur de la bataille à mener contre l?État islamique", a-t-il ajouté.
A cela s'ajoutent "un rapport montrant un ralentissement de l'inflation en Chine", signe peu encourageant pour la deuxième puissance économique mondiale, et "les craintes persistantes sur un possible vote en faveur de l'indépendance de l?Écosse, qui a déteint sur la Catalogne", a relevé Patrick O'Hare.
Galvanisée par le référendum écossais sur l'indépendance, une foule nationaliste catalane a en effet envahi jeudi les rues de Barcelone pour réclamer le droit de voter sur une séparation de l'Espagne.
Un rapport hebdomadaire sur l'emploi aux États-Unis ajoutait à la morosité ambiante: selon le département du Travail, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de façon inattendue pour retrouver leur niveau de la fin du mois de juin.
"Les incertitudes continues sur le moment où la Réserve fédérale commencera à relever ses taux d'intérêt" pèsent aussi sur l'état d'esprit des investisseurs, selon les analystes de Charles Schwab.
S'il ne fait plus de doute que la banque centrale américaine va mettre prochainement fin à son programme de rachat d'actifs, les marchés veulent savoir quand elle remontera ses taux. Ils espèrent avoir quelques éléments de réponse à l'issue de la réunion, la semaine prochaine, du comité de politique monétaire de la Fed.
- Pandora signe avec BMG -
Du côté des entreprises, l'équipementier en télécommunications JDS Uniphase, qui a annoncé mercredi soir son intention de se scinder en deux sociétés indépendantes dans l'espoir de relancer un cours de bourse languissant, réussissait pour l'instant son pari: l'action grimpait de 12,05% à 13,56 dollars.
La radio sur internet Pandora montait, elle, de 4,87% à 27,37 dollars après l'annonce d'un accord sur la diffusion aux États-Unis des titres de BMG, la maison de disque de Beyoncé, David Bowie, David Guetta, Frank Sinatra, Rihanna et les Beach Boys.
Le spécialiste des vêtements pour yoga Lululemon, qui a diffusé des résultats supérieurs aux attentes, bondissait pour sa part de 16,98% à 44,91 dollars.
Le vendeur de produits électroniques RadioShack s'appréciait de 8,50% à 1,01 dollar. Le groupe, qui a encore creusé ses pertes trimestrielles, a indiqué qu'il menait actuellement des discussions avec plusieurs parties pour lever du capital.
Le marché obligataire évoluait en hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,531%, contre 2,534% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,262%, contre 3,269% à la précédente clôture.
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