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TIM repris par Atlas, les salariés “soulagés”

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Le 26 juillet 2017 à 11h16

Le tribunal de commerce de Lille a désigné mercredi la société Atlas, contrôlée par le Bulgare Fil Filipov, comme repreneur de TIM, fabricant de cabines d'engins de chantier, conservant 446 des 470 salariés qui se disent "soulagés".

"Bravo", "Merci!", "On va passer de bonnes vacances !", ont-ils ainsi lancé à l'annonce de la décision.

"C'est un dénouement heureux, nous sommes soulagés. Cela a été un long combat, très difficile moralement. Jusqu'à hier, on imaginait le pire, pour nous, on partait vers la liquidation, maintenant on va prouver que Filipov a eu raison de nous faire confiance", a déclaré Christophe Fournier, délégué FO.

Fil Filipov était le seul candidat en lice, après avoir finalement déposé une offre à la dernière minute mardi soir. Il avait pourtant assuré mercredi dernier qu'il retirait son projet de reprise, retoqué initialement par le tribunal tout comme celui de Fritzmeier, actuel propriétaire de l'entreprise.

Sa société, Atlas, déjà cliente de TIM, fabrique des engins de chantier. Elle a été créée en 1919 en Allemagne, son siège social est situé à Ganderkesee, près de Brême. En difficulté, M. Filipov l'avait rachetée en 2010, selon le site internet du groupe. Elle comptait 420 salariés en 2016, et un chiffre d'affaires d'environ 200 millions d'euros en 2015.

L'offre de M. Filipov prévoit de reprendre l'intégralité des ouvriers, ainsi que 50% des cadres, soit 446 personnes.

"On se sépare de 24 cadres, mais on a sauvé l'essentiel, les cadres pourront plus facilement rebondir que des ouvriers qui ont fait toute leur carrière chez TIM", selon M. Fournier.

Né en Bulgarie en 1946, M. Filipov a "fui le régime communiste en 1964" pour rejoindre les Etats-Unis en 1965 après "un séjour en camp de réfugiés politiques en Grèce", selon sa biographie joint au plan de cession.

Il a débuté sa carrière comme employé d'usine au sein "du fabriquant de poids lourds Harvester", à Chicago. Il a ensuite notamment été président-directeur général de la société "Terex Cranes" et de la société "Clark Material Handling" en Europe.

"Doté d'une réelle expertise en réduction des coûts, il a restructuré et ravivé plusieurs marques, parmi lesquelles figurent Koehring, PPM, Demag, Schaeff, Tatra....", ajoute sa biographie.

- 'Beaucoup de sang-froid' -

M. Filipov "n'est pas un industriel comme les autres, mais ce qui nous importe est que ce soit un vrai manager avec une vraie vision pour l'entreprise", selon Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, prêt à apporter 3,5 millions d'euros remboursables sur 10 ans.

De son côté, "l'Etat a mis sur la table 2 millions d'euros d'avance remboursable, pour permettre d'offrir un avenir au site", a indiqué le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur France Info mercredi matin.

TIM était en redressement judiciaire depuis janvier, en raison notamment d'une forte baisse des commandes de son principal client, Caterpillar, qui a pointé des "défaillances en matière de qualité" de la part de son fournisseur. Caterpillar, de source syndicale, se serait cependant engagé à assurer 4,7 millions d'euros de commandes.

Grèves, opérations escargots sur l'autoroute... à plusieurs reprises depuis le redressement judiciaire de janvier, les syndicats ont tenté d'attirer l'attention des politiques et des médias nationaux. "On s'est intéressé à nous sur le tard", regrette M. Fournier.

"Les salariés ont fait preuve de beaucoup de sang-froid et a un moment donné ils se sont dit, +parce qu'on ne se fait pas beaucoup entendre on ne nous écoute pas+ et ils n'avaient pas tort, cela a été mon rôle alors d'alerter tout le monde, y compris le gouvernement", relate M. Bertrand.

Il y a eu "moins de projecteurs" sur ce sujet, "mais dans les coulisses, rien n'a été négligé", nuance Bercy.

Considérée encore il y a peu comme un des fleurons industriels des Flandres, TIM (a déjà subi un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en 2016 avec le départ de 123 personnes. De source syndicale, TIM enregistre un chiffre d'affaires légèrement inférieur à 50 millions d'euros et environ 1 million d'euros de pertes mensuelles.

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Le 26 juillet 2017 à 11h16

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